‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e sectionChapitre 88 sur 166 · PHOSPHORE ROCHE · texte numérisé non relu

PHOSPHORE ROCHE

Couleur rouge ou variant du jaune au brun.

Tout à fait sans danger.

Cristaux paraissant dériver du prisme rbomboïdal droit, et probablement isomorphes aux cristaux d'arsenic.

Insoluble dans ces liquides.

Dur, cassant, pulvérisable.

Opaque.

Densité, 1,96.

Chaleur spécifique entre 98® et 15® ... 0,1698.

Infusible.

Ne bout pas : ne donne des vapeurs qu’en se transformant en phosphore ordinaire au-dessus de 260°, mais cette transformation est très-lente.

Sans odeur, non phosphorescent.

Se mouille à la longue dans Tair humide. S’est pas inflammable au-dessous de 260°, c’est-àdire au-dessous de la température où il commence à se transformer en phosphore ordinaire.

Le phosphoie ordinaire possède donc des affinités be.aucoup plus énergiques et dégage, dans ses conobinaisons, beaucoup plus de chaleur que le phosphore rouge. Le phosphore ordinaire est ainsi l'analogue de l’ozone; le phosphore rouge, de l’oxygène ordinaire. Si le phosphore rouge avait été découvert le premier, on l’aurait certainement considéré comme l’état normal de ce corps simple : c’est sous cette modification qu’il se rapproche à tous les points do vue de l’arsenic et de l’antimoine, dont les composés présentent tant d’analogies avec ceux du phosphore.

Nous devons, d’après ces aperçus généraux, étudier successivement les propriétés du phosphore ordinaire et du phosphore rouge. Nous examinerons ensuite dans quelles conditions ils peuvent se transformer l’iin dans l’autre.

Page 1