‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 3e sectionChapitre 63 sur 68 · TABLEAU · texte numérisé non relu

TABLEAU

Le tableau suivant réunit tous les corps précédents, et permet quelques comparaisons intéressantes :

Formules. Point d’ébullition. Densité.

Si(C*H-)‘.

Si(C*H^)^’(0C*ff).

. . loô»

SijCWj^jOC^H^^)*.

Si(CHP)(OC*HS)^’.

Si(OC*IP)*.

Si(C*IF)(OCff)--.

Si(CW)(0CHP)^ ....

Sill(OC’-fP)'.

Si(C*IP)(OC*IP)^’.

. . IdS» j

Si(CH^)(OC*IP)=.

. . 159»,a| IPo

Si(C'H»)(OC*H^)^’.

On voit dans la première partie du tableau, où tous les corps renferment la même quantité de silicium et d’éthyle, mais où des atomes successifs d’oxygène s’ajoutent, combien est faible l’élévation du point d’ébullition pour chaque atome d’oxygène ajouté. On voit aussi que la densité augmente en même temps que l’addition d’oxygène.

En comparant la deuxième et la troisième partie du tableau, on voit que l’élévation du point d’ébullition, à chaque augmentation d’un groupe CH*, est le mémo, que celte augmentation s’effectue dans un radical hydrocarboné uni au silicium ou dans un résidu alcoolique.

On voit aussi que dans ces deux cas la densité diminue pendant que le poids moléculaire augmente.

HYDRURE DE SILICIUM TRIÉTHYLE

Si(C*IU)^H.

Ce composé est appelé communément hydrure de $ilicoheptyle. 11 prend naissance dans l’action du zinc éthyle et du sodium sur l’oxyde de silicium triéthyle

[Si(C®li®)®]^0. La réaction s’effectue avec énergie; elle donne naissance à du silicium éthyle ordinaire Si(C®H“)‘ et au corps en question. Sa formation résulte d’une élimination non seulement d’eau, mais d’éthylène.

L’hydrure de silicium triéthyle est liquide ; il est doué d’une odeur qui rappelle celle des hydrocarbures du pétrole.

11 bout à 107».

Sa densité à zéro est de 0,7ol0.

Sa densité de vapeur expérimentale est de 4,10, la théorie indique 4,01.

Ce corps est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther.

L’existence dans sa molécule d’un atome d’hydrogène uni au silicium le doue de propriétés assez énergiques.

Ainsi l’hydrure de silicium triéthyle est attaqué avec violence par l’acide azotique fumant dès la température ordinaire. Il est dissous par l’acide sulfurique fumant, qui l’attaque en dégageant de l’acide sulfureux. Lorsqu’on étend d’eau, on voit se séparer une huile constituée en majeure partie par de l’oxyde de silicium triéthyle [Si(G-H°)"’]^0 ; dans les portions inférieures on trouve du triéthylsilicol Si(G^H»)“(OH) en faible proportion.

Le brome réagit avec une grande énergie ; il y a dégagement d’acide bromhydrique et formation du bromure de silicium triéthyle Si(C*LP)“Br.

Page 1