‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 91 sur 197 · Atm. Chim. Phys. (4), t. XVII, p · texte numérisé non relu

Atm. Chim. Phys. (4), t. XVII, p

2. Bull. Chim. Phys., II. 17, p. 7, et II, 1, p. 274; II, 19, p. 454, et II, 22, p. 506.

dans laquelle il n’enlre pas d'oxygène, les auteurs sont d’accord pour y admettre l’existence d’oxygène. La formule donnée par Johnston est C'TPAz^O*, celle donnée par Delbrück est C®HL\.z‘OL celle donnée par Pelouze et Richardson CTMz‘0*, enfin celle de M. Gautier C'IPAz^O^.

D’ailleurs l’origine des divers acides azulmiques analyses par ces auteurs était différente. Le composé de Johnston provenait de la décomposition de l’acide cyanhydrique. Delbrück purifiait le composé de Johnston en le dissolvant dans l’acide nitrique et précipitant la solution par l’azotate d’argent de façon à avoir un azulmate d’argent. C’est l’acide provenant de ce composé qu’il a étudié. Le composé de Pelouze et Richardson était le corps brun qui se forme par l’action du cyanogène sur l’eau. Le corps étudié par M. Gautier provenait de la décomposition de l’acide cyanhydrique. 11 considère la masse noirâtre que l’on obtient ainsi comme ^ contenant :

1" Une portion volatile à 100°, contenant de l’eau, de l’ammoniaque et du cyanhydrate d'ammoniaque;

2°, Une partie peu abondante, soluble dans l’alcool à 90° et cristallisant en houppes;

5° Une portion soluble en brun dans la potasse étendue ;

A" Une autre portion soluble dans la potasse concentrée et dans les acides azotique et sulfurique ;

5" Enfin une matière poisseuse peu abondante et insoluble dans les acides concentrés.

C’est cette quatrième partie que M. Gautier a analysée.

On peut remarquer que ces composés ont entre eux des relations assez simples; ainsi :

C«IUAz‘0^-f-PIW = C«IPAz*0*.

, Delbrück. Pelouze et Richardson.

G®IUAz«0‘ = C'IUAz°0‘ -f G*AzO,HO

Pelouze ft Richardson. Gautier.

M. Gautier donne pour ces quatre composés les formules de constitution suivantes :

Composé de Pelouze. j^Az AzGH

Delbrück. |^Az ÂzGIl J 2€Az.

Gautier. Az j 2 AzGhJ’-

Johnston, Az | AzGH J. |^Az j Azipj.

Suivant M. Gautier, la décomposition de l’acide cyanhydrique contenant de l’eau peut s’exprimer par la formule suivante :

15G*AzH + 6H*0^ = C«H°Az°0° -f- 3(GL\.z, C^OHP, nAzH°) + 3 (1 — n) AzHL Le composé C’AzHC^H^O® est le cyanhydrate d'aldéhyde méthylique, composé

CYAKOGÈME,

absorbant facilement une portion de l’ammoniaque avec laquelle il se trouve en présence. Ce corps se trouve dans la partie soluble de la masse noire provenant de l’altération spontanée de l’acide cyanhydrique qui contient un peu d’eau.

ACIDES POLYCYANHYDRIQUES '

En étudiant l’action des chlorhydrates et iodhydrates d’acide cyanhydrique sur le cyanure d’argent, M. Gautier n’a obtenu avec le chlorhydrate que du chlorure d’argent et de l’acide cyanhydrique ordinaire, h’iodhydrate d’acide cyanhydrique, bien mélangé avec du cyanure d’argent et chauffé légèrement, donne lieu bien avant 100“ à une vive réaction : pendant ce temps, il ne se dégage aucun gaz, si ce n’est une très faible quantité de vapeurs d’acide cyanhydrique. Toute la masse est devenue en même temps dure et solide, grise si l’on a opéré avec précaution, brune si la réaction n’a pas été ménagée. Cette masse se compose d’iodure d’argent et d’une matière grise ayant pour composition centésimale celle de l’acide cyanhydrique, puisqu’aucun gaz ne s’est échappé, si ce n’est un peu d’acide cyanhydrique, ce qui ne change pas la composition de la masse.

Ce polymère d’acide cyanhydrique est très stable. On peut le chauffer jusqu’à 180“ sans l’altérer. Son insolubilité dans les divers réactifs a empêché de pousser plus loin son étude.

Lorsqu’on chauffe en tubes scellés vers 40 ou 60“ un mélange fait à parties égales d’acide cyanhydrique anhydre et d’épichlorhydrine C“H“C10“, il se forme un corps solide, d’abord examiné par Lange. Mais ce corps, même après plusieurs cristallisations, ne présentait pas de composition bien constante; il lui attribua cependant la formule (HCy)“ comme se rapprochant de ses analyses et comme concordant avec l’action de ce corps sur les alcalis ;

H-»G'Az“ -h 2BaO,HO O* = G*H“AzO‘ + 2BaOGO“ -f- 2AzH^

Wippermann a repris ces expériences et a montré que ce polymère se formait toutes les fois que l’on mettait en présence de l’acide cyanhydrique, en solution étendue ou concentrée, pendant une semaine environ, en présence d’un alcali ou d’un carbonate alcalin. La masse qui prend naissance dans cette action contient aussi de l’acide azulmique. On retire l’acide tricyanhydrique en traitant le tout par l’éther et évaporant ce liquide qui a dissous de l’acide tricyanhydrique. Ce composé se présente alors sous forme de cristaux appartenant au système triclinique. En les chauffant rapidement on peut les fondre vers 180“, mais ils s’altèrent déjà audessous de cette température. Ils se décomposent plus facilement et avec dégagement d’acide cyanhydrique quand on les chauffe à une température plus élevée.

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