‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 74 sur 184 · I. Mémoire de 1848, p. 325 et suiv · texte numérisé non relu

I. Mémoire de 1848, p. 325 et suiv

Certaines raisons ne permirent pas de continuer les travaux d’approfondissement. Mais les exploitations entreprises dans un autre puits ont maintenant sanctionné la remarquable interprétation de Dumont, en établissant que le terrain houiller gît bien, en ce point, sous le calcaire dévonien qui a été renversé.

Seulement, l’épaisseur du calcaire a été moindre que ne l’avait annoncé Dumont, mais cette épaisseur pouvant varier d’une localité à l’autre, comme cela a été observé

Fig. 88. — Coupe de la bure du Saint-Homme, à Thulin, près de Mous. — M, morts-terrains (tertiaires et crétacés) 34 mètres d'épaisseur. — Is, schistes calcaires 78 mètres. — Ig, poudingues dévoniens 54",80. — is, schistes dévoniens 23 mètres. — ic, calcaire dévonien 25 mètres. — H, schistes houillers. — D’après Dumont et MM. Cornet et Gosseict.

pour le ealcschiste et le poudingue, dont la puissance augmente en avançant de l’est à l’ouest, l’illustre géologue n’avait, du reste, considéré ce résultat que comme approximatif.

Des failles nombreuses et d’une extension verticale et horizontale souvent considérable découpent le terrain houiller, de même que tous les autres terrains primaires de la Belgique, et ajoutent leur complication à celles qui résultent des ren-

versements dont on vient de voir un des cas les plus extraordinaires qui aient été constatés jusqu’à présent.

MM. Briart et Cornet ont fait connaître qu’il existe dans le terrain houiller du llainaut certains accidents analogues à ceux qui ont été signalés dans les terrains crétacés et tertiaires sous les noms de Puits naturels et à'Orgues géologiques, ainsi que de Marquais (par les carriers de l’Artois).

Ce sont, en effet, de véritables puits, à sections curvilignes plus ou moins régulières, traversant les couches houillères obliquement ou normalement à la stratiQcation.

Ces excavations diffèrent surtout des failles en ce qu’elles ne sont jamais accompagnées de rejets ; elles n’ont de commun avec elles que la nature des roches qui constituent leur remplissage.

Ce sont des débris de houille, de schistes, de grès houiller, éboulés des parois, parmi lesquels on rencontre accidentellement des lignites, des argiles et des sables crétacés, mais, jusqu’ici, pas de roche tertiaire.

On a rencontré de ces puits naturels dans plusieurs chai’bonnages du llainaut, notamment dans ceux de Bascoup à Chapelle-le-Herlarmoit, du Sars-Longehamps à la bouvière, du Grand-Hornu à Hornu, du Mourage, de Quareguoy, etc.

La grande vallée houillère du bassin de Namur s’étend au delà des frontières belges, d’un côté jusqu’en AVestphalie, et, de l’autre, jusque dans le département du Pas-de-Calais et peut-être même jusc[u’en Angleterre, dans le bassin du Somersetshire.

L’étage houiller est peu développé dans le bassin de Binant, où il se montre composé de psammites et de schistes, mais on n’y trouve que peu ou point de houille. 11 forme dans cette région les petits bassins de Florennes, d’Aubée, de Bois-Borsu, d’Assesse, de Bende, de Modane et deLincht.

Le grès houiller est utilisé comme pierre à paver et comme meules à aiguiser.

On extrait chaque année en Belgique de 4 à 5 millions de tonnes de houille ; en 1873 ce chiffre s’est élevé à 15 778 401 tonnes.

Bans un travail de M. Carnot, les couches de houille exploitées en Belgique sont divisées en quatre classes, d’après les différentes propriétés physiques et chimiques du combustible qu’elles fournissant.

1“ La houille maigre à longue flamme ou houille fléau. — C’est un charbon brillant à cassnre fibreuse, ne se réduisant pas en poussière, mais en petits fragments à surface lisse, ne tachant que peu les doigts, et partagé naturellement par deux plans de clivages obliques qui donnent aux morceaux la forme de prismes à bases rhombes.

Le charbon flénu s’enflamme très rapidement et brûle sans coller, avec une flamme vive et longue, en donnant beaucoup de fumée. Bistillé en vase clos, il fournit une grande quantité de gaz d'éclairage, mais ne laisse, comme résidu, qu’un coke en petits morceaux, très friable, dont on ne peut guère faire usage.

Le charbon flénu est très estimé par toutes les industries qui ont besoin de flammes longues ou d’une grande quantité de chaleur à produire rapidement à un moment donné. 11 est principalement employé au chauffage des chaudières de ba-

teaus à vapeur, au puddiage du fer, à la cuisson des tuiles, des carreaux et de la faïence, dans da fonte du verre à vitres et à glaces et dans la fabrication du «■az d'éclairage. 11 convient beaucoup pour les industries qui emploient le four Siemens.

