Géol. Mag., 1876, p. 195.
a rencontré, à 100 mètres de profondeur, des schistes rouges avec nombreuses plantes fossiles qu’on a d’abord rapportées au permien. A 200 mètres on trouvait un lit de houille reposant sur une argile à stigmaria qui contenait plusieurs espèces identiques avec celles des schistes rouges. M. Kctley en conclut que ces derniers avaient été classés à tort dans le permien et qu’il y faut voir du terrain houiller. Il nous semble que c’est seulement un fait de pkis à ajouter à tous ceux qui établissent l’intime liaison du terrain houiller supérieur avec la formation permienne*. Ce qui confirme cette conclusion, c’esl que les couches de houille découvertes à Sandwell sont inconnues jusqu’ici dans le terrain houiller proprement dit, et que, en les attribuant à cet étage, on serait conduit à lui donner une épaisseur supérieure à celle qui a été reconnue dans tout le reste du Staffordshire.
Bassin du Warwickshire. — Au sud-est de Tamworth la région des marnes rouges révèle la présence de la houille sur une étendue d’une vingtaine de kilomètres, se dirigeant par Nuneaton et Atherstone, à peu près comme la ligne que suit, au sud-est, le chemin de fer de la vallée de la Trent.
L’épaisseur totale de ce bassin est de près de 900 mètres; mais la moitié inférieure en est stérile, et la moitié supérieure ne contient que cinq couches d’une épaisseur totale de 7®, 80.
Le peu d’étendue de ce bassin qui n’a que 50 milles carrés de superficie (77,60 kilomètres carrés) n’a pas permis à l’industrie de cette région de se développer beaucoup jusqu’ici ; mais il ne faut pas oublier que le nouveau gi-ès rouge qui entoure en grande partie ce district fournit des indications précieuses, et un jour viendra sans doute où d’heureuses recherches démontreront l’extension de ce bassin.
Bassin du Leicestershire. — Dans le Leicestorshire, la région houillère productive se présente d’elle-même, après un intervalle de quelques kilomètres de la formation de grès rouge qui vient en recouvrement. Ici les couches do houille sont plus nombreuses que précédemment; on en compte dix exploitables, ayant ensemble une épaisseur de 15"’,50. A la mine de Moira, jmès Ashby-de-la-Zoucli, on a largement attaqué la principale couche (main seam) qui a 3“,C0. Jusqu’ici on s’est contenté d’en exploiter la partie supérieure qui est la plus riche, réservant pour l’avenir le charbon du dessous* qui est de moins bonne qualité.
Jusqu’ici on n’a exploité ce bassin que sur une surface de 15 milles carrés (58,80 kilomètres carrés) ; mais sûr différents points du terrain qui s’étend au delà, on a déjà formé plusieurs ptiits qui ont démontré la présence de la bouille sous les assises de la formation qui la recouvre.
H est intéressant de comparer la production des districts lloüillers que ndiis venons de décrire, pendant la période décennale comprise entre lfi54 et 1864;