FRANCE
Haute-Savoie. — A Châtillon (Haute-Savoie) et dans les environs, le sol laisse dégager en beaucoup d’endroits de l’hydrogène carboné, que plusieurs habitants utilisent même pour l’éclairage. H suffit souvent de percer un simple trou, de 1 mètre de profondeur, pour obtenir un gaz très abondant, brûlant pendant cinq heures, avec une flamme de 2 à 3 mètres de haut.
Un sondage de 10 mèlres, exécuté à Prèle, a donné un dégagement violent de gaz qui a brûlé pendant quinze jours. Au moment où l'on débouchait le trou de sonde, on entendait un bruit sourd, suivi bientôt d’un dégagement du gaz.
On a constaté aussi à l'est de Cbàtillon la présence de pétrole dans le fond d’uii puits mesurant 50 mètres de profondeur.
Voici, d'après M. Lheureux, la composition du gaz de, Cbàtillon :
GilZ oléfianl.
Acide
carbonique.
Oxygène.
Hydrogène.
carbonique.
Hydrogène
So.,ne.
traces
M. Mermillod a reconnu dans une expérience que. ce gaz avait à sa sortie une température inférieure de ,5“ à celle de, l’air ambiant ; s’il vient d’une grande profondeur, il s’est donc emmagasiné près de, la surface. Il n’est pas impossible qu’il résulte du métamorphisme des couches de houille, de la Savoie, qui ont été changées en anthracite; toutefois il .se serait accumulé dans des terrains supérieurs au tnirain houiller, notamment dans le trias.
Le. gaz de Cbàtillon nuit à la culture des terres dans les parties où il s’échapj)e spontanément du sol; en revanche, il pourrait être utilisé, non seulement pour l'éclairage, mais encore comme moteur pour les machines Lenoir et même pour le chauffage.
Drôme. — A 5 kilomètres au nord -ouest du Buis-les-Baronnies, près de Nyons, il se dégage fin sol une effluve de gaz hydrogène carboné. Son débit est d’environ 100 mètres cubes par 24 lieures.
D’après les détails qu’a bien voulu me fournir M. Laffiteau, ce jet gazeux est situé au bas d’une montagne profondément découpée dans la direction du sud au nord. Au début, le gaz s’exhalait à travers des marnes déjà remuées, mais en creusant le sol à une profondeur de 5 mètres environ, on constata qu’il venait à travers une fissure de 1"',20 de longueur et d’une épaisseur de 1 millimètre dans une couche de marne très dure appartenant au lias.
Actuellement le gaz est recueilli dans une petite citerne cimentée à laquelle on a adapté un tuyau de fer d’un diamètre de 3 centimètres, et il brûle constamment a plein tuyau projetant une flamme très vive de 50 centimètres de jet.
11 existe dans le même point des sources très abondantes d’eaux sulfureuses, d eaux salées et d’eaux magnésiennes *. En creusant le sol pour établir la citerne, on a constaté la présence de crmue de pétroJe.
Bechelbronn. — A Bechelbronn, dont nous avons déjà parlé à propos du bitume, au’taines veines de sables exilaient de l’hvdrogène protocarboné avec une abondance