‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 137 sur 184 · Jahresberieht der Chemie, 1871, p · texte numérisé non relu

Jahresberieht der Chemie, 1871, p

5 üeues Jahrbuch, 1807, p. 403.

m ENCYCLOPÉDIK CHIMIQUE.

Son gisement est assez varié : tantôt elle est partie intégrante des couches de lignites dont elle forme la partie supérieure, particulièrement dans les endroits où leur puissance est la plus petite. Tantôt elle imprègne plus ou moins les lignites terreux dans lesquels elle présente plusieurs couches claires d’un combustible coulant. Bu reste ces couches setrouventtoujours vers la partie supérieure des lignites; elles alternent et se montrent quelquefois sur 8 mètres de puissance; de plus, la teneur en bitume d’une même couche est assez variable pour qu’elle fournisse soit du charbon coulant, soit du lignite ordinaire.

Dans certains cas, la pyropissite forme encore des nids dans le lignite dans lequel elle se fond peu à peu ou bien duquel elle est nettement séparée. La nature du toit exerce une grande influence sur la pyropissite. Quand c’est du sable ou du gravier, sa qualité s’améliore. Au contraire, de l’argile ou des conglomérats argileux tendent généralement à la rendre mauvaise. La pyropissite est toujours accompagnée de la variété de charbon de qualité inférieure qui est nommée rimkohle; cette dernière se montre au toit et son épaisseur varie de quelques centimètres jusqu’à 5 décimètres. En outre la pyropissite ne contient pas de pyrite de fer, ni de gypse, ni de troncs d’arbres.

Quant à l’origine de cette substance minérale, M. E. Stohr l’attribue à un métamorphisme du lignite. Les caractères du lignite terreux en couches indiquent en effet qu’il doitrésulter d’une macération complète des végétaux. De plus, le lignite pur se transforme en hydrogène carbonés et en bitumes ; tandis que d’un autre côté, en comparant la composition du lignite avec celle de la pyropissite, on constate qu'on passe de l’un à l’autre en admettant un dépôt d’acide carbonique et d'eau.

Observons maintenant que le pétrole contient les mêmes substances que la pyropissite et en particulier de la paraffine qui se trouve dans le pétrole de Modène et de Galicie. D’où M. Stohr conclut qu’il a dû se former comme la pyropissite et non par une combinaison directe de carbone et d’hydrogène qui se serait produite dans l’intérieur de la terre.

Les calcaires bitumineux de Quereeto, près Sienne, donnent, d’après M. Bechi, 4 pour 100 de bitume, duquel on peut extraire du naphte par une nouvelle distillation.

F.SP.VG.NE

Une exploitation considérable de calcaire asphaltique se fait à Maestre, province d’Alava, non loin de Victoria en Espagne. Le calcaire rend en moyenne 12 à 14 pour 100 et se trouve dans le terrain crétacé. Le terrain crétacé fournit aussi du calcaire asphaltique à Burgos et à Santander.

C05IBÜSTIR[,ES MINÉRAUX.

POUTüG.XL

Dans le gîte de Granja, près de Monte Real, on a trouvé quatre couches, dans une position presque verticale, avec des épaisseurs variant entre 0“,30 et S™, 40, où les concentrations de bitume sont quelquefois considérables. Ces couches alternent avec des argiles et des marnes; elles forment la base d’une série sédimentaire assez étendue, caractérisée par la présence de fossilles d’eau douce et qui paraît représenter, dans cette région, l’étage inférieur du terrain crétacé, connu sous le nom de wealdien.

.\LBASIE

M. Coquand ‘ a fait connaître les gîtes bituminifères de Selenitza en Albanie, lis sont intercalés dans les couches du terrain tertiaire subapennin, au milieu d’argiles où ils forment des amas.

Le bitume se présente sous deux états : celui de malthe ou bitume solide et celui de pissaspbalte ou bitume glutineux, tous deux contemporains des terrains encaissants. Le pissaspbalte qui conserve encore l’huile de naphte à laquelle il doit sa fluidité est susceptible de produire spontanément du gaz inflammable et par conséquent de donner naissance à des volcans d’air et à des fontaines ardentes.

RUSSIE

Dans la Russie d’Europe, un petit îlot de dépôts, appartenant à la formation carbonifère, s’élève au milieu des roches permiennes, jurassiques et crétacées. 11 appartient à l’étage supérieur du calcaire carbonifère . Ces dépôts limitent au nord la sinuosité du Volga, connue sous le nom de « Samar.skaïa-Louka » , ou presqu’île de Samara; près du bourg de Tzarevstchina, ils passent sur la rive gauche du Volga, où ils forment le « Tumulus du Tzar » . Ces dépôts se retrouvent plus loin vers l’ouest, sur les rives de la Sisranka de la Krimza et de l’Oussa.

On n’y trouve pas de houille ni au-dessus, ni au-dessous du calcaire carbonifère ; ce fait a été constaté par le puits de forage exécuté près de Ratraki.

Au sud-ouest le calcaire carbonifère présente une succession de couches de calcaire ordinaire et de couches imprégnées d’asphalte qu’on y rencontre aussi à l'état pur, en forme de globules. Les globules d’asphalte n’ont qu’un intérêt secondaire, mais le calcaire asphaltique est un objet d’exploitation. On s’en sert pour la fabrication du mastic. Des dépôts fort riches se rencontrent près de la ville de Sisran, •c long de la Sisranka et de ses affluents, le long de l’Oussa et du Volga, entre

t. hnllelin de In géologique de France. I. XXV. p. 20.

Kostyachi et Petehcrskoïe. Dans ces derniers endroits le calcaire carbonifère présente de nombreux affleurements sur les bords abrupts de la rivière, ce qui on rend l’exploitation facile. Près du village Petcherskoïe les bancs de calcaire plongent sous le niveau du Volga et sont remplacés par des assises de la formation permienne, qui sont très pauvres en asphalte.

Au nord de la Samaskaïa-Louka, dans une propriété forestière appartenant aux apanages et nommée Bahilovo-Askoulska, se trouve un gisement de pissasplialte. H présente une couche de sable, appartenant probablement Au terrain d’alluvion et contenant 20 p. 100 de bitume.

Legrès bitumineux remplit une cavité longue do 400 mètres, large de 100 mètres et profonde de 10 mètres au centre. Elle n’est couverte que par une couche mince de terre végétale; le mur du gîte est conii)Osé de sable.

Ce gisement n’est qu’à 5 kilomètres du Volga.

Les minerais d’asphalte sont exploités depuis 1874. On les extrait par des carrières à ciel ouvert et ils servent à fabriquer du mastic d’asphalte dans trois usines, dont la plus importante est dans la ville de Sisrau. La fabrication annuelle est de 10 000 tonnes et augmente avec beaucoup de rapidité. Le bitume libre nécessaire à cette fabrication est extrait de grès bitumineux qui se trouvent aussi dans le district de Sisran.

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