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Quarlerly Journal of gcological Society, vol. XX

2. Des gisements de charbon de terre en Russie, Saint-I’élersbourg, 1806.

Toutes ces recherches ont démontré que la formation carbonifère s’est déposée dans une mer ouverte et qu’elle se compose principalement de calcaires avec des pétrifications, des coraux et des brachiopodes. Au milieu de ces calcaires, il existe des couches de grès argileux avec des gisements de houille. Toute la formation carbonifère se divise en plusieurs parties distinctes.

En bas, immédiatement sur les roches dévoniennes reposent des grès quart- 7,eux avec des couches d’argile; quelquefois, à la place de cet étage inférieur sc trouve un conglomérat friable. Les couches de houille, trouvées jusqu’ici dans cet étage, n’ont aucun intérêt industriel. De ce nombre sont, par exemple, le gisement en forme de nids trouvé sur les bords de la rivière Sikachsi dans l’Oural du sud, non loin de l’usine de Bogoïamlensk, et la couche irrégulière de 0"’,o0 d’épaisseur trouvée dans la mine de Perwo-Wiatkinsk, dans le district de Kcnon'sk.

Les couches de cet étage sont souvent interrompues : et, dans ce cas, les couches inférieures du calcaire carbonifère reposent directement sur les roches dévoniennes. Cet étage de calcaire carbonifère se divise lui-même en deux parties :

La partie inférieure est un calcaire grossièrement schisteux, cristallin, de couleur variée mais toujours sombre, avec beaucoup de petits nids et de couches de silex. Parmi les nombreux fossiles qu’on y rencontre, les plus fréquents sont les suivants : Syringopora reticulata, Litkodendron fasciculatum, Chonetes papilionacea, Productus giganteus.

La partie supérieure se compose aussi de calcaire grossièrement schisteux, mais de couleur plus claire ; il est aussi cristallin et le silex y forme des couches continues. Les fossiles les plus répandus sont Spirifer mosquensis, Productus semireticulatus et Productus giganteus. Ce dernier fossile se trouve en moins grande quantité dans les calcaires de l’étage inférieure, et le fossile le plus caractéristique est le Spirifer mosquensis. On rencontre très souvent sur la pente 0. de l’Oural le contact immédiat des couches de cette partie sur celle de l’étage inférieur.

Les deux étages dont on vient de parler sont équivalents au calcaire carbonifère inférieur {Bergkalk, montain limestone) de l’Europe occidentale, tandis que les deux étages suivants correspondent .à la formation productive (coal measures). On trouve des grès quartzeux et schisteux à grain plus ou moins fin, quelquefois compacts, quelquefois micacés avec des végétaux fossiles carbonisés, mais en général mal conservés ; ils sont le plus, souvent gris clair ou blanc et rarement foncés et ferrugineux. Us deviennent souvent argileux. Avec les grès, on trouve des couches plus ou moins puissantes d’argile schisteuse avec des couches subordonnées de schistes siliceux, avec des intercalations et des petits nids de silex, contenant des restes de Productus et de Spirifer. La présence simultanée des végétaux et des coquilles d’eau douce (Stigmaria Sokolowskii, Stigmaria cochleata, Pinites Merclini, Anodonta uralica) dans les grès argileux et des mollusques marins dans les silex intercalés, prouve que ces couches se sont formées au bord de la mer. Cette formation a été suivie depuis la latitude de la ville de Tcherdin jusqu’à celle de la ville d’Ekatherinembourg. La partie méridionale de cette formation, le long de la rivière de Tchoussowaïa, est traversée par cette rivière non loin des embouchures de la rivière d’Ouswa, et ne se distingue pas par sa richesse en houille; mais, au contraire, la partie septentrionale en contient des masses considérables, surtout entre les rivières de Tchoussowaïa et de Jaïwa. Encore plus

loin, vers le nord, on sait qu’il existe, par exemple, sur les bords de la rivière d’Oulwitch, des traces de charbon, mais on n’en sait pas davantage, parce que le pays est excessivement sauvage et ne contient pas d’usines. Quelques-uns de ces gisements sont parfaitement reconnus (gisements de Goulakha et de Korchounowsk) et même riches (gisement de Lounwa), mais les couches de charbon ont une puissance très irrégulière et la masse de houille semble avoir été brisée, ce qui crée des difficultés pour l’exploitation. Plus au sud, le charbon n’apparaît qu’en couches très minces (domaines d’ilïmsk), et plus loin ces traces disparaissent (par exemple les domaines d’Oulkinsk).

