American Journal, 5® série, t. VII, p
2. Stanislas Meunier, Géologie des environs de Paris, p. 148.
de Cernay-la-Ville, près de Rambouillet (fig, 25), comme à Étampes
23. — Couche de lignite subordonnée aux sables de Fontainebleau aux environs d ^ille (Seine-et-Oise). — TV. Terre végétale. — MS. Meulières supérieures. — ( bssilifère. — m. Marne blanche. — 4. Lignites. — SF. Sable ferrugineux (alios). blanc sans fossiles.
ailleurs, des lignites couvrent l’ensemble des sables de Fontainebleau. Ils présen-
92 ENXYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
tent à Cernay cette particularité, sur laquelle j’ai insisté*, d’être séparés du sable blanc par une couche de grès friable, à ciment ligniteux et ferrugineux, fort analogue, malgré son âge, à l’alios des Landes.
Oise. — Dans le département de l’Oise, le terrain à lignites qui dépend des sables du Soissonnais (suessonnien de d’Orbigny) n’est pas continu. Il constitue une collection d’amas ou de dépôts distincts, isolés les uns des autres, sans aucun ordre appréciable.
Ces amas ne sont jamais en contact immédiat avec la craie ni avec l’argile plastique proprement dits. Ils sont enfouis dans le sable qui les sépare du calcaire crayeux sous une épaisseur très variable selon les lieux, mais qui dépend surtout de l’inclinaison de la roche crayeuse au-dessous du sable, les lignites se maintenant sous un niveau à peu près égal par rapport à la surface du sol. La plupart des cendrières sont en effet à jour, ou montrent en affleurement l’enveloppe argileuse qui les recouvre : quelques-unes cependant sont tout à fait sous le sable.
Presque toujours les amas de lignite forment des tertres très déprimés dans les plaines ou constituent une sorte de ferrasse autour des collines de calcaire grossier ; le sol des vallées qu’ils occupent et des plaines qu’ils recouvrent paraît inégal ou tourmenté ; leurs argiles superficielles rendent le pays à peu près impraticable pendant la saison pluvieuse.
La forme générale des amas est lenticulaire, de façon qu’ils sont comme amincis sur tout leur pourtour ; ils se composent de lits horizontaux et alternatifs d’argile, de marnes argileuses et calcaires, de sables, de grès et de lignite proprement dit.
La réunion de tous ces éléments, pourvu que les lignites soient suffisamment abondants, forme les cendrières, dont les produits sont devenus si utiles aux spéculations agricoles. Mais on trouve ' aussi, et en grand nombre, des amas où plusieurs roches manquent, même les lignites, et d’autres dans lesquels ceux-ci sont réduits à de simples filets ou tellement mêlés de sable qu’on ne peut en tirer aucun parti.
Les environs de Noyon sont remarquablement riches en cendrières. A Muirancourt, une exploitation, célèbre par les découvertes paléontologiques qu’on y a faites, a donné à Graves ^ la coupe que voici, prise de haut en bas :