Fricdcl et Crafts, Bull. Soc. chim., t. XXIX, p
CYANOGENE.
j'eau est instantanée. Tous ces chlorures doubles absorbent facilement l’ammoniaque.
Chlorure double de fer el de cyanogène. — Il a pour composition Fe®Cl®,CyCl. Le chlorure de cyanogène gazeux est absorbé par le chlorure ferrique avec un dégagement de,chaleur tel que la masse entre en fusion. Il est difficile d’obtenir ce composé avec tout le chlorure de cyanogène qu’il devrait contenir d’après la formule écrite plus haut ; cela tient à sa tension de dissociation, qui est plus marquée que pour les corps précédents. Lorsqu’on le ehauffe, il se décompose assez rapidement, et une portion du chlorure de cyanogène ainsi mis en liberté se polymérise en donnant du chlorure solide. L’eau le décompose immédiatement.
Chlorure de cyanogène et cyanure d’éthyle. — Ce composé a pour formule C*lTCy,CyCl ; le composé se forme lorsqu’on fait passer un courant de chlorure de cyanogène dans du cyanure d’éthyle; le composé volatil qui se forme dans cette réaction bout entre 60” et 80”; il irrite fortement les yeux. Peu à peu, ce composé se dédouble en cyanure d’éthyle et chlorure de cyanogène solide Cy'CP. L’eau le décompose de suite.
Analyse. — Gay-Lussac a déterminé sa composition, bien qu’il ait eu affaire à un mélange d’acide carbonique et de chlorure de cyanogène. Il a opéré par combustion eudiométrique. Il ajoutait au mélange de ces deux gaz, de l’oxygène et un mélange détonant, pour déterminer la combustion du chlorure de cyanogène.
Les analyses faites depuis sur un produit pur ont confirmé ces expériences et montré que 4 volumes de vapeur de chlorure de cyanogène contiennent 2 volumes de cyanogène unis à 2 volumes de chlore. Ces expériences ont été effectuées par le procédé général des analyses organiques.
Données thermiques. — La chaleur de formation du chlorure de cyanogène a été déterminée par M. Berthelet en décomposant le chlorure de cyanogène par la potasse, en proportion telle qu’à un équivalent de chlorure de cyanogène correspondait un peu plus de trois équivalents de potasse. Le chlorure de cyanogène se décompose dans ces conditions en donnant un mélange mal défini de chlorure de potassium, d’isocyanate de potasse et de carbonate de potasse et d’ammoniaque; aussi ne peut-on prendre cet état comme état final ; on traite la liqueur alors par l’acide chlorhydrique, et l’on mesure le nouveau dégagement de chaleur qui se produit. A la fin de la réaction, qui n’est pas instantanée, il ne reste dans la liqueur que du chlorure de potassium, du chlorhydrate d’ammoniaque et de l’acide carbonique dissous.
11 est nécessaire, pour éviter des pertes de chlorure de cyanogène, de renfermer ce corps dans une ampoule. On refroidit Tarapoule de façon qu’en brisant la pointe il n’y ait pas de pression, et par suite pas de projection de chlorure de cyanogène ; l’ampoule ainsi refroidie est lestée avec un gros fil de platine, de façon à ce quelle reste sous l’eau, même étant vide. On note la tempéi'ature de l’ampoule, on la place dans le calorimètre contenant la dissolution de potasse et l’on brise la pointe aussitôt ; la vapeur de chlorure de cyanogène sort peu à peu et se décompose en
même temps; à la fin de l’expérience, on brise l’ampoule complètement pour détruire les dernières portions du chlorure de cyanogène.
La somme des deux quantités de chaleur dégagées pendant les deux périodes de l’expérience, représente la chaleur dégagée dans la réaction :
CyGl-t-4K0dis. -H4HCldis. =C*0*+AzH‘Gl-|-4KCI.
On tire de là la chaleur de formation du chlorure de cyanogène; connaissant en outre la chaleur latente de vaporisation, on a toutes les données thermiques nécessaires. On a trouvé ainsi :
C> diamant + A! + Cl = CjCI j
Ghaleur de volatilisation d’un équivalent de chlorure de cyanogène 8*^.