‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 90 sur 197 · Ann. Chim. Phys. (4), VI, p · texte numérisé non relu

Ann. Chim. Phys. (4), VI, p

CYANOGÈNE.

Ce nombre + 13%9 est voisin du nombre correspondant relatif à l’acide iodhydrique. On a :

II4-Cl =I1C1 dissous 4-59®,3

HH-Br gazeux = HBr dissous 4 -33®, 1

Il-!-I gazeux = 111 dissous +16®,2

H + Cy gazeux = HCy dissous + 13®,9.

La chaleur latente de volatilisation de l’acide cyanhydrique est de 5®,7 pour un équivalent (27 grammes).

La chaleur de formation de l’acide cyanhydrique a été déterminée en décomposant ce corps anhydre par l’acide chlorhydrique concentré suivant la réaction

G^AzII-4lICl + 2H^O^ = C’-IPO‘+ AzIBCl.

La réaction est d’abord faite sur les liqueurs concentrées; une fois terminée, on étend d’eau et l’on mesure la chaleur dégagée pendant les deux périodes de la réaction.

Azidmines. — On désigne sous le nom d’azulmine et d’acide azulmique un certain nombre de composés, mal définis, obtenus dans la décomposition spontanée de l’acide cyanhydrique.

L’acide cyanhydrique absolument pur ne se décompose pas A Lorsqu’il contient, au contraire, des traces d’ammoniaque, il se décompose plus ou moins rapidement®. La lumière active sensiblement cette décomposition. Los ballons scellés où cette décomposition s’effectue ne contiennent pas, à la fin, de gaz sous pression. On trouve une matière brune et visqueuse contenant du cyanhydrate d’ammoniaque et de l’acide azulmique. L’acide contenant un peu d’eau se conserve beaucoup mieux. La pi'éscnce des alcalis accélère la décomposition, celle des acides la retarde.

Une des causes principales de l’altération spontanée de l’acide cyanhydrique anhydre tient à la façon dont on a desséché ce corps ; si l’on a employé du chlorure de calcium alcalin, comme cela arrive très souvent, il s’est formé d’abord du cyanure de calcium qui s’est ensuite décomposé rapidement en présence de la vapeur d’eau en mettant en liberté de l’ammoniaque. C’est à cette ammoniaque que doit être attribuée l’altération de l’acide cyanhydrique.

D’après Lange et Wippermann, il se forme d’abord dans la décomposition de l’acide cyanhydrique un polymère, l’acide Iricyanhydrique (C®AzH)®, dont la décomposition ultérieure donne lieu aux azulmines.

Les produits de cette décomposition ont été étudiés par divers auteurs, Proust, Gay- Lussac, Johnston, Boulay, Gmelin, Pelouze et Richardson, SpCncer, Thaulow, Delbruck, Gautier, etc. Tous ne leur assignent pas les mêmes propriétés ; tantôt ils sont en partie solubles et tantôt non. Cela tient, d’après M. Gautier, à ce que, au début, quand la polymérisation n’est pas complètement achevée, ils sont en partie solubles. Mais si l’on examine la matière après un certain temps, elle est tout à fait insoluble. Sauf Boulay, qui assigne à l’acide azulmique la composition C“Az^H®

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