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LER DE HON-GAC ( TONG -KING

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offrent de grandes analogies avec des espèces appartenant également aux flores de la base de l’époque jurassique.

La flore du Tong-King forme donc un lien intéressant entre les flores triasiques supérieures, rhétienne et jurassique inférieure de contrées très éloignées les unes des autres à la surface du globe, telles que l’Inde, l’Afrique australe et l’Europe occidentale.

Le bassin à lignite du Tong-King forme, d’après MM. E’uchs et Saladin, une bande presque continue, dirigée en moyenne du N. 70° E. vers le S. 70° 0., et recouvre actuellement une longueur de près de 111 kilomètres parallèlement à la côte. La surface de tout ce bassin est occupée par des collines de médiocre élévation, atteignant 200 à 300 mètres environ. Ses régions houillères les plus intéressantes sont à Hon-Gâc et à Ké-Bao.

Le bassin de Hon-Gâc (fig. 30) s’étend sur une longueur de 10 kilomètres environ de l’est à l’ouest et une largeur de 8 kilomètres du nord au sud. Il est limité au nord par de hautes collines boisées difficiles à parcourir, qui paraissent s’appuyer régulièrement sur une feuille ou sur un pli de calcaire marbre, parallèle à la base de Hà-Long, orientée en ce point de l’est à l’ouest. Cette muraille de rochers calcaires forme également la limite nord de la baie de Hon-Gâc, mais au delà on retrouve le terrain à houille affleurant au pied de la grande chaîne dont la crête sert de frontière entre la Chine et le Tong-King. On le connaît notamment à la souspréfecture de Hoan-Bô, près de laquelle la houille vient affleurer. Bans toutes les autres directions le bassin de Hon-Gâc est entouré par la mer, dont il est parfois séparé par une imposante barrière de calcaire carbonifère très inclinée.

C’est à ce bassin qu’appartiennent, entre autres, les mines Henriette et Marguerite dont on trouvera la coupe fig. 31 et fig. 32.

Le bassin de Ké-Baô occupe une superficie de 180 kilomètres carrés. 11 est entouré par la mer et, sur deux côtés, par les rochers de calcaire carbonifère. Au nord-nord-est, au contraire, ce calcaire, par suite du plongement des couches, est situé bien au-dessous du niveau de la mer et le bassin houiller lui-même s'enfonce sous les argiles et les grès versicolores qui forment le sommet de l’étage. Les couches de charbon ont été reconnues sur la rive sud-est auprès de laquelle on trouve d’excellents mouillages. Un des caractères du gisement de Ké-Bao est le grand développement des grès ferrugineux et du fer géodique intercalé entre les couches de charbon. Bien que ces minerais soient pauvres, ils méritent de fixer l’attention sur les régularités et le voisinage des couches de charbon. Le groupe des couches à houille qui affleure à Ké-Bao comprend cinq couches dont l’allure est fort régulière.

Indes. — Dans l’Inde et surtout dans la région supérieure de Damvoodah et dans le Burdwan, de grandes étendues de terrain sont occupées par la formation carbonifère, qui présente, en outre, des caractères géologiques spéciaux. Des inis= sionnaires, MM. Hislop et Hunter, ont donné, en 1855, à la Société géologique de Londres, une description des plantes fossiles qu’ils ont trouvées dans certains grès houillers de ces contrées. Parmi ces plantes, quelques-unes appartiennent au genre de celles qu’on rencontre communément dans les terrains houillers de l’Europe; mais il en est d’autres, comme les Zamites, Tœniopteris, Glossopteris, Vertebrarid

et Trizygia, qui semblent se rattacher à l’époque jurassique. 11 est encore certaines de ces plantes qui ont une analogie complète avec celles que renferme le terrain houiller de l’étage oolithique du Yorkshire-nord, ainsi qu’avec celles qu’on voit dans la Virginie ; mais le parallélisme est encore rendu plus frappant par la présence de quelques poissons fossiles du terrain jurassique, tels que le Lepidotiis et YEchinodus qu’on trouve dans les schistes de Kolah, et qui semblent appartenir à la même formation que les couches de Nagpur.

M. Medlicott a découvert, en 1865, dans le district d’Assam, au sud de Brahmapoutra, plusieurs couches exploitables dont le charbon était de qualité supérieure à celui qu’on avait jusqu’ici trouvé dans l’Inde.

On exploite dans l’Inde sur plusieurs points des couches de charbon dont la flore est absolument différente de celle du terrain houiller proprement dit telle qu’on la connaît en Europe et en Amérique. M. Bunburg, dans son étude sur les plantes de Nagpur*, avait fait remarquer dès 1861 les affinités de cette flore, d’une part avec la flore jurassique de l’Europe, d’autre part avec la flore des charbons de la Nouvelle- Galles du Sud. M. Hislop, dans une note faisant suite à cette étude, se montrait porté à ranger les couches de Nagpar au sommet du trias ou à la base du lias, tandis que M. Oldham les rejetait dans la série palæozoïque.

Depuis lors, de nombreux travaux ont été faits par les membres du Geological Survey de l’Inde, la flore a été étudiée en détail par M. Freistmantel, et M. Zeiller a donné de l’état de cette question le résumé suivant* :

Les dépôts de charbon de l’Inde appartiennent pour la plupart à un grand système de couches auquel on a donné le nom de Gondwana System et qui se divise en deux groupes, les gondwanas supérieurs et les gondwanas inférieurs ^ Ces deux groupes reposent l’un sur l’autre en stratification discordante et paraissent séparés par une lacune d’une certaine importance, à en juger par les dénudations subies par les couches les plus élevées du système inférieur avant le dépôt du système supérieur.

Les gondwanas supérieurs se subdivisent en deux étages. Le plus supérieur, représenté à Umia par des couches marines, renferme en ce point une couche que MM. Waagen et Stoliczka ont classée dans l’oolithe supérieur et dont l’étude leur a permis d’établir dans les couches marines de Cutch quatre subdivisions correspondant au bathonien, au callowien, à l’oxfordien et au portlandien. L’étage inférieur a fourni une riche flore renfermant une grande variété de tænioptéridées et beaucoup de cycadées de types très divers. M. Freistmantel, à raison de cette prédominance des cycadées et bien que certains types se rapprochent génésiquement de qgux de l’étage rbétien, a classé l’étage de Rajmahal dans le lias et M. Zeiller se range à cette opinion.

Les gondwanas inférieurs se divisent en trois étages qui sont, en allant du sommet vers la base : ceux de Panchet, de Damuda et de Talchir. L’étage de Panchet renferme des Schizoneura et des Pecopteris rhétiens, ainsi que des restes de Dicynodon et de Labyrinthodon analogues à ceux des couches triasiques. L’étage de Damuda rappelle intimement par sa flore notre grès bigarré. Enfin l’étage de Talchir et de

1. Quarterly journal of the Geological Society, t. XVII, p. 525.

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