Certains charbons llénu ont fourni jusqu’à 550 mètres cubes de gaz éclairant, par 1000 kilogrammes de houille employée.

2“ La houille maigre à longue flamme ou demi-grasse. — C’est un charbon noir, à cassure schisteuse, se réduisant assez facilement en poussière, tachant les doigts, se partageant naturellement en blocs assez friables qui affectent la forme de parallélipipèdes et renferment assez souvent de minces lits de houille daloïde.

Cette houille s’allume plus difficilement que le charbon flénu, et brûle moins rapidement, avec une flamme assez longue et en s’agglutinant. Soumise à la distillation, elle fournit moins de gaz d’éclairage que le charbon flénu, mais le résidu est un coke d’assez bonne qualité, que l'on peut utiliser au cliauffage domestique et à quelques autres usages.

La houille demi-grasse est employée principalement pour le chauffage dés chaudières à vapeur, les usages domestiques, la fabrication du gaz d’éclairage et la fabrication du coke do métallurgie, quoique ce coke soit ordinairement d’assez faible densité et poreux.

3“ La houille grasse maréchale, ou houille grasse. — Cette houille, est ordinairement très friable, très poussiéreuse et tachant les doigts. Elle a un aspect gras caractéristique et renferme beaucoup de houille daloïde. Les gros morceaux affectent la forme de parallélipipèdes.

La houille grasse maréchale s’allume plus difficilement et brûle moins rapidement que les charbons des deux classes précédentes. La flamme est relativement courte, et les morceaux de houille en ignition ont une grande tendance à s’agglutiner. Soumise à la distillation, elle produit un coke pesant, dur, très recherché par la métallurgie. Aussi la majeure partie de cette houille, extraite en Belgique, sertelle à alimenter les nombreux fours à coke qui y sont établis. Elle est aussi très estimée pour le chauffage domestique et les foyers de forgerons.

4“ La houille sèche à courte flamme, ou houille maigre. — Cette houille, dans certaines couches, est à cassure schisteuse, généralement rês'siante, se divise en morceaux parallélipipédiques, quelquefois prismatiques à bases rnombes, montrant ordinairement d’assez nombreux lits de houille daloïde

Dans d’autres couches, la houille maigre est à cassure conchoiclo, très fragile, et se réduit facilement en poudre fine tachant les doigts.

Cette houille s’enflamme avec difficulté et brûle très leptem-u .sans coller ni se' ramollir, avec peu de fumée et une flamme courte et moins brillante que celle des charbons des autres classes.

Si l’on soumet la houille maigre à la distillation, il s’en échappe peu de gaz et il reste un coke fritté, souvent en poudre incohérente, d’autres fois ayant conservé la forme des morceaux de charbon, et dans ce cas il est assez pesant, mais friable.

La houille maigre est principalement utilisée pour la cuisson des briques et de la chaux, pour le grillage des pyrites, la réduction du minerai de zinc, et pour la fabrication des charbons agglomérés.

■i04 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

C’est principalement le charbon menu qui est employé à ces divers usages. Les gros morceaux sont vendus pour le chauffage domestique.

Il existe sur certains points du pays une variété de houille maigre connue sous le nom de terre-houille. Elle est généralement très friable, presque toujours à l’état de menu, et mélangée intimement de matières argileuses et sulfureuses.

La terre-houille s’allume difficilement et brûle très lentement, en donnant une chaleur douce et uniforme, mais en répandant une odeur sulfureuse. En la mélangeant avec de l’argile, on fabrique de petites masses arrondies (boulets de terrehouille) que l’on emploie au chaufl'age domestique.

Les quatre classes principales de houille dont nous venons de parler passent de l’une à l’autre par transition insensible, et il est souvent assez difficile de rapporter d’une manière précise à l’une d’elles une variété quelconque de houille. C’est pourquoi l’on a établi dans le commerce des classes intermédiaires. Ainsi, les couches qui fournissent du charbon faisant le passage de la houille maigre à courte flamme à la houille grasse maréchale sont dites demi-grasses, quoique leur charbon soit de qualité bien différente de celui des couches demi-grasses qui sont comprises entre la houille flénu et la houille maréchale à longue flamme. De même entre les charbons flénu et les demi-gras proprement dits il existe une variété qui participe des propriétés de ces deux classes, et que l’on désigne sous le nom flénugras. Elle est très recherchée pour la fabrication du gaz d’éclairage.

