Transactions af lhe horlh, etc., t. XXVJ, p
5. Comptes rendus mensuels des réunions de la Société d'hiduslrie minérale de Sainte £/icrtne. janvier 1879, p, 6.
Je Foi’calquier'. M. Perey a trouvé dans une houille de Pile de Kerguelen jusqu’à -15 pour 100 de soufre avec très peu de fer, ce qui indiquerait une combinaison à l’état de sulfocarbure plutôt qu’un sulfure ordinaire.
Quoique le gaz des marais soit ordinairement considéré comme insoluble dans l’eau, même alcaline, on cite cependant divers exemples de dissolution du grisou. Ainsi M. Cliausselle, ingénieur principal des houillères de Saint-Étienne S cite le fait suivant : Un fonçage exécuté en 1870 au puits Saint-Louis avait été abandonné, envahi par l’eau sur une hauteur de 17 mètres et repris en 1877. La colonne d’aspiration des pompes d’épuisement venant à s’allonger progressivement, et par suite abaissant de plus en plus la pression, on vit avec surprise le jet d’eau dégager du grisou qui éteignait une lampe Mueseler et prenait feu en donnant une grande flamme. Celle-ci accompagnait l’eau dans son mouvement comme lorsqu’on agite un bol de punch. L’épuisement ayant été achevé, on a pu constater, d’après l’inspection des parois, que la partie supérieure de cette cavité n’avait pas été noyée et avait dû, par suite, rester remplie d’air et de grisou sous la pression effective de 17 mètres d’eau, c’est-à-dire à la pression réelle de 2“*"’.7, qui avait pu faciliter la dissolution du gaz. M. Cliausselle a estimé à 2 ou 5 centièmes environ du volume de l’eau celui du gaz dégagé, sans toutefois donner cette appréciation comme complète, puisque l’eau pouvait encore rester chargée de gaz.
M. Chavalte, directeur de Crespin-lès-Anzin a fait exécuter à Quiévrechain un sondage qui, à partir de 500 mètres, a donné des traces évidentes de grisou. Quand on remontait les cuillers, les matières commençaient à bouillonner au bout de quelques instants, ce qui représentait environ six minutes à partir de leur départ du fond. On pouvait, en allumant ce gaz, obtenir des flammes de 0"‘,50 de hauteur.
Ce fait est également bien connu à Bessèges. Lorsqu’on perce aux eaux, dans un milieu grisouteux, sous une grande pression, on prend à cet égard des précautions spéciales qui sont précisées par le règlement *.
A défaut de dissolvants liquides bien caractérisés, Alloys Wehrle a signalé la condensation de l’hydrogène protocarboné par l’éponge de platine. Il a annoncé que, l’oxygène jouissant de la même propriété, les deux gaz mis en présence dans cet état particulier se combinent en dégageant assez de chaleur pour rougir la mousse de platine. M. Trausenster, en voulant contrôler l’efficacité de ce moyen, en a reconnu l’inanité
La seule affinité vraiment importante du grisou est celle qu’il présente pour l’oxygène, et elle constitue précisément la source du danger qu’il fait courir aux exploitations houillères. L’hydrogène prolocarboné est en effet un corps combustible dont les deux éléments sont susceptibles de s’unir avec l’oxygène pour former de l’eau
-I . Comptes rendus mensuels des réunions de la Société d'industrie minérale de Saint- Étienne, janvier 1879, p. 6. .
2. Comptes rendus mensuels des réunions de la Société d'industrie minérale de Saint- Etienne, septembre 1877, p. 6.
5. Comptes rendus mensuels, avril 1879, p. 35. — Pièces annexées aux procès-verbaux de la commission, p. 65.
4. Carnet du règlement pour employés des mines de Bessèges, p. 18.
5. Emploi de l’éponge de platine pour la combustion du grisou [Annales des travaux publics de Belgique, t. VII, p. 179).
et de l’acide carbonique. Un volume de gaz mis en rapport dans des conditions convenables avec deux volumes d’oxygène produit deux volumes de vapeur d’eau, qui se condensent, et un volume d’acide carbonique. On voit donc que la combustion du grisou fait disparaître, après le refroidissement, un volume double de celui qu’il occupait dans l’atmosphère avec un excès d’oxygène.
Cette combinaison peut du reste avoir lieu de deux manières bien différentes : avec une flamme bleue légère et transparente, ou avec une violente explosion. Le premier mode se présentera si l’on a un simple bec débitant du gaz. M. Grüner fait remarquer toutefois que la nuance bleue appartient en propre au mélange préalablement effectué de grisou et d’air. Si, au contraire, du grisou pur brûle au contact d'une masse d'air distincte, la flamme sera blanche. Ce fait correspond à un degré de combustion plus ou moins complète, et qui saisit le carbone directement, ou en laisse un instant les particules en ignilion après la décomposition de l’hydrogène carboné précédant l’oxydation intégrale de ses éléments. L’auteur rapporte à ce sujet une très intéressante observation qu’il a faite à Saint-Étienne, à l’époque où le pénitent enflammait encore le gaz au plafond des galeries. M. Grüner ayant voulu se rendre compte par lui-même de ces redoutables fonctions, vit des nappes blanches de feu courir au toit des ouvrages.
Au lieu d’une combustion trampiille, il se produit une détonation, si une atmosphère formée de grisou et d’air préalablement mélangés en proportions convenables subit le contact, non pas seulement d’un corps solide incandescent, qui ne suffirait pas en général pour déterminer l’explosion, mais d’une flamme gazeuse. Ces proportions ont été étudiées depuis longtemps par Davy. Si la quantité de grisou n’atteint pas 3 à 4 centièmes, on n’observe rien de spécial. Pour cette proportion, la flamme commence à ma suivant l’expression des mineurs ; c’est-à-dire qu’elle s’entoure d’une auréole bleuâtre en meme temps qu’elle s'allonge et devient fuligineuse. A. 6 pour 100, la flamme est devenue très longue et l’auréole très épanouie, à 7 ou 8 centièmes, l’inflammation se propage avec une certaine lenteur dans la masse. Aussi voit-on parfois le feu courir au faîte des galeries comme une traînée de poudre, menaçant d’une catastrophe, s’il vient à rencontrer des régions où la proportion soit eiijorc plus élevée. L’explosion est alors instantanée, et c'est vers 12 à 14 pour 100 qu’elle atteint le maximum d’énergie. Au delà, on parcourt en sens inverse une série d’effets analogues. Vers 20 centièmes on se trouve à peu près dans les mêmes conditions qu’à 6 pour 100, et à 50 centièmes la lampe s’éteint. Il est inutile de rappeler que les circonstances ne peuvent être étudiées qu’avec une lampe de sûreté L
L’explosion peut parfois être empêchée par une certaine dose d’acide carbonique. M. Malherbe - indique comme suffisante à cet égard la proportion de 1/7.
M. Mallard a mesuré les vitesses d’inflammation du grisou" en déterminant, dans les tubes, des vitesses suffisantes pour que la tranche lumineuse devienne stationnaire, d’après une méthode déjà employée par MM. Schlœsing et Demondésir, ainsi que par M. Bunsen. M. Mallard a trouvé ainsi les nombres suivants :