The internai Structure of fossil vegetables, p
3. Le cannel-coal de Montrambert passe réellement au charbon à gaz compact plus ou moias clair formé de parcelles et de bouillie végétales ; sur la tranche, de fins pointillés parallèles et de rares traits brillants en dessinent la stratification.
formées des mêmes parties organiques, seulement plus mélangées de matière terreuse. Le boghead d’Ecosse, qui a le grain du gore, est formé d’une vase d’étang où ont poussé quelques racines de Stigmaria. Le blackbass est une argile si fortement chargée de matières bitumineuses qu’elle approche du cannel-coal.
La houille tendre, argileuse, renferme des grains de bois pourri et des filets charbonneux dans une terre noire. Au nombre des combustibles qui n’ont pas pris de consistance, M. Grand’Eury signale encore la Moorkohle, rappelant le tabac à priser ; selon lui, cette houille pourrait être née du terreau de forêts non inondées ; dans tous les cas elle n’a pas été cimentée par la dopplérite.
La houille barrée est une alternance de minces lits de houille mate et de houille claire avec des sillons de fusain; à Sarrebruck, elle est fcomposée d’écorces de Sigillariées et de Lépidodendrons séparées par du terreau végétal renfermant de minces débris foliaires et épidermiques.
Les houilles nerveuses sont entrelardées de veines impures, ternes, schisteuses, formées de menus débris apportés avec une boue végétale limoneuse. C’est ainsi que le rafford de la grande couche de Rive-de-Gier, au Bon, est un charbon plus ou moins pur coupé de veines de carruche lourde et cendreuse et de gore charbonneux. Le tamard de Bert est une alternance de houille et de cordons de gore charbonneux pointillé finement sur la tranche par des parcelles végétales.
La houille minéralisée par le cai’bonate de fer a une texture schisteuse à bandes rougeâtres et cordons noirâtres alternes. Elle est striée parfois de filets de houille en tel nombre qu’elle contient jusqu’à 50 pour 100 de matière charbonneuse et bitumineuse. A Decazeville elle est parfaitement stratifiée par des écorces et des feuilles, et rubanée par des lignes de houille terne. En un endroit de la troisième brûlante, à Montrambert, la matière charbonneuse est fondue à la roche comme si elle s’était précipitée très délayée en même temps que le minerai. Dans la Ruhr, le mélange est encore plus intime.
Les lames et les lamelles claires de la houille normale représentent très généralement des débris chlorophylliens aplatis et stratifiés.
On s’assure aisément que, dans le charbon schisteux surtout, les lames et les lamelles claires nettement délimitées représentent des feuilles et des écorces aplaties. On ne peut en exempter que quelques veines de charbon ressemblant à du brai, plus ou moins épaisses et continues, comme on en voit dans la troisième couche à Beaubrun et à la Barallière. A part cela, on ne connaît que la houille de Bert pour avoir des lamelles brillantes, mais peu nettes, formées visiblement des mêmes détritus délayés plus purs que ceux de la partie terne.
Suivant M. Gœppert*, presque toujours, dans le charbon même, on n’aperçoit que des écorces de tiges si aplaties que leur paroi interne est appliquée sur ellemême et ne se trouve disjointe, dans quelques cas, que par l’interposition d’une même lame de terre bitumineuse. C’est près de ses joints de stratification que la houille, moins compacte, laisse voir de même les empreintes de feuilles et d’écorces qui affleurent en traits brillants sur la tranche. De la Bêche a bien constaté^ que les Sigillaria, les Lepidodendron et aussi les Stigmaria visibles dans la houille