AXGLETERRE

En examinant, sur la carte géologique du nord de l’Angleterre, d'une part le bassin du Durham, sur l’un des versants de la chaîne de montagnes qui court au centre nord de l'Angleterre, et d’autre part le bassin du Cumberland sur l’autre versant de la même chaîne, — on voit d’abord qu’une grande distance sépare ces deux bassins de ceux du Yorkshire et du Lancashire, placés au sud. On voit de plus que s’il est impossible de constater des caractères de relation entre les deux premiers bassins, il n’est guère plus facile d’en trouver entre eux-mêmes et ceux du sud. Par conséquent, nous pouvons considérer comme les régions houillères du nord, celles qui se trouvent au delà d’une ligne qui, partant de l’embouchure de la Tess à l’est, irait rejoindre, à l’ouest, Kendal et l’extrémité sud des lacs voisins.

Bassin du Norlhimberland et du Durham. — A peu près à égale distance de la mer d’Irlande, à l’est, et de la mer du Nord, à l’ouest, s’étend la large crête de la chaîne montagneuse dont nous avons parlé plus haut'. Formée du calcaire carbonifère, avec ses nombreuses subdivisions si bien étudiées dans les mines de plomb que renferme la contrée, cette chaîne laisse apparaître le millstone grit sur ses hauteurs, ainsi que sur les plateaux qui s’étendent sur plusieurs milles de longueur à l’est. Du côté de l’ouest, vers Penrith, elle s’arrête brusquement en accusant des

1. La Houille el l’exploitation des houillères en Angleterre, par YVariaglou- W- Smylli,

dislocations qui remontent à la période primitive, tandis que de l’autre côté le terrain suit des pentes plus régulières à partir des sommets. De ce côté-là, les diverses formations inclinent peu à peu et régulièrement vers l’est ; à mesure qu’on s’avance vers la côte, elles accusent, dans l’échelle ascendante, leur ordre de stratification jusqu'aux couches de houille; puis elles sont enfin recouvertes par le calcaire magnésien et plongent bientôt après dans la mer. Le bassin de la Blythe, de la Tyne et de la Wear, qui emprunte ses noms aux trois rivières qui le traversent, présente entre l’île Coquet, au nord, et le voisinage de la Tees, au sud, une longueur de plus de 50 milles (80,5 k“, 5) sur une largeur de 20 milles (52 k“., 180), qui se continue en remontant jusqu’au delà de la Blythe, où elle commence à décroître.

La surface totale de ce bassin est de 705 milles carrés (environ 1819 kilomètres carrés). Dans la région ouest, on n’exploite que quelques couches, celles du fond; mais c’est dans la direction de la ligne qui passe par Newcastle et Durham qu’on rencontre la riche série des couches exploitables. A partir de l’embouchure de la Tyne, et suivant une direction sinueuse pour arriver près de Bishop .Auckland en passant par llougthon-le-Spring, apparaît le terrain permien, dont les assises sont nettement représentées par le calcaire magnésien, reposant çà et là sur le grès rouge,

Le manque de cohésion de ce terrain et sa nature aquifère à l’est de la ligne sinueuse que nous venons de tracer rendent d’une exécution très difficile les puits creusés dans cette région pour atteindre la houille. Jadis, confondant cette formation calcaire avec celle du calcaire carbonifère inférieur, on croyait que sa présence annonçait la limite du bassin houiller. Ce fut donc une entreprise bien hardie de la part de MM. Pemberton, lorsqu’un jour, se basant sur une étude plus vraie du terrain, ils se décidèrent à faire des recherches non loin de la côte, près de Sunderland. Le puits de Monkwearmouth, qu’ils creusèrent, est resté célèbre à cet égard.

Commencé en 1820, le fonçage dut traverser 550 pieds (près de 100 mètres) de la formation calcaire dont nous parlons, au milieu d’une affluence d’eau qui, vers la fin, ne s’élevait pas à moins de 156 hectolitres par minute. L’épuisement de cette énorme quantité d'eau se faisait avec des pompes qui continuèrent à fonctionner jusqu’au moment où l’on parvint à rendre le puits étanche au moyen d’un revêtement intérieur dit cuvelage. Enfin à la profondeur de 484“, 40 le puits recoupa une première couche de houille, nommée Maudlin ou Bensham, et à 520 mètres plus bas, il atteignit la couche Hutton.

Comme on voit ces résultats révèlent un caractère curieux de la configuration du bassin houiller. Ainsi, les mêmes couches qui, à Sunderland, plongent sous la mer à 520 mètres, se rencontrent au nord et au sud à une profondeur moindre, et, continuant à se relever à mesure qu’on s’avance vers l’ouest, viennent affleurer à Howes-Gill, à 220 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la mer, ce qui constitue une différence totale de niveau de 740 mètres. D’après cela, la section transversale du bassin semblerait donc être représentée par une couche courbe; mais comme les couches ont une tendance à plonger vers l’est, ainsi que le prouvent les puits creusés le long de la côte, il reste encore à déterminer si le point le plus bas de la courbe ne serait pas situé plus au loin sous la mer, auquel cas il faudrait

admettre l’existence d’un large gisement houiller sous le lit de la mer du Nord. Ces puits, ainsi que ceux plus récents de Ryhopc et de Seaham, qui se trouvent un peu plus éloignés de la côte, n’ont pas encore atteint les couches les plus pro. fondes, mais la succession de ces couches a été parfaitement reconnue dans les travaux moins profonds qui existent à l’ouest du bassin.

