‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e sectionChapitre 63 sur 166 · i:ytétrachlorure de soufre · texte numérisé non relu

i:ytétrachlorure de soufre

Carius. — Ann. der Chem, und Pharm., t. CVI, p. 295.

Marciiaxd. — Journal für prakt. Chem., t. XXII, p. 507.

Micraelis und Mathms. — Même recueil, t. VI, p. 1452.

Micraelis und Schifferdecker. — Bcrichte der deutsch. Chem. Gesellcs., t. VI, p. 996.

Millox. — Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. XXIX, p. 327.

SÉLÉNIUM

Par M. MARGOTTET.

HISTORIQUE

Le sélénium a été découvert en 1817 par Berzélius. Voici comment ce grand chimiste expose Fliistoriquc de sa découverte ;

« J’examinais, de concert avec Gottlieb Galm, la méthode dont on se servait autrefois à Gripsholm* pour préparer l’acide sulfurique. Nous trouvâmes dans cet acide un sédiment en partie d’un brun clair, qui, traité par le cbalumeau, répandait une odeur de rave pourrie et laissait un grain de plomb. Cette odeur avait été indiquée par Klaproth comme un signe annonçant la présence du tellure. Gahn se rappela alors qu’il avait souvent remarqué l’odeur du tellure autour des endroits où l’on faisait griller la mine de cuivre à Fahlun, d’où avait été tiré le soufre employé à la fabrication de l’acide. La curiosité de trouver un métal si rare dans ce sédiment brun, me détermina à l’examiner. En me livrant à cette recherche, j’avais seulement pour but de séparer le tellure ; mais il me fut impossible de découvrir du tellure dans la matière que j'explorais. Je fis alors rassembler tout le dépôt qui s’était formé pendant quelques mois, pendant la fabrication de l’acide sulfurique, par une combustion prolongée du soufre de Fahlun, et après en avoir réuni une grande quantité, je le soumis à un examen détaillé, qui m’y fit découvrir un corps inconnu dont les propriétés ressemblent beaucoup à celles du tellure. Cette analogie me détermina à l’appeler sélénium, du mot grec s-s).<vï}, qui signifie la lune, tandis que tellus est le nom de notre planète, a [Traité de chimie, édition française, 1. 11, page 184.)

ITAT NATUREL,

Les minétaux séléilifères sont assez peu répandus datls la nature. Berzélius a 1. rtès de t’alilun (Suède).

19Ü EiSGÏCLOPÉÛllî CHIMIQUE,

signalé, le prciuiei', le scléniurc double de cuivre et d’argeul, Cu^Se -t- Ag'^Se (eiichaïrile) , et le séléniure de cuivre, Cu^Se, berze'ime, dans le voisinage l’un de l’autre, parmi des échantillons retirés d’une ancienne mine de cuivre à Skrikeruni en Sniôland. Ces espèces ne se rencontrent plus que dans quelques collections minéralogiques.

Nordenskiold a découvert plus tard, parmi ces minéraux étudiés par Berzélius, une nouvelle espèce de séléniure contenant 19 pour 100 de thallium et qu’il a appelée crookésite.

Bomeyko a fait connaître la présence de l’euchaïrite, associée quelquefois ar séléniure de plomb, parmi certains minerais de cuivre du Chili.

Les autres minéraux sélénifères se rencontrent principalement dans le llarz, à Clausthal, Tilkerode et Lehrbach. Ce sont : le séléniure de plomb (claustlialité), libre ou associé aux séléniures de mercure, de cuivre ou de cobalt ; le séléniure de mercure {üenianile). Le sélénium d’argent [naumannile) a été découvert à peu près pur par G. Rose dans des échantillons de séléniure de plomb du llarz oriental; mais il est presque toujours associé aux séléniures d’argent et de cuivre.

Le minéral le plus riche en sélénium que l’on connaisse aujourd’hui est la zorgite, qui nous vient de la République Argentine (page 166).

Le sélénium a été rencontré à l’état de combinaison avec le soufre dans les produits volcaniques des îles Lipari; il accompagne cet élément dans le soufre natif de Vulcano; indépendamment des pyrites de Fahlun, on sait qu’il existe encore dans les pyrites de Kraslitz et de Luckavvitz (Bohème), de Theux et d’Oneux (Belgique); dans la chalcopyrite de Rammelsberg et d’Anglesca; dans les pyrites de Saint-Bel, près Lyon, et dans un très grand nombre d’autres pyrites.

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