Annales des mines, 8' série, t. II, p
BajppBBijBB
? "^y^sfflg
isisià -^SÈt^'Vi
KKIPL^^ÎI
Ife
■Il ir
Æli
n SS
Iw
'V’^.j 5âi^
kfMI
-J yi
ik
BiBifSiiBiDll
--«IlH
IHSSSBilBjBi
Quoi qu’il en soit, la partie inférieure de l'étage est caractérisée par la nature feldspathique et la couleur grise prédominante de ses grès, ordinairement micacés, qui présentent l’analogie lithologique la plus complète avec les grès houillers typiques des bassins européens. Gomme ces derniers, ils renferment de nombreuses intercalations de fer géodique et de sphérosidérite. Les schistes y sont rares, de couleur claire et de nature argileuse ou argilo-sableuse. Ils sont souvent noircis par du charbon, surtout au voisinage des couches de houille, et renferment, au Tong-King, de belles et nombreuses empreintes végétales.
Les principaux bassins houillers actuellement reconnus sont ceux du Tong-King, du Yun-Nan, de la province de Tinh-Hoa, de Nong-Sôn (Ânnam) et du Laos, notamment celui de Basrac, sur le Mé-Kong.
Immédiatement au-dessus du groupe houiller commencent les grès et argiles versicolores proprement dits. Les couleurs rouges et lie de vin deviennent prédominantes dans les grès et ceux-ci perdent peu à peu leur feldspath et leur vernis pour devenir exclusivement siliceux ; parfois même les grains de quartz atteignent des dimensions considérables et les grès passent alors à de véritables poudingues dont les assises résistantes forment en général l’ossature du relief de la contrée qu’ils occupent.
Les schistes sont alternativement blancs, roses, rouges et verts; ils sont plus franchement argileux que dans la partie inférieure du système et passent souvent à de véritables argilolithes. On n’y a pas trouvé de fossiles, mais MM. Fuchs et Saladin signalent l’analyse lithologique de ces couches avec l’ensemble des assises qui constituent en Europe les terrains permiens et triasiques ; si bien que souvent, au mont Ca-Tang, par exemple, on serait tenté de se croire sur une colline des Vosges ou de la Franconie. C’est au sommet de ces couches que l’on trouve, au Yun-Nan et dans la vallée du Mé-Kong, les argiles salifères et les grès imprégne's de cuivre qui complètent l’analogie pétrographique de ce système avec le trias européen.
L’étage que nous venons de décrire et dont la puissance est certainement supérieure à 1000 mètres, est un de ceux qui jouent le plus grand rôle dans la structure du sol de l’Indo-Ghine.
Les plantes recueillies au Tong-King par MM. Fuchs et Saladin au voisinage des couches de combustible, ont été l’objet d’une remarquable étude de la part de M. Zeiller*, qui a constaté parmi elles l’existence de plus de vingt espèces différentes. Les unes sont connues en Europe et sont caractéristiques des bassins rhétiens et infraliasiques de la Franconie, du Banat, de la Scanie, des Vosges et de l’Yonne.
Ce sont principalement : Asplenites Rœsserti, Dictyophyllum acutilobatum, D. Nilsoni, Clathropteris platyphylla, Podozamites distans, Pterophyllum œqmle, P. Münsteri, Nülsonia polymorpha, etc. D’autres, telles que Phyllotheca indica, Tæmopsis spatulata, Glossopteris Browniana, Nœggerathiopsis Hislopi, sont particuliers à l’Inde et s’y rencontrent dans des couches attribuées en partie aux formations triasiques, en partie aux couches jurassiques.
Enfin quelques espèces nouvelles, Polypodites Fuclisi et Cycadites Saladini,
1. Annales des mines, S- série, t. I, p. 299, avec trois planches.