L’ensemble de toutes les couches reconnues depuis la plus profonde forme une épaisseur qui dépasse 600 mètres. C’est dans la première moitié inférieure que sont situées les plus riches. Dans ce bassin, comme en général dans tous les autres l’épaisseur et les caractères d’une même couche présentent parfois tellement de variations entre deux puits éloignés qu’il devient souvent très difficile d’établir des analogies. Là, par exemple, un charbon sera reconnu excellent pour les machines à vapeur qui, sur un autre point, ne conviendra guère plus que pour les usages domestiques.

Dans une section quelconque du bassin, le nombre des couches reconnues exploitables s’élève en moyenne à douze, représentant une épaisseur totale de charbon de 15'", 20. Au grand avantage de l’exploitation, ces couches ont, en général, une allure régulière (inclinaison moyenne de 1 sur 20) et une épaisseur convenable de O"", 9 à 1">,80; en outre les qualités des houilles sont excellentes, et la solidité du toit, en permettant d’établir de larges voies de communication et de larges chantiers, rend le boisage peu coûteux.

Les seules difficultés qu’on rencontre proviennent de la profondeur à laquelle il faut descendre pour atteindre le combustible dans les nouveaux puits, des couches aquifères qu’on a à traverser et de la grande quantité de grisou qui se dégage de certaines couches. Les failles ne sont ni aussi fréquentes ni aussi rapprochées que dans les autres bassins, et les dykes de basalte qui traversent le district dans une direction est-sud-est, bien qu’ils altèrent la houille sur une étendue de plusieurs mètres, sont loin cependant d’y apporter des désordres comparables à ceux qui existent dans les bassins du sud — Staffordshirc et de l’Ecosse. La faille la plus remarquable est celle de 164"', 50, qui, apparaissant sur la côte près de Cullercoats, où elle déplace les couches de cette quantité, se dirige vers Gosforth et Blaydon, et de là, atteignant la chaîne montagneuse que nous connaissons, peut être considérée comme se prolongeant à l’ouest à travers la formation calcaire jusqu’au nouveau grès rouge aux environs do Carlisle. Sur cette dernière partie de sa course, le rejet, bien que variable, a eu pour effet de séparer du côté nord, une longue bande du dépôt houiller où sont venues s’installer les exploitations de Stuhlick, Midholm, Tyandall-Fell, etc. '

Ce sont les différences de qualité que présentent les couches du bassin qui donnent lieu à un classement des houilles suivant le genre d’emploi auquel chacune d’elles convient le mieux. Ainsi, le meilleur charbon pour les usages domestiques, qui provient des puits bien connus sous le nom de Wallsend, se trouve dans la région comprise enh’e la Tyne et la Wear; on en rencontre également entre cette dernière rivière et Castle-Eden, ainsi qu’aux environs des Bishop-Auckland. Le charbon pour machines à vapeur (densité plus grande et cendres blanches) s’exploite à 8 kilomètres environ au nord de la Tyne, tandis qu'on en extrait d’excellent pour faire du coke tout le long de la ligne des affleurements de l’ouest, depuis Wylam et Ryton, en descendant, jusqu’aux environs de Raby Park.

La production totale du bassin compris dans le Durham et le Norlhumberland,qui n’était en 1854 que de 15 651 925 tonnes, s’est élevée en dix ans (1864) au chiffre de 25 655 652 tonnes. Cet accroissement considérable est dû en gi-ande partie au développement rapide qu'a pris l’industrie du fer du Cleveland, dans le nord du Yorkshire, industrie représentée en 1854 par 58 hauts fourneaux, et 1865 par 108 répartis dans trois districts. Mais la consommation du charbon a dû augmenter encore d’une manière notable depuis qu’on a expédié vers l’ouest des quantités énormes de coke pour le traitement des minerais d’hématite.

Bassin du Cumberland. — Dans la formation calcaire de la région montagneuse qui avoisine Alston, se trouvent deux ou trois petites couches d’anthracite (crow coal), qui n’ont que quelques centimètres d’épaisseur; on les a exploitées pour la cuisson de la chaux, mais la production est de peu d’importance au point de vue commercial. En revanche, lorsqu’on passe de l’autre côté de la grande faille dont nous avons parlé plus haut, on constate un changement i-emarquable. C’est ains que sur la ligne du chemin de fer de Newcastle à Carlisle, à Blenkinsop, on a exploité un excellent charbon (bituminous coal) dans une couche de 1™,80 d’épaisseur, dont le toit est essentiellement calcaire. A mesure que les couches s’avancent vers le nord, leur nombre et leur importance ne font qu’augmenter. M. Boyd, qui les a décrites, leur attribue, dans cette région, une épaisseur moyenne de 0“,60 à 1"',20 et il en compte jusqu’à douze, qui sont en quelque sorte le prolongement des couches si estimées de l’Écosse *.

