‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 74 sur 197 · Ami. Ckim. Phys. (4), XVII, 114, et (4) III · texte numérisé non relu

Ami. Ckim. Phys. (4), XVII, 114, et (4) III

EN'CYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

d’acide sulfliydrique sur du cyanure de mercure sec placé dans un tube et chauffé vers oO» ou 40“. A l'extrémité se trouve du carbonate de plomb destiné à arrêter

l'ig. CG.

l’excès d’acide sulfliydrique. On recueille l’acide cyanhydrique dans un mélange réfrigérant, comme précédemment. On arrête l’opération avant que le carbonate de plomb soit tout à fiiit décomposé. Dans cette opération, on remplace avec avantage le cyanure de mercure par le cyanure d’argent ‘ que l'on peut avoir, pur et sec. Le procédé de Gay-Lussacne donne pas de l’acide cyanhydrique pur et anhydre ; il contient environ 1 pour 100 de matières étrangères, consistant principalement en eau et cyanure d’ammonium. La présence de l’eau s’explique facilement par la difficulté que l’on éprouve à sécher complètement le cyanure de mercure. Quant à la présence de l’ammoniaque, elle s’explique aisément lorsque le cyanure de mercure a été préparé au moyen de l’oxyde de mercure et de l’acide cyanhydrique. Une portion de cet acide se transforme en ammoniaque en même temps que du mercure est mis en liberté. Cette ammoniaque, en présence de l’acide cyanhydrique, donne du cyanure d’ammonium qui se combine au cyanure de mercure pour former un cyanure double assez stable, mais qui se décompose lorsqu’on prépare l’acide cyanhydrique avec le cyanure de mercure impur, par le procédé de Gay- Lussac.

G’est à cette impureté que l’on doit attribuer l’altération spontanée de l’acide cyanhydrique, préparé par cette méthode ou par celle de Vauquelin (cyanure de mercure et acide sulfhydrique).

Les procédés véritablement pratiques, lorsqu’il s’agit d’obtenir des quantités un peu considérables de cet acide, reposent sur l’emploi du ferrocyanure de potassium * ou du cyanure de potassium et de l’acide sulfurique. Divers auteurs ont indiqué, pour ces matières, les proportions qui leur paraissaient les plus avantageuses. On doit employer :

t. Ann. Chim. Phus. (4), XVII. ]>. It7.

2. Bld/. Soc. Chim... II. t. X, HO. et ^1 k«. P/njs. Chim. [4), XVII. |>. H8.

CYANOGÈNE.

Suivant Trautwein* : 15 de ferrocyanure, 9 d’eau, Y d’acide sulfurique. ■Wôhler": 10 — 14 7 —

Pessina^ : 8 — 12 9 —

Les proportions de Pessina paraissent être les plus avantageuses. Le rendement est d’environ 17 pour 100 du poids de ferrocyanure. Le mélange d’eau et d’acide sulfurique doit être fait à l’avance, revenu à la température ordinaire et versé alors seulement sur le ferrocyanure concassé. On chauffe le tout dans un ballon placé dans un bain de sable ; il se produit, surtout vers la fin de l’opération, des soubresauts assez violents.

On peut faire communiquer le ballon, soit avec un réfrigérant descendant, soit avec un long tube ascendant, incliné, suivant que l’on veut avoir un acide plus ou moins concentré. Avec un tube ascendant refroidi seulement par l’air ambiant, on peut obtenir de l’acide cyanhydrique contenant le tiers de son poids d’eau. Une pareille dissolution se garde très bien et est très commode pour obtenir ensuite de l’acide anhydre ; il suffit de la placer dans un ballon communiquant avec deux flacons pleins de chlorure de calcium desséché, et placés dans de l’eau d’abord froide. En chauffant la dissolution, l’acide cyanhydrique mêlé avec un peu d’eau vient se condenser dans les flacons à chlorure de calcium, où il se déshydrate ; il est bon de laisser le tout en contact pendant environ une demi-heure. On échauffe alors l’eau dans laquelle sont plongés les flacons de chlorure de calcium, et l’on recueille de l’acide anhydre que l’on condense dans un vase refroidi. Le chlorure de calcium qui a servi à cet usage peut brunir et donner un acide impur (contenant de l’ammoniaque) s’il contient trop de chaux libre, comme cela arrive quelquefois. Lorsqu’on veut ensuite jeter le chlorure de calcium qui a servi, il est bon de le dissoudre en observant de certaines précautions ; il contient encore de l’acide

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