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RAFFINAGE DU SOUFRE

Les matières étrangères que renferme le soufre séparé de sa gmiguc par la méthode des calcaroni, en proscrivent l’emploi pour la fahrication de la poudre, pour celles des allumettes et de la plupart des ])roduits chimiques sulfurés. Mais une simple distillation suffit pour séparer le soufre des impuretés ([u’il renferme. On dirige en outre cette opération en vue d’amener le soufre à l’un ou l’autre dos deux états sous lesquels il est livré au commerce : soufre en fleur ou en canons.

Le raffinage du soufre s’exécute à Marseille dans un grand nombre d’usines qui toutes emploient l’appareil construit par Lamy en 1844 ou cet appareil modifii! par Diijardin pour les raffineries de soufre de l’Etat.

Ai)pareil Lamy (fig. 9).

SOUFRE

pçi'ature de iïisioii ; de là il s'écoule par des conduits hic dans des cornues cylindri(|ues en fonte de de loneuenr et 0"’,r)0 de diamètre, fermées à leur partie

antérieure par un couvercle mobile c et communiquant par un tube coudé h avec la ebambre de condensation K. Ces cornues reçoivent directement la chaleur d’un foyer â dont les gaz viennent circuler autour du réchauffeur avant de se rendre à la cheminée.

La vapeur de soufre, en sortant de la cornue a, arrive dans la ebambre K au contact de l'air froid et s’y condense. Pour avoir de la fleur de soufre, on baisse la trappe l avant que la tomjiérature de la chambre soit arrivée à 111“; la vapeur de soufre se condense alors en poussière ténue. A l’aide de la soupape n et delà porte m. on peut à volonté refroidir l’air de la chambre entre deux opérations consécutives. Si on laisse la trappe l assez longtemps ouverte pour que la température des parois atteigne IM", le soufre fond et coule sur la sole inclinée delà chambre. En ouvrant la bonde op, on le recueille dans un récipient q installé au-dessus d’un foyer.

Cet appareil présente deux inconvénients : l“Lcs résidus qu’on extrait du réchauffeur sont mal dépouillés de soufre ; -2“ la porte c des cornues ne ferme jamais bermétiquement ; de là perte de soufre en vapeur.

Appareil Déjardin (lig. 10). Le récbaul'feur .V communique avec la cornue lî, par une large tubulure commandée par le tampon b. Un tuyau en fonte 1), muni d’une valve e met la ebaudière en communication avec la chambre de condensation. Les résidus arrivent alois dans la cornue où s’elîectuc la distillation du soufi'e; ils jieuvent donc être intégralement dépouillés; on les enlève par l’orifice F pour les faire tomlier par le conduit F dans la citerne G. De plus, cet appareil ne présente aucun joint dans la partie chauffée.

Fabrication des canons de soufre. — Le soufre raffiné est livré au commerce sous forme de cylindres connus sous le nom de canons. Pour l’obtenir sous cette forme, on le coule à l’état liquide, dans des moules en bois de forme légèrement conique, (fig. 11), fermés à leur extrémité inférieure par un bouchon en bois; en frap])ant sur cette extrémité, le canon do soufre solidifié se détache du moule.

Ces moules sont disposés en grand nombre dans une cuve en bois ; jileinc d’eau, mobile autour de son axe (fig. 11).

On se sert aujourd’hui de préférence de l’appareil suivant : (fig. 12 et lô).

Le souffre versé à l’état liquide sur une table garnie de rebords; pénètre et se solidifie dans des cylindres creux d formés de deux parties fortement serrées l’une contre l’autre ; il suffit de desserrer la vis g pour mettre tous les canons en liberté.

Extraction du soufre dc.s pyrites. — Eli Sa.XC et Cil llollème, 011 calcine la pyrite de fer en vase clos pour obtenir du soufre. La pyrite FeS® contient 5o pour 100 de soufre; elle peut en abandonner la moitié sous l’action de la chaleur. L'iqiération s’effectue dans des cornues en terre cuite à section circulaire placées bonzoïitalement au nombre de 12 ou 24 dans un fourneau de galère (fig. 14); un tuyau adapté à l’extrémité de chacune des cornues conduit le soufre dans un réservoir contenant de l’eau où il se condejise. Ou arrête la distillation i|uand la pyrite a abandonné 1 i ou lù pour lllü de soufre afin d'avoir un résidu île sulfure de fer

.1 hulueclü

SüLFKK.

L‘ùj)ur:ilion cliimiqiic du gaz de 1 éclairage est aussi une source importante de soufre; on sait que l’acide sulfliydrique contenu dans le gaz Itrut est arrête par de riiydratc ferrique disséminé avec du sulfate de chaux dans de la sciure de bois. 11 en résulte un sulfure de fer qui, lorsque la masse est exposée à l’air se transforme en oxyde avec dépôt de soufre :

Fe^Ü^ + r)llS = Fe^S^' +r)I10,

FeÆ-’-l-O'- =Fo20''+aS.

Après une siii-ic de traitements successifs par l’Iiydrogène sulfuré du gaz et par l’oxygène de l’air, cette masse finit par être , très riche en soufre; on |)ourrait la traiter comme les pyrites, on préfère l’utiliser pour la fabrication de l’acide sulfureux.

Lorsqu’on traite les eaux-mères des cendres de varechs par l’acide sulfurique, avant de les soumettre à l’action du clilore pour mettre l’iode en liberté, les polysul- l'ig. il.

furcs et hyposulfites, en se décomposant,

donnent un abondant dépôt de soufre que l’on recueille comme produit seeondaiiv.

Il resUn-ait à décrire les differents ])i-océdés de régénération du soufre des marcs de soude ; nous renverrons pour cela le lecteur à la jirépaiaitioii industrielle du carbonate de soude.

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