Sur le versant ouest de la grande chaîne de montagnes calcaires, au voisinage du grand escarpement de Cross-Fell, on rencontre quelques indices qui trahissent les bouleversements qu’ont subis certaines couches de houille; mais la région importante du bassin du Cumberland n’apparaît distinctement qu’au sud de Wigton, où elle émerge au-dessus du grès rouge, pour s’étendre au-dessus de la formation plus ancienne de Lake District, du côté de Maryport et Workington, jusque près de Saint-Bees où elle se termine.

Ce bassin est loin de renfermer des couches aussi nombreuses et d’une épaisseur totale aussi grande que celui de Durham, car il a moins de 50 milles de longueur (48tii,270) sur 6 de large (9'‘‘',650); en outre, la houille qu’il fournit est moins bonne pour les foyers domestiques et la fabrication du coke. Néanmoins, certaines couches sont remarquables par leur épaisseur, leur régularité et surtout par les circonstances dans lesquelles on les a exploitées. Pour bien en juger il faut aller jusqu’à Whiehaven, où, le long de la côte, sur une étendue de près de 2 milles (5‘“,220), Lonsdale a fait exécuter de grands travaux qui s’élendent sous la mer jusqu’à une distance de 2 kilomètres. Les strates du terrain, légèrement inclinées vers la mer, sont dérangées par une succession de failles qui ont rendu les explorations extrêmement difficiles et coûteuses. Heureusement la nature de ces dérangements est telle qu’on a pu travailler en grande partie, au moyen de galeries horizontales partant des puits William, Wellington, Croft, et Salton, à des profondeurs ne dépassant pas 182 à 274 mètres.

Suivant M. Jars, des travaux auraient été entrepris en 1765, qui s’étendaient

l. Transactions of the institule of Mining engineers.

déjà jusqu’à un quart de mille sous la mer. Trois couches étaient alors en exploitation ; la première, celle du dessus, contenant, sur une épaisseur de 1“,50, un charbon en quelque sorte pierreux, servant à la fabrication du sel ; la seconde (Baimock band), située à 157™, 10 plus bas, et la troisième ayant 3 mètres de puissance. Des rails de bois existaient dans la mine, et l’épuisement des eaux était fait au moyen de quatre pompes à feu, dont deux étaient établies au bord de la mer. M. Jars ajoute que le feu grisou (fire damp) semble avoir apporté des entraves à l’exploitation, et il cite comme un fait remarquable que déjà à cette époque le directeur de la mine proposait aux autorités de Whitehaven de placer des tuyaux de plomb dans toutes les rues, et d’employer à l’éclairage de la ville le gaz qui se foi'mait naturellement dans les travaux.

A 'NVorkington, les travaux ont été également poussés sous la mer; mais ayant été conduits trop loin, jusqu’en un point où les couches se relèvent, et des précautions suffisantes n’ayant pas été prises, les eaux ont fait irruption eu 1857 dans les galeries. Les conséquences de cette catastrophe ont été la mort de 36 ouvriers et la perte totale de la mine. Aujourd’hui les mêmes couches sont largement exploitées dans la région où elles se relèvent, c’est-à-dire à Clifton et aux autres mines situées dans la vallée de Derwent, ainsi que du côté de Maryport et de Wigton.

La production totale du bassin, qui était en 1854 de 887 000 tonnes, s’est élevée en 1864 à 1 401 500 tonnes.

Bassin de l'Écosse. — Le terrain carbonifère, en Écosse, s’étend de la côte d'Ayr, à l’ouest, jusqu’à l’embouchure du Frith of Forlh, à l’est, sur une largeur irrégulière de 20 à 50 milles (32 kil. à -18 kil.). Considéré au point de vue de l’exploitation de la houille, il est divisé en plusieurs bassins distincts, tantôt par le soulèvement des Couches inférieures stériles, et tanlôt par la présence de masses (îonsidérables de roches ignées (le trapp porphjToïde du nord de l’Angleterre) existant les unes à l’état de couches, et les autres à l’état de dykes injectés au milieu de la formation houillère.

C’est dans le bassin de Midlothian, à l’est d’Edimbourg, qu’on peut bien juger, dans toute son épaisseur, de la richesse houillère du terrain. Là, dans un district de 9 milles (14*^“, 50) de longueur sur 2 ou 3 de large (3'‘“,20 à 4'‘“,80), on trouve des couches de charbon ressemblant, comme caractère et composition, à celles de l’Angleterre. La masse totale de la formation carbonifère, qui a environ 360 mètres d’épaisseur et qui est divisée par un banc intermédiaire de roches stériles de 60 mètres, renferme une douzaine de couches de houille, ayant en général de 0"‘,60 à 1“,50, parmi lesquelles l’une d’elles, dite la Grande-Couche {the cjreat seam), présente, par exception, l’épaisseur de 2“*, 40 à 3 mètres.

