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ESSAI DE L’ACIDE BORIQUE ET DU BORAX

Pour déterminer la richesse commerciale de l’acide borique, Payen employait le procédé suivant.

En desséchant à 40“ ou 45“, dans une étuve ou dans le vide, une prise d’essai, on détermine l’eau; puis on dissout l’acide borique dans l’alcool; on pèse le résidu formé des sels étrangers qui accompagnent l’acide borique brut.

On pourrait transformer l’acide borique de la dissolution alcoolique en borate neutre, en ajoutant pour 2 équivalents d’acide borique 1 équivalent de soude caustique, bien pure. Le borate lavé à l’alcool et pesé indiquerait la quantité d’acide pur contenue dans l’acide commercial.

Pour l’essai du borax, Gay-Lussac a proposé une méthode très simple, fondée sur la différence de teinte que l’acide borique et l’acide sulfurique communiquent à la teintuj'e de tournesol ; nous savons en effet que l’acide borique colore la teinture en rouge vineux, tandis que l’acide sulfurique la colore en rouge pelure d’oignon.

On dissout à chaud 15 grammes de borax dans 50 centimètres cubes d’eau, on ajoute quelques gouttes de tournesol bleu, puis on verse goutte à goutte de l’acide sulfurique titré. Quand on approche de la saturation, on laisse refroidir, et on achève en versant goutte à goutte l’acide sulfurique, On retranche 3 gouttes de la quantité totale, l’expérience faite sur du borax pur ayant montré qu’il fallait cette quantité en excès pour arriver nettement au rouge vineux.

Cette méthode présente cependant cet inconvénient que le passage de la teinte rouge vineux au rouge pelure d’oignon est difficile à saisir. Il serait plus précis d’employer, comme matière colorante sensible, la tropéoline 00 ou l’orangé n“ 3 Poirier, qui reste jaune en présence de l’acide borique et vire brusquement au rouge dès que l’acide sulfurique a saturé la base du borax. (A. Joly.)

Cette méthode d’essai par liqueurs titrées ne donne pas à proprement parler un dosage de l’acide borique.

On ne dose ainsi que la base alcaline combinée à l’acide borique, mais on déterminerait du même coup la base combinée à l’acide carbonique, si le borax renfermait un carbonate alcalin. Cette méthode ne peut s’appliquer en toute rigueur qu’à un composé défini dont on connaît déjà la formule.

Cette méthode est applicable à l’essai des borates de chaux dont on connaît la composition. 51. Thiercelin, pour étudier les boronatrocalcites d’Amérique dans

BORE

lesquels il admettait que l’acide borique citait uniquement combiné à la chaux, à l’état de biborate, la soude se trouvant tout entière à l’état de sulfate, a employé une méthode analogue.

L’acide chlorhydrique étendu ne dissout que le borate sans attaquer la glaubérite. Si l’on fait tomber, à l’aide d’une burette, de l’acide chlorhydrique d’un titre connu, dans un vase où l’on a placé une quantité déterminée de borate bien pulvérisé et délayé dans un peu d’eau bleuie avec de la teinture de tournesol, l’acide chlorhydrique rougira le tournesol dès qu’il aura décomposé tout le borate.

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