ACIDE SILIGIQÜE OU SILICE
SiO*.
La silice est le seul dérivé du silicium qui ne contienne que de l’oxygène et du silicium. On la connaît à l’état anhydre et cristallisé ; à l’état anhydre et amorphe ; à l’état hydraté, amorphe, formant avec l’eau de nombreux hydrates peu stables et mal définis.
La silice est l’un des corps les plus importants et les plus répandus sur la terre. D’abord et surtout à l’état de combinaison avec les bases, car les innombrables silicates naturels constituent l’immense majorité des roches et des terrains ; puis à l’état de liberté, car en tant que quartz ou que silice amorphe elle se rencontre abondamment dans les formations de tous les âges.
Préparation. — Lorsque l’on veut préparer de la silice anhydre pure, et dans un grand état de division, le procédé le plus rapide consiste à précipiter une solution moyennement concentrée d’un silicate alcalin par de l’acide chlorhydrique. On obtient ainsi une matière gélatineuse qu’il est difficile de laver sous cet état.
11 est préférable de chauffer le précipité jusqu’à la disparition de l’acide chlorhydrique qui l’imprégnait, ainsi que de la majeure partie de son eau de combinaison. La silice s’est alors transformée en une matière plus grenue qu’on peut laver plus facilement. Il suffit ensuite de la chauffer au rouge pour l’anhydrifier complètement.
Un procédé qui fournit une matière plus pure, mais qui est plus incommode à suivre, surtout si l’on veut préparer des quantités un peu fortes de matière, consiste à décomposer du fluorure de silicium par l’eau. On sait qu’un tiers de la silice se précipite. Il suffit de sécher, de laver, de calciner au rouge pour avoir un produit offrant des garanties de pureté plus certaines que celui préparé par la méthode précédente.
On peut aussi étonner le quartz en le chauffant au rouge, puis en le plongeant dans l’eau froide ; il se laisse ensuite plus facilement pulvériser.
SILICIUM