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CHLORURE DE SILICIUM TRIÉTHYLE

Si(C2ff)"Cl

Ce corps, qu’on appelle souvent chlorure de silicoheptyle, prend naissance lorsque l’on fait réagir le chlorure d’acétyle sur le silicium triéthyle-oxéthyle Si(C®H“)">(OC^H®). Pour effectuer cette réaction il faut chauffer à 180»; en purifiant par distillation on obtient de l’éther acétique et le corps mentionné.

Le chlorure de silicium triéthyle Si(C^fP)“Cl constitue un liquide fumant à l’air.

Il bout à 145»,5.

Sa densité de liquide à zéro est de 0,9429.

Il brûle avec une flamme verdâtre en laissant un résidu de silice.

Il est décomposé lentement par l’eau. Sa solution aqueuse donne immédiatement un précipité de chlorure avec le nitrate d’argent.

L’alcool froid ne paraît pas l’attaquer. L’ammoniaque le décompose immédiatement en donnant naissance au triéthylsilicol Si(GW)'(OH).

Le bromure de silicium triéthyle. Si(G^H*)^ Br possède des propriétés tout à fait analogues à celles du chlorure. 11 s’obtient en traitant par le brome l’hydrure de silicium triéthyle Si (G^IP)^ II. G’est un liquide jaunâtre, fumant à l’air, bouillant à 159»-165».

SILICIUM

HYDRATE DE SILICIUM TRIÉTHYLE OU TRIÉTHYLSILICOL

Cet important dérivé du silicium a été découvert par M. Ladenburg. Il présente le grand intérêt de posséder une fonction nettement alcoolique, quoique le résidu d’eau dont l’hydrogène est éthérifiable soit uni à l’atome de silicium. C’est en somme un alcool silicique tertiaire, ainsi que le montre la formule développée suivante:

(GW)—Si —(OH)

(tlH)

En fait de dérivés de cet alcool on connaît l’éther même, produit par perte d’eau, c’est l’oxyde de silicium triéthyle (CW)® Si — 0 — Si(CW)®.

On connaît l’éther éthylique, qui n’est autre que le silicium triéthyle-oxéthyle (CHl®)® Si(OCHH) ;

Les éthers chlorhydrique et bromhydrique, qui ne sont autres que les chlorure et bromure de silicium triéthyle Si(G^H®)® Cl et Si(C®H®)® Br ;

L’éther acétique Si(C®H®)®(0C®H®0) ;

Le dérivé sodique Si(GW)® ONa.

Pour pré[)arer le triélhylsilicol on décompose le chlorure de silicium triéthyle par l’ammoniaque aqueuse; il faut avoir soin de refroidir la liqueur, car tout échauffement, pen lant que la réaction s’effectue, produit une déshydratation partielle avec formation d’une quantité correspondante d’oxyde de silicium triéthyle.

On peut encore employer l’éther acétique Si(GW)®(0CHl®0), qu’on décompose d’abord par l’eau, puis par ébullition avec une solution très étendue de carbonate de soude. Dans le premier comme dans le second cas, le triéthylsilicol vient surnager la liqueur aqueuse à l’état de couche liquide insoluble. On décante cette couche, on la distille et on recueille ce qui passe vers loo”.

PROPRIÉTÉS

Le triéthylsilicol se présente sous l’aspect d’un liquide huileux incolore; il est doué d’une forte odeur camphrée.

11 bout à 153''-154'>.

Sa densité à zéro est 0,8709. . • ,•

Sa densité de vapeurs a été trouvée égale à 4,50, puis à 4,67; la théorie indique 4,57.

Ce corps est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther.

Il brûle avec une flamme éclairante.

Il n’est pas attaqué par l’acide chromique ni par le permanganate de potasse.

Il réagit sur l’anhydride phosphorique en se transformant en oxyde de silicium triéthyle qu’on isole par addition d’eau, dessiccation et rectification.

Il agit de la même façon sur l’acide sulfurique concentré. Cette réaction a ceci d’intéressant qu’elle est réversible ; en effet, si l’on dissout de l’oxyde de silicium triéthyle dans de l’acide sulfurique concentré, qu’on étende d’eau, qu’on sépare la couche huileuse et qu’on la distille, on y trouve une certaine quantité de triéthylsilicol produit. Il y a donc eu là un phénomène d’hydratation analogue à la décomposition de l’acide éthylsulfurique par l’eau avec régénération d’alcool éthylique.

L’acide sulfurique fumant agit d’une façon différente ; la réaction est vive à chaud, il y a. dégagement de gaz combustibles d’acide sulfureux et formation d’acide éthylsilicique ou silicopropionique Si(CW)O^H.

Le brome n’agit pas à froid sur le' triéthylsilicol ; à chaud il est absorbé et il se dégage de l’acide bromhydi’ique. Le dérivé bromé n’a pas pu être isolé; il se décompose à la distillation.

Lorsqu’on chauffe à ISO^-SOÛ” une solution aqueuse concentrée d’acide iodhydrique avec le triéthylsilicol, il paraît se former l’oxyde de silicium diéthyle SiO(GW)* et de l’hydrure d’éthyle.

Le sodium se dissout dans le triéthylsilicol ou mieux dans sa solution éthérée en dégageant de l’hydrogène. 11 se dépose au bout d’un certain temps une masse blanche, déliquescente ; elle est généralement amorphe, mais on l’a cependant obtenu aussi cristallisée en prismes à 4 pans. C’est le dérivé sodique Si(C^H'^)^ONa. De même que les alcoolates ordinaires il possède la propriété de fixer l’acide carbonique pour former un composé particulier. Ainsi, si l’on fait passer un courant de ce gaz dans la solution éthérée du dérivé sodique, on obtient le composé Si(C^H®)'’ OCO^Na sous forme d’une matière blanche, amorphe, déliquescente, très instable. L’eau la décompose en carbonate de soude et silicol. La chaleur la décompose en carbonate de soude et oxyde de silicium triéthyle.

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