‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 27 sur 197 · id · texte numérisé non relu

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H. id. -+ 5,1629 CO.

On voit que d’après ces nombres la fraction réellement combinée croît de 0,51 à 0,52, lorsqu’on ajoute un gaz inerte de manière à abaisser jusqu’à une certaine limite la température de combustion, et par suite la dissociation.

M. Bunsen conclut, de ses expériences que la combustion d’un pareil mélange gazeux a lieu par sauts brusques, et formule une loi ainsi conçue : « Des combinaisons qui, dans des circonstances données, se forment simultanément dans iin mélange gazeux homogène, se trouvent entre elles dans un rapport simple, et ce rapport se modifie par sauts brusques, par l’intervention d’un troisième corps s'ajoutant en proportions croissantes sans altérer l'homogénéité du mélange. » Ces conclusions ont été critiquées par M. Abcaire [Ann. de chim. et de phys. (4), XIX, p. 140), qui a montré que les résultats de M. Bunsen peuvent être interprétés tout différemment et que la discussion des expériences peut laisser quelque doute sur les conclusions qu’il en tire.

Les calculs de M. Bunsen supposent que la chaleur spécifique de l’acide carbonique gazeux à volume constant peut être regardée comme constante. M. Berthelet {Comptes rendus, t. LXXXl'V, p. 409) a fait observer que rien ne justifie cette hypothèse : c’est seulement pour les gaz simples, ou pour les gaz composés formés sans condensation, que l’expérience autorise à admettre la constance des chaleurs spécifiques, sous pression constante, entre 0" et 200"; tandis que les chaleurs spécifiques à volume constant n’ont point été déterminées. Modifiant les formules de M. Bunsen, et s’appuyant sur les nombres mêmes trouvés par le savant chimiste allemand, M. Berthelet arrive, sans hypothèse, en admettant seulement comme une approximation que les lois de Mariette et de Cay-Lussac se vérifient aux températures de l’expérience, à déterminer les limites Tj et Tj entre lesquelles doit nécessairement osciller la température de combustion ; ces limites sont calculées, T, en supposant la combinaison complète, T, en supposant la combinaison nulle.

Voici les résultats de ces calculs :

Composition du mélange T, T»

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