Explicatijii de ïa carie géologique
COMIilSTIBLES MINEUAUX.
la couche Hibernia, veines de schistes charbonneux renfermant du fusain et des macrospores, avec Stigmaria en place. Il y a des Stigmaria dans le charbon pur de Bochum, entre les grandes écorces aplaties de sigillaires. Dans le charbon de Shamrock, on voit intimement entremêlés, écorces, parcelle, fusain et Stigmaria.
Dans la Pologne russe, à Dombrowa, une grande couche de 10 à 15 mètres d’épaisseur, commence en bas par un banc de boghead charbonneux lourd, dit S%yher, qui n’est pas nettement séparé de nos schistes noirs à Stigmaria; dans ce banc, forme d’une vase végétale noire, apportée par les eaux, ont poussé des Stigmaria, d’abord isolés dans la partie inférieure, puis rapprochés et condensés dans dos veines de houille plus claire situées au-dessus de telle manière qu’on pourrait croire toute la couche formée sur place; mais, quelque serrés qu’ils soient, à certains horizons, on remarque que ces rhizomes n’ont formé qu’une petite partie de charbon ; une masse importante de la couche est composée de matières ligneuses délayées et de boues végétales, que stratifient quelques écorces et de nombreux filons parallèles de fusain ; dans la partie supérieure de la couche, le charbon présente en outre une grande quantité de points bruns, qui sont des macrospores amenées pêle-mêle avec les substances végétales; au reste, dans cette partie il n’y a plus de Stigmaria. La houille de Khirzell, dans l’Oural, renfermant beaucoup de Stigmaria, dont quelques-uns ont pris racine dans les sillons les plus terreux, est, en partie notable, formée d'une pâte charbonneuse contenant beaucoup de paillettes de fusain.
A Sarrebrück, à Rive-dc-Gier, les Stigmaria, toujours disposés dans le sens de la stratification, ne forment, comme en Westphalie, qu’une fraction infime de la houille, la centième partie tout au plus.
La plupart des Stigmaria dans la houille ont dû se déposer aplatis, avec ou sans racine, car ils n’ont pas oblitéré la stratification ni déterminé de glissements laté-
La ])lupart ont dû flotter et se développer à la surface de l’eau, avant d’aller s’interstratifier avec les écorces et les autres détritus végétaux transportés et tombés au fond de l’eau.
Le métamorphisme de la houille, dit M. Grand’Eury*, s’est produit sous l’action d’une faible température. Les terrains de transition étant presque tous fortement métamorphisés, on croit qu’ils ont été soumis à une température notablement plus élevée que la température actuelle des roches, et que l’action de cette température a été égalisée par l’eau chaude comme véhicule. Or, comme on a lieu (l’admettre que la chaleur terrestre a diminué constamment, et comme, d’un autre côté, on peut vérifier qu’en général les terrains sont de moins en moins métamorphisés en remontant la série, on est en droit de conclure que le degré de conversion en houille qui augmente avec l’âge du combustible est précisément en rapport avec le degré de métamorphisme des terrains. Par là on explique pourquoi les combustibles ne sont presque jamais à l’état de lignite dans le terrain bouiller et à l’état (le houille dans le culm.
Cependant la dureté des roches houillères est aussi souvent un effet de cimentation cjue de métamorphisme. Dans tous les cas, la chaleur, au degré d’action qu’elle
« mims, 8' Ecrâ', 1. 1, 2' livraison de 1882.