Au-dessous de ces couches, on trouve le millstone grit, ayant 102 mètres, puis en descendant l’échelle des formations, on arrive au calcaire carbonifère, qui, au milieu d’une épaisseur totale de 477 mètres, renferme à peu près 17 couches de charbon ayant chacune 0“,50 à 1”,30, et séparées par de minces bancs de calcaire, dont les épaisseurs additionnées ne représentent guère plus de 12 mètres.

Dans la région inférieure du calcaire, la houille fait complètement défaut.

COMBUSTIBLES MINÉBAUX.

M. Mattliias Dunn a donné en 1850 une intéressante description des travaux exécutés dans ce bassin, du coté des affleurements. D’après lui, on comptait à cette époque, à la mine de Niddrie, 24 couches exploitables, représentant au milieu d’une formation de 1305 mètres une épaisseur totale de 28'", 50 de houille comprise entre la couche dite gramacham ou diamant au-dessus, et la couche dite north-greem au-dessous, cette dernière reposant pour ainsi dire sur le calcaire à Encrinües.

Le bassin du Fifeshire, tel que l’a décrit M. Landale, présente un groupe de couches qui a de la valeur. L’une d’elles, la principale, dite couche Dysarl, atteint l’épaisseur extraordinaire de 6‘",50 ; malheureusement, dans cette région, le terrain a été très disloqué par des failles et par la présence de roches ignées.

Si l’on passe à l’ouest, en traversant Clackmannan, Stirling et Linlithgowsliiro, on arrive aux importants bassins du Lanarkshire et de l'Ayrshire, dont les caractères distinctifs principaux sont de fournir des charbons de qualités extrêmement appréciées, tels que le parrot-coal, spécial pour la fabrication du gaz d’éclairage ; le spHnt-coal, qu’on trouve en couches moins épaisses et qui convient admirable ment pour la métallurgie ; on y trouve en outre le précieux minerai de fer carbonate, bien connu sous le nom de black-band, et qui pendant longtemps a été l’élément principal de la produotion des fontes si estimées de l’Ecosse.

L’importance des bassins de l’Ecosse est démontrée par ce fait, qu’en 1834 la production du charbon n’était que de 7 559 720 tonnes, provenant de 567 mines, et qu’en 1864 le nombre des exploitations, s’élevant à 497, a fourni 12 586 000 tonnes.

Bassin du Yorkshire et du Derbyshire. — Lorsqu’on suit la ligne de Leeds à Xottingham, on rencontre une succession non interrompue de gisements houillers d’une longueur de 65 milles (104''“, 60), sur une largeur variant de 8 .à 20 (12'''', 80 à 52''“, 20), et plongeant doucement vers l’est, où viennent en recouvrement et dans leur ordre de succession le grès rouge inférieur, le calcaire magnésien et le nouveau grès rouge. Limitée à l’ouest par les affleurements des couches, la houille est donc recouverte, à l’est, par des terrains de formation plus récente, sous laquelle elle s’étend probablement très loin.

Le terrain houiller, qui n’est en plein développement qu’à une distance de plusieurs kilomètres des affleurements, offre une épaisseur d’environ 900 mètres, et se distingue, dans ses assises inférieures, par des couches avec mur de pierre dure dite de ganister, et par la présence, au milieu des schistes, de coquilles marines. Les couches de houille les plus importantes, ainsi que celles de minerai de fer qui les accompagnent, sont en plus grand nombre dans l’étage inférieur de la formation. Les premières sont, en moyenne, au nombre de seize, embrassant une épaisseur totale de chai'bon de 15'",50. La plus remarquable est celle qu’on désigne sous le nom de top-hard; dans le Derbyshire, elle n’a que 'I‘",50 à l'",80; mais en passant dans le Yorkshire, elle devient la couche Barnsley-thick-bed, qui n’a pas moins de 2'", 70 d’épaisseur. Les houilles de ces régions les mieux connues sur le marché de Londres sont la houille dite clod ou black-stone, du Derbyshire ; la houille silkstone du sud du Yorkshire et la houille Kilbum-coal; cette dernière, l’une des plus estimées pour foyers domestiques, ne se trouve que dans le sud du Derbyshire.

On peut considérer les comtés que nous venons de citer, en y joignant toutefois celui de Notthingham, comme renfermant, sans solution de continuité, les plus vastes gisements de houille de l’Angleterre ; car la superficie qu’ils occupent peut être estimée à plus de 800 milles carrés (2071 kilomètres carrés). Mais ce qu’il y a de plus heureux dans cette situation, c’est qu’ils se prolongent vers l’est, ainsi que l’a démontré le puits si hardiment creusé à Shireoak, par le duc de Newcastle. Ce puits, ouvert dans le grès rouge, à une distance de cinq milles (environ 8 kilomètres) des affleurements, a non seulement recoupé la couche iop-hard à la profondeur de 510 yards (466 mètres), mais a démontré que toutes les autres ne se trouvaient pas à des profondeurs exagérées, et que leur inclinaison n’est pas défavorable à une facile exploitation.

Bassin du Lancashire. — Bien que de forme moins régulière que les autres, et souvent recoupé par de grandes failles qui produisent des rejets de 91 mètres, le bassin du Lancashire n’en est pas moins un des plus importants. Lorsqu’on suit attentivement la direction des couches, on les voit passer à l’ouest de la chaîne de collines peu élevées qui semblent les séparer du Yorkshire, puis venir retrouver les autres couches dont l’existence a été constatée sur le versant opposé. Ce phénomène est surtout applicable aux houilles dites ganister-coals, à celles dont le toit renferme des fossiles, et à la couche Arley, qui est l’homologue de celle dite black-shale ou silkstone. Malgré les grandes dislocations produites par les failles, la disposition générale des couches a une grande analogie avec celle du bassin du Yorkshire, c’est-à-dire qu’elles inclinent vers la région des marais, et qu’après s’ètre développées sur une surface d’étendue variable, elles sont remplacies par le terrain permien et par le trias. Cependant l’épaisseur totale de la formation carbonifère, ainsi que le nombre des couches de houille, sont plus considérables de ce coté que du côté du versant est de la chaîne de collines.

M. Binney, qui a étudié avec soin ce bassin, a reconnu depuis longtemps qu’on peut diviser en trois parties son épaisseur totale, qui dépasse 2100 mètres.

1“ La région supérieure, renfermant les calcaires particuliers d’Ardwick avec de nombreux poissons fossiles, et plusieurs couches minces de houille ;

2“ La région intermédiaire, occupant à elle seule 1050 mètres, et contenant les couches de houille les plus importantes à partir de celles du bas, la couche Worsley, qui a 1“,20;

5“ La région inférieure, où se trouve la série des houilles dites ganistercoals.

Les principaux centres d’exploitation sont Saint-Helens, Wigan, Charley, Bolton, Manchester et le district plus éloigné de Burnley. Les couches ont généralement de 0"',9 à 1“,80 d’épaisseur ; l’une des plus estimées est celle que fournit l’excellent cannel-coal du Wigan, qui se rapproche souvent d’une autre couche renommée dite king-coal. Là, comme à Pendleton, à Patricroft, etc., près de Manchester, on rencontre des champs d’exploitation très étendus, ouverts à des profondeurs qui varient de 36 mètres à 548 mètres. Le nombre de couches de plus de 0“,60 est, en moyenne, de 16 à 20, et d’après M. Hull, qui en a fait l’estima’tion pour le service géologique, la surface totale occupée par ces couches est de 217 milles carrés (près de 560 kilomètres carrés).

Bassin du Cheshh'e — Au bassin du Lancashire vient se souder, à l’est et au sud, celui du Clieshire, en sorte qu’une bande étroite de ce dernier présente avec le premier une grande analogie dans la succession des couches.

L’exploitation du bassin du Clieshire offre un intérêt tout spécial en raison du remarquable puits (le plus profond de l’Angleterre) creusé par M. Astley, à Dunkinfield. Ce puits, qui descend à la profondeur de 628“’, 40, a été ouvert à la mine Black-mine et n’a pas recoupé moins de 22 couches exploitables. Le bassin se termine vers Congleton, et n’est séparé que par un intervalle étroit de celui de Staffordshire nord.

Bassin du Staffordshire -Nord. — Dans eelui-ci se présente un curieux phénomène ; les couches de la formation sont repliées sur elles-mêmes, en sorte qu’elles présentent une épaisseur de 1500 mètres, se divisant comme suit :

1“ Région supérieure, ayant 500 mètres ; elle ne renferme que quelques minces lits de houille; mais elle offre à la céramique des argiles rouges qui reçoivent de nombreuses applications ;

2“ Région suivante, d’une épaisseur de 500 à 426 mètres, et comprenant les couches de charbon et de minerai de fer dites potlery coals and ironstpne measures; les premières sont au nombre de 8 à 15, dont les plus épaisses ne dépassent guère 0“’,60, et les secondes au nombre de 10 à 12 ;

5“ Région des couches épaisses inférieures, contenant la série des houilles do première qualité pour foyers, depuis la houille dite ash jusqu’à la houille wim2)enny inclusivement; les couches sont au nombre de 17 à 18; le minerai de fer est rare ou absent;

•4“ Région des couches les plus basses, ayant 240 mètres, et ne renfermant qu’un petit nombre de couches minces (de 2 à 4).

On peut, en négligeant les couches qui ont moins de 2 pieds, compter dans certaines parties de ce bassin tantôt une épaisseur de 42 pieds de houille, représentée par 40 couches, et tantôt une épaisseur de 52 mètres, attribuée à 24 couches. A ces richesses il faut joindre celles que fournissent les remarquables couches do inirierai de fer carbonaté ; elles se rencontrent au nombre de trois ou quatre, ayant une épaisseur variable qui atteint quelquefois 1"‘,80, et contenant une multitude de coquilles bivalves du genre Anthracosia. Au voisinage de ces couches se trouve une bande mince d’un calcaire d’eau douce rempli de Spirorbis carbonarius; ce calcaire reste analogue à ceux d’Ardwick, près de Manchester, et à celui (|u’on rencontre, avec les mêmes coquilles, dans le sud du bassin de Shrewshury, ainsi que dans celui du Warwickshire.

Les limites du bassin sont formées à l’est par les aflleurements situés contre les collines de millstone-grit, et à l’ouest par le nouveau grès rouge sous lequel plongent les couches ; au sud, elles sont représentées par une ligne dont les irrégularités sont produites par des dislocations et par la présence du terrain permien, qui vient en recouvrement.

Bassin du Denbiglishire et du Flintshire. — Près d’Osvvestry, où le calcaire carbonifère s’élève en forme de promontoire, on voit apparaître brusquement une bande de couches de houille contre la chaîne des collines qui s’étendent de Ruabon

et Mold, à iMostyn, vers l’embouchure de la Dee. Ces couclies ne sont pas nombreuses, mais en revanche quelques-unes d'entre elles, comme les couches dites o-ijard et 5-ÿard (2“, 70 et 4™,50), sont remarquables par leur épaisseur exceptionnelle, d’où elles tirent leur nom. En outre, on a découvert, près de Mold, une couche fournissant de la houille cannel, qu’il n’est pas sans intérêt de signaler. Bien que ce bassin du Denbighshire et du Flintshire semble limité à l’est et au nord-est par les terrains du nouveau grès rouge qui le recouvrent, il est probable que la houille se prolonge sous ces terrains et qu’on pourra la rencontrer à de moyennes profondeurs.

Bassin du Shropshire. — Dans le bassin du Sliropshii'c, le district de Coalbrookdale est l’un des centres d’exploitation auxquels se relie intimement le développement sidérurgi([ue de l’Angletei'rc. L’épaisseur totale des couches n’est ici que de oOO à 360 mètres, et encore cette épaisseur ainsi que le nombre des couches diminuent-ils rapidement à mesure qu’on s’avance vers le sud. Ainsi à Domington, on ne trouve déjà plus que 16"‘,o0 de charbon ; à Lightmoor, 12 mètres, et 4"’, 80 à Amies, près Broseley. C’est au sud de cette dernière ville qu’existent ces fameux minerais de fer, si estimés au nord de la Severn, et que fournit la couche connue sous te nom de crawstone. Les caractères géologiques de cet intéressant district ont été décrits, d’une manière toute particulière, par Prestwicli, dans le volume V des Geological Transactions ; on trouvera également des renseignements détaillés sur les minerais de fer, dans un mémoire intitulé : the Iron Ores of Great Britain'.

Bassin du Staffordshire-Sud et du Worcestershire. — La région du Staffordshire-Sud et du Worcestershire est appelée vulgairement le pays noir. La surface du bassin n’a pas une grande étendue, à peu près 90 milles carrés (252,90 kilomètres carrés), et l'épaisseur totale du terrain houiller n’est guère que de 540 mètres; mais l’existence dans la partie sud, aux environs de Dudley, Bilston et Wolverhampton, de la couche dite lO-yard (épaisseur de 7™,20 à 10“,80) a donné à ce bassin une importance incomparable.

Le caractère ingrat que possède la surface s’est retrouvé dans les profondeurs du sol ; aussi les travaux qu’on a faits pour exploiter la remarquable couche dont nous venons de parler pourraient-ils être cités, dans l’art des mines, comme un modèle dont nous aurions lieu d’être tiers si malheureusement de nombreuses catastrophes n’avaient fait presque partout des victimes et donné lieu à des pertes considérables de combustible.

On avait cru longtemps que le bassin du Staffordshire méridional était limité vers l’est par une sorte de barrière passant par AVest Brunswick, et qu’il n’y avait aucune chance de rencontrer de la houille au delà, sous les couches permiennes. Cependant la Compagnie de Sandwell Park, sous la direction de M. Henri Johnson, n’a pas craint de s’aventurer dans ces régions, et sa hardiesse a été récompensée par un plein succès; d’après M. Ketley®, le sondage de Sandwell

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