Fayol, Comptes rendus mensuels, 22 septembre
le trou, le gaz refluait en divers points de la surface de la houille. En répétant l’opération, on arrivait à développer ainsi une grande quantité de grisou
Le grisou existe parfois dans les mines métalliques. Ainsi, d’après M. Alfred Caillaux, plusieurs hommes ont été tués en 1845 par une explosion de grisou dans la mine métallique de .Monte-Cattini, en Toscane. Ce gaz a paru, à trois reprises, à Pontpéan, où il suinte à peu près en permanence. Comme la grande faille produite par la réouverture du filon a déterminé un rejet qui a mis une partie du gite au niveau des terrains tertiaires, ou avait pu croire à l’influence de dépôKlignitcux qui auraient existé dans ces couches. Mais diverses circonstances donnent à penser que le grisou vient de la profondeur à travers le terrain silurien. Il se rattacherait alors à la catégorie des grandes fontaines de gaz de la Chine, du pays de l’huile, en Pensylvanie, etc., que leur extrême abondance, leur longue durée et leur situation géologique ne permettent pas toujours d’expliquer par la présence de gîtes de combustible minéral.
La présence de l’hydrogène carboné dans les gîtes de chlorure de sodium est bien connue. On l’a observée notamment à la mine de sel de Sztaline, qui était éclairée au grisou dès 1826. Il a été rencontré aussi à la saline de Goltesgabe, à Rheine (Westphalie) à Zugo de Klein (Transylvanie"’), à Wieliczka, etc.
M. Pernolet a signalé également plusieurs coups de grisou, observés dans des soufrières de Sicile à la rencontre de travers-bans avec des marnes bitumineuses