Pumpelly, Geological Survey of Missouri, 1873, p
Quelques charbons de Ray County se distinguent par une grande proportion d’eau; par exemple celui de la mine d’Hayson en contient plus de 12 p. 100.
Le professeur Womley ‘ a analysé la cendre de la houille très pure de Jacob Sells
(Ohio). Elle a donné :
Silice . 44,60
Alumine . 42,10
Sesquioxyde de fer . 7,40
Chaux . 3,61
Potasse et soude . 1,82
Acide phosphoriqne . 0,29
Acide sulfurique . 0,58
Soufre . 0,03
Il a donné * des analyses détaillées de cendres fournies par d’autres houilles de l’Ohio :
HODILLE DE SEW-STBAITSTILt,E
HOUILLE DE PïGEON-CREEK, JACKSON j
Pour 100
Pour 100
Pour 100
Pour 100
de cendres
de bouille
de cendres
de houille
Sesquioxyde de fer ....
Alumine .
Magnésie .
Potasse et soude .
Acide phosphorique. . . .
Acide sulfurique .
Soufre .
Chlore .
trace
trace
Totaux . 1
Ces analyses offrent cet intérêt de nous faire connaître dans une certaine mesure les matières minérales assimilées par les plantes à l’époque houillère, matières qui toutefois ont été plus ou moins dissoutes et mélangées avec celles qui, comme l’argile, ont été déposées simultanément.
Elles offrent aussi de l’intérêt au point de vue agricole en montrant la présence dans les cendres de houille de l’acide phosphorique. On sait d’ailleurs que les cendres dont il s’agit divisent les terres argileuses auxquelles on les mélange, et fixent les engrais solubles de sorte qu’on ne saurait trop en reconnaître l’emploi comme amendement.
t. Geohgical Survey of Ohio, 1870, p. 130.
On s’est souvent demandé si la composition chimique et les qualités industrielle» des houilles étaient liées à la nature botanique des végétaux qui les ont constituées.
Dès longtemps on avait remarqué l’abondance des sigillaires dans certaines couches, qui fournissaient des charbons gras pour la forge, et celle des Fougères dans d’autres couches, dont les charbons à longue flamme convenaient pour la fabrication du gaz. Aussi, plusieurs géologues avaient-ils cru devoir attribuer aux essences forestières une influence prépondérante sur les qualités des houilles. D’autres ont pensé, au contraire, que ces qualités étaient à peu près indépendantes de la nature des plantes fossiles, mais qu’elles résultaient presque exclusivement des circonstances où s’était opérée leur transformation en charbon minéral
Les circonstances extérieures ont assurément joué le rôle principal. Ont-elles cependant effacé tout caractère distinct entre les différentes sortes de plantes qui ont formé la houille?
C’est une question qui n’avait pas été jusqu’ici, que je sache, abordée par l’expérience. M. Carnot * s’est efforcé de la résoudre, du moins sur un point spécial, en mettant à profit la découverte, au milieu de la grande couche de Commentry, de plantes transformées en houille, mais encore parfaitement reconnaissables à la loupe ou au microscope d’après les détails de leur structure.
Entremêlés dans un même banc de houille, ces plantes se sont certainement trouvées, depuis l’origine, dans des conditions toujours identiques, et elles ont subi toutes les mêmes circonstances extérieures. Si donc, on peut constater entre elles des différences de composition ou de qualité, on sera fondé à les attribuer à la diversité des espèces végétales. Quant aux anomalies accidentelles, on parviendra à les faire disparaître en opérant sur plusieurs individus de chaque espèce et prenant les moyennes des résultats obtenus.
Grâce à l’obligeance de M. Fayol, qui lui a envoyé une collection d’échantillons, et à celle de M. B. Renault, qui en a fait la détermination botanique, l’auteur s'est trouvé en possession de dix-huit échantillons appartenant aux espèces Calamodendron, Cordaïtes, Lepidodendron, Psaronius, Ptychopteris et Megaphyton.
Ces échantillons, bien triés, ont été soumis, d’une part, à l’analyse élémentaire, de l’autre, à la distillation en vase clos.
L’analyse élémentaire a donné les moyennes suivantes, déduction faite des cendres et de l’humidité des échantillons.
Carbone.
Hydrogène.
Oxygène.
Azote.
Calamodendron ( 5 échantillons).
Cordaïte (4 échantillons) ....
Lépidodendron (3 échantillons). .
Psaronius (4 échantillons) ....
Ptychoptéris (1 échantillon) . . .
Mégaphyton (1 échantillon) . . .
1882^)"' P- 462 (1877), et Anti. des Mines, 8» série, t. I, p. 269