Le caractère sporadique de ces gisements provient de leur formation riveraine, qui ne donnait lieu que rarement à l’accumulation des restes végétaux, le long des rivages des mers.

La puissance totale des couches du système carbonifère sur le versant 0. de l’Oural est assez considérable ; ainsi, les recherches faites dans le domaine d’Ilimsk montrèrent quelle atteint 1500 mètres; dans le domaine d’üutkinsk, les mêmes couches ont 2000 mètres de puissance ; la puissance du calcaire à Fusalina atteint 900 mètres. Sur la formation carbonifère repose l’étage d’Artinsk, qui forme la transition avec les couches permiennes qui le recouvrent.

Composition des houilles du versant ouest des Monts Oural :

Carbone

Hydrogène

Oxygène

Cendres

Soufre

Gisement de Lounwa :

Couche de Kikitowsk . .

Couche de Podnikitowk .

Couche d’Anatoliewsk . .

Couche d’.Andrewsk. . .

Gisement de Sisoewsk. . .

61,30 coke

Gisement Wachkoursk .

Gisement Lourowsk ....

Les dépôts carbonifères du versant est de l’Oural diffèrent un peu de ceux du versant ouest. Sur le versant oriental, le terrain carbonifère se divise en trois groupes ou étages. Le supérieur est formé de conglomérats de grès calcaires, de schistes calcaires et argileux, de couches subordonnées de calcaires, etc. On a trouvé du charbon dans cet étage, mais seulement en couches insignifiantes.

L’étage moyen se compose de calcaire avec Productus giganteus, Pr. drialus, Pr. sentir eticulatus, Spirifer mosqtiensis, etc.

L’étage inférieur se compose principalement de grès, d’argiles schisteuses cl de schistes argileux avec des Stigmaria ficoMes, etc. Tous les gisements connus sur le versant est de l’Oural se trouvent précisément dans cet étage. Les dépôts carbonifères de cette partie de l’Oural ne forment pas un bassin entier, mais ils apparaissent en bandes plus ou moins minces et ordinairement assez peu étendues dans le sens de leur longueur, c’est-à-dire du nord au sud.

Le premier gisement découvert dans cette région est celui de Souhologsk, qui se

trouve dans le district d’Ekatherinembourg, à 60 kilomètres au nord de l’usine de Kamensk, près de la rivière Pichma. 11 se compose d’une couche de charbon gisant dans des argiles schisteuses et inclinée à l’ouest sons un angle moyen de 55“. Cette couche présente de place en place des étranglements et des renflements; quelquefois même elle disparaît, de sorte qu’on peut dire que le charbon forme une suite de lentilles. La couche atteint l’épaisseur de 2 mètres, et contient des intercalations d’argile schisteuse. Le gisement est étudié en direction sur une longueur de 5 kilomètres, et suivant l’inclinaison sur une étendue de 76 mètres.

L’exploitation de cette couche a été arrêtée en 1859. La houille contient :

Carbone . 53,16

Matières volatiles . 26,53

Cendres . 20,13

Le coke n’est pas fritté.

Le gisement des mines de Nicolsk et de Wero-Afanasiewsk, situé à 1 500 mètres au nord du gisement de Sonhologsk, se compose de deux couches principales dirigées N. 45“ 0. et inclinées au sud-ouest sous des angles variables ; elles sont distantes d’un mètre l’une de l'autre. La puissance de la eouche supérieure est de 1 .40 et celle de la couche inférieure O^.TO. Les roches qui renferment le gisement sont des argiles schisteuses, remplacées par des grès au voisinage du calcaire.

La composition du charbon est la suivante :

Carbone . 85,86

Hydrogène . 3,78

Oxygène et azote . 3,55

Cendres . 8,22

Soufre . 0,22

Eau hygroscopique . 0,56

Quelques variétés de ce charbon donnent du coke fritté.

Le gisement d’Egorchinsk se trouve près du village du même nom, dans les domaines de l’usine de Regewsk, près du rivage de la Bobrowka, affluent del’Irbit. Ce gisement est le meilleur de tous ceux du versant oriental de l’Oural. 11 a été exploité par deux mines. 11 comprend 7 couches de charbon intercalées dans des argiles et dans des grès et plongeant plus ou moins fortement à l’ouest.

L’épaisseur des couches atteint lm,40. Le charbon ressemble tantôt à de la houille proprement dite, tantôt à de l’anthracite. 11 a une texture nerveuse très originale et

contient :

Carbone . 81,80

Soufre . 0,06

Eau hygroscopique . 1,10

Le coke n’est pas fritté.

Le gisement de Fadinsk se trouve près du village du même nom, sur la rive gauche do la rivière Bagariak, dans les domaines de l’usine de Kamensk. Ici les dépôts carbonifères sont plus ou moins métamorphisés ; les grès sont transformés en roches contenant du talc et de l’amphibole, les argiles schisteuses carburées en sclùstes graphitiques, etc. Le calcaire du toit est plus métamorphisé et contient des fossiles.

Le gisement contient une couche de charbon de 0“,70 de puissance. Ce charbon est anthracileux et se rapproche beaucoup du graphite; sa composition est la sui.

vante :

Carbone . 84,58

Hydrogène . 0,38

Oxygène et azote . 0,28

Cendres . 6,94

Soufre . 0,16

Eau hygroscopique . 7,76

Russie centrale. — Au point de vue de leur âge les dépôts houillers de la Russie centrale ressemblent à ceux du Donetz dont nous parlerons un peu plus loin, mais sous le rapport lithologique et stratigraphique ils en diffèrent considérablement.

Dans le bassin du Donetz, les couches de grès, de schistes argileux et de calcaires apparaissent troublées et présentant une série de plissements. On trouve aux différents niveaux des charbons de toute espèce et d’excellente qualité.

Ici les conditions sont autres. Les couches de la formation houillère sont déposées en un énorme et profond bassin dont le centre est approximativement situé près de Moscou, et qui occupe une large bande, qui part des environs de la mer Blanche, traverse en se dirigeant vers le sud les gouvernements d’Arkhangelsk, d’Olonetz, de Novgorod, de Twer et de Smolensk, puis dévie vers l’est et traverse les gouvernements de Kalouga, de Toula et de Riazan.

Les couches supérieures sont formées de calcaires à Spirifer mosquensh; audessous vient le calcaire à Productus giganteus, puis viennent des couches d’argile bleue et de sable avec des dépôts subordonnés de houille de médiocre qualité. Toute cette formation repose sur le terrain dévonien.

Cette disposition du terrain carbonifère est différente de celle qu’on rencontre dans l’Europe occidentale, où la houille se trouve ordinairement dans des grès argileux superposés au calcaire carbonifère.

L’épaisseur des couches de charbon augmente près des limites dévoniennes du bassin et diminue vers le centre. En outre, les couches disparaissent en profondeur. L’étage qui contient la houille se trouve au sud et en partie au nord-ouest du bassin. Les principaux gisements appartiennent à la partie méridionale. Au delà de la limite méridionale du bassin, on rencontre des îlots séparés appartenant à la formation houillère contenant de la tourbe et entourés par des roches dévoniennes.

Ayant des limites parfaitement nettes à l'ouest et au sud, les dépôts de la formation houillère disparaissent sous des formations plus récentes du côté de 1 est, mais elles reparaissent dans les gouvernements de Nijni-Novgorod et de Tombov.

Les charbons des environs de Moscou ont été analysés par MM. Iliénkoff, Auer-

bach, etc. D’après eux, la composition de ces charbons serait plus voisine de celle du lignite que de celle de la houille. Il ne donne point de coke fondu, il contient parfois une assez grande quantité de cendres, et, exposé à l’air, il tombe en poussière.

Le combustible de la mine Malevka a été envoyé à Dresde, et essayé sur le chemin de fer; il a été jugé supérieur de 10 à 15 p. 100 aux lignites, dont on se sert habituellement dans ce pays.

Les couches de charbon se trouvent généralement à une faible profondeur, au milieu de roches tendres. Examinés en grand, les gisements se présentent en couches horizontales, mais dans le détail ils ont un caractère ondulé qui, ajouté à de fréquents étranglements des couches, embarrasse beaucoup l’exploitation, d’autant plus que la friabilité des l’oches sablonneuses se change quelquefois en déliquescence. On ne rencontre pas de grandes failles, mais on en rencontre souvent de petites. Le charbon n’est pas très solide.

Les gisements du nord-ouest du bassin de Moscou se trouvent dans les gouvernements de Twer et de Novgorod, et se prolongent en zone depuis les Cherokhovitchi, sur la rivière Prikcha, par la ville Borowitchi, jusqu’à Verkhni-Volotchok et même au delà.

Les plus connus parmi ces gisements sont les suivants :

Le gisement de Prikcha, dont les couches présentent une puissance de 1“,20 ; le charbon est brun et renferme 16,5 pour 100 de cendres ;

Le gisement de A^elikouchinsk, dont le charbon contient beaucoup de pyrite ;

A l’ouest de ce point, dans la localité appelée les « Sept-Sources », on a découvert deux couches de 1™,50 de puissance totale. Le charbon y contient jusqu’à 46 pour 100 de cendres;

Les gisements de Verkhni-Volotchok présentent trois couches de 1”, 50 d’épaisseur. En quelques endroits, le charbon se change en poussière et en suie. Il renferme alors jusqu’à 25 pour 100 d’humidité, et jusqu’à 10 pour 100 de cendres.

Sur la limite méridionale du bassin de Moscou, les gisements houillers s’étendent en zones non interrompues depuis la ville de Gisdra jusqu’à celle de Ranenbourg.

Un peu au delà se trouvent les gisements de Troïtzkoïe et de Krémenskoé, dans le district de Médine, le long du fleuve Loucha.

 l’est de rOha, des gisements de houille importants s’étendent le long de la rivière Oupa. Les plus connus sont :

Le gisement de Vialino, près du village du même nom, avec trois couches d’un mètre d’épaisseur, et le gisement d’Abidimo, qui est situé à 25 kilomètres au nord de Toula. L’étage houiller est, en ce point, recouvert par du calcaire carbonifère. Il contient deux couches ; la couche inférieure a 1“,25 de puissance et est exploitable; elle se trouve à la profondeur de 15 mètres. Au-dessus du charbon on trouve du sable, que l’on est obligé d’extraire en même temps que le charbon. Avec celui-ci on alimente les fabriques de Toula et le chemin de fer d’Orel à Eletz.

Le gisement de Jasenki est situé près delà station de Jasenki du chemin de fer de Moscou à Koursk. On y connaît 5 couches de houille, d'où l’on a extrait en 1877 jusqu’à 40 000 tonnes de charbon très pyriteux.

Le gisement près de la station Lopatnikovo, dans le village Krasny-Cholmy (Collines-Rouges), contient à une faible profondeur deux couches de charbon dur et de bonne qualité, qui ont 2™, 10 d’épaisseur.

Le gisement de Novoselebnoé, près du village de Kourakino, possède une couche de charbon, d’une allure ondulée, qui atteint jusqu’à o mètres de puissance, et qui se trouve à la profondeur de 30 mètres. Ce charbon est l’un des meilleurs delà Russie Centrale.

En 1877 on a extrait dans une mine de cette couche 22 000 tonnes de charbon et dans une autre 30 000 tonnes.

Au sud et au sud-est de Bogoroditsk, dans la ligne de partage des eaux du Don et de rOupa, au milieu de roches dévoniennes, se trouvent quelques lots de terrain carbonifère où le charbon est exploité sur une assez grande échelle. Les principaux gisements sont :

Le gisement de Malevka, dont les dépôts de houille ont été explorés sur une surface considérable, se trouve à une profondeur très faible.

Quoique au-dessus du charbon se trouvent des roches tendres, l’argile schisteuse noire, qui se repose immédiatement sur la houille, se tient tellement bien qu’elle permet de tracer les galeries, qu’il est inutile de boiser. La couche de charbon est divisée par de petits lits d’argile blanche en trois parties, dont deux renferment de la houille mate et une couche de la houille brillante.

L’épaisseur de la eouche est de piès de 3”, 50. En grand, elle est horizontale, mais dans le détail elle présente de nombreuses ondulations et de nombreux petits rejets. Au-dessous de la formation carbonifère se trouve le calcaire dévonien, qu est fissuré et qui absorbe l’eau, circonstance dont on profite pour l’épuisement des mines.

L’exploitation de ce charbon donne 53 pour 100 de menu.

La houille contient une grande quantité de cristaux de mellite.

A 7 kilomètres au sud de Malevka est située la mine de Tovarkovo. Le gisement oecupe une étendue de 1100 hectares. Les travaux d’exploitation y ont constaté la présence de deux couches de moyenne puissance, à la profondeur de 20 mètres; à 2 mètres au-dessous de celles-ci, on trouve encore deux couches exploitables, d’une épaisseur totale de 5*", 50. En 1877, on a extrait 28 000 tonnes de charbon.

Dans le gisement de Mouraévnia, la houille atteint 4 mètres de puissance. La couche supérieure, qui se trouve être la plus puissante, est à une profondeur d’environ 30 mètres. Elle contient une couche de O™, 50 de boghead, connue pour sa richesse en matières volatiles, richesse qui la rend particulièrement propre à la fabrication du gaz d’éclairage. En 1877, on a extrait 30 000 tonnes.

Le gisement de Tchoulkovo, à 7 kilomètres de la ville de Skopine, s’étend sur une étendue de 800 hectares. Une des couches est puissante de 1"',50 à 3”, 50. Le toit et le mur de cette couche sont formés par de l’argile molle. On y extrait annuellement 85 000 tonnes.

Le gisement de Paveletz, à 25 kilomètres de Skopine, au bord de la rivière Temenka, possède trois couches d’une épaisseur de 2'",50. En 1877 on y a extrait 15 000 tonnes de charbon.

Doiietz. — Le bassin du Donetz (approximativement 2 160 000 hectares), arrosé par le Don, le Donetz, le Calmiouss, le Miouss et le Dniéper, est extrêmement riche en houille (fig. 90) . Ce combustible y a été découvert sous le règne de Pierre le Grand, qui dit à ce propos: « Ce minéral sera très utile à nos descendants, s’il ne

nous sert pas à nous-mêmes » . Cette prophétie fut longtemps à se réaliser. Pendant la guerre de Turquie sous le règnede Catherine II, l’État eut besoin de canons et de munitions d’artillerie ; les usines de l’Oural- et de Moscou étaient trop éloignés; et avec des masses de houille sous les pieds, on dut se servir de charbon de bois.

En 1827, les recherches géologiques démontrèrent l’c.vistence dans le bassin du Donetz de 2o gisements de houille ; d’après l’opinion de M. Kovalevsky, auteur de ces recherches, les houilles du bassin devaient appartenir aux terrains secondaires. A cette époque, l’exploitation de la houille était fort restreinte.

Bientôt après, les ingénieurs des mines Olivieri en 1828, et Lioubimov en 1853, explorèrent et décrivirent une partie du bassin. Ils découvrirent un grand nombre de nouveaux gisements de houille qui, d’après leur avis, devaient appartenir au terrain houiller.

Plus tard, les recherches de M. Ivanitzky ont démontré que le bassin du Donetz forme un bassin isolé de dépôts carbonifères reposant sur le granit, et recouvert aux extrémités par des roches plus récentes, au milieu desquelles réapparaissent en certains endroits quelques affleurements de terrain carbonifère.

En 1842, parut la relation des recherches entreprises, entre 1834-1839, par le? savants français MM. Le Play, Malenveaud et Lalanne, sur les gisements houillers et les minerais du bassin. Cet ouvrage contient la description de 94 gisements avec 225 couches de houille.

L’exploration du bassin du Donetz a été poursuivie par Murchison, Verneuil, Gotta, Ludwig, etc.

Toutes ces recherches prouvèrent de plus en plus la grande richesse du bassin et excitèrent le gouvernement à faire dresser des cartes géologiques de la contrée avec indication spéciale des couches de la houille-. Ce grand travail a été exécuté sous la surveillance de M. de Hclmersen par des ingénieurs des mines russes.

D’après leur âge géologique les roches de ce bassin appartiennent aux terrains suivants: terrain cristallin, terrain carbonifère, terrain permien, terrain jurassique, terrain crétacé, terrain tertiaire et terrain d’alluvion. Les trois premiers sont les plus importants, car ils renferment les principaux dépôts de minéraux utiles.

Les roches cristallines ne se montrent à la surface que dans la partie S.-O. du bassin; elles sont composées de granit, de gneiss, de micaschiste et de porphyre. Puis viennent des calcaires de couleur sombre à Productus giganteus. La présence de ce fossile prouve que ce calcaire appartient à l’âge inférieur du calcaire carbonifère, désigné ordinairement sous le nom de calcaire de montagne, et que les roches susjacentes doivent correspondre à l’étage productif du bassin de la Russie Centrale.

Indépendamment de la localité indiquée plus haut, le calcaire à Productm affleure dans deux autres points, où il forme des selles parallèles aux axes des plissements qui accompagnent le léger soulèvement du sol du bassin. Les couches de calcaire sont recouvertes par une série de roches, riches en minerais de fer et composées de grès et de schistes argileux, avec des couches subordonnées de calcaire et d’hématite brune. A la partie supérieure de cet étage on trouve aussi un petit nombre de couches de houille.

Les grès de cette série sont quelquefois traversés par des filons quartzeux qui contiennent des minerais de plomb argentifères. Selon M. Ludwig, ce groupe de

roches occupe la plus grande partie de la superficie du bassin et forme une série de cuvettes, remplies par la formation suivante, riclie en houille, et qui a été divisée par M. Ludwig, d’après les caractères paléontologiques, en cinq étages.

Les couches de la houille se trouvent parfois en nombre considérable, mais leur puissance ne dépasse pas 2™, 75.

Les gisements montrent une grande variété dans les quantités de la houille et dans leur allure; on y trouve toutes les variétés de la houille, depuis la houille à gaz jusqu’à l’anthracite; leur inclinaison varie extraordinairement. L’exploitation de ces gisements n’offre pas de grandes difficultés, grâce à l’absence de failles fréquentes, de niveaux aquifères et de grisou. Cette dernière circonstance peut être attribuée à la petite profondeur des mines actuelles.

Le bassin du Donetz a été subdivisé en plusieurs bassins secondaires.

Il y a d’abord celui de Kalmiouss-Toretz, qui occupe la partie occidentale du territoire de Donetz. Il occupe presque la sixième partie de tout le territoire du Donetz. Il a produit en 1875 jusqu’à 550000 tonnes de houille, ce qui fait près de 42 pour 100 de toute la production du territoire. Ce bassin est formé principalement de couches de grès de schiste argileux, d’argiles schisteuses avec une petite quantité de calcaires. La houille qu'il contient est tantôt grasse, tantôt anthraciteuse.

Les gisements de houille commencent près du village Schterbinovka, et forment une bande qui s’étend vers le sud-est, puis change brusquement de direction pour former le bord méridional du bassin, traverse la rivière Krinka près de Nijne- Khangenkova, et se détourne vers te sud en se divisant en deux branches. Les couches supérieures forment le bassin de Makéevsk, qui est presque fermé, tandis que les couches inférieures tournent autour de ce bassin du côté de l’est et du sud. Puis les couches des deux branches se dirigent parallèlement vers l’ouest, traversent la rivière Kalmiouss et disparaissent sous les formations plus récentes. Dans la partie méridionale du bassin, on distingue clairement que les couches supérieures renferment de la houille grasse, et les couches inférieures de la houille anlhraciteuse. Les principaux gisements de houille dans ce bassin sont :

A la branche du nord appartient le gisement de Schterbinovka, marqué 1 sur la ligure 70 et qui contient 15 couches de houille dont 10 ont une puissance de 0“,90.

Le gisement de Nikitskoié (marqué 2), le long de la rivière Géléznaia, présente 14 couches de houille, dont 50 ont une puissance de plus de O^jOO. Toutes les couches ont une inclinaison vers le sud-ouest.

Le gisement de Gélézniansk (marqué 5) contient 16 couches, dont une atteint 2™, 70 de puissance.

Dans le gisement de Korsounsk (marqué 4) sur la rivière Karsoun, afiluent de la rivière Krinka, à 500 mètres de la ligne du chemin de fer de Kharkov-Azov, on trouve 8 couches de houille, inclinées vers le sud-ouest. Cette mine occupe, au point de vue technique, la première place parmi toutes celles de la contrée.

La houille est exploitée par gradins renversés, et l’on remblaye.

Le gisement de Sophevka et Nérovka (marqué 5), le long de la rivière Sadka, eontient 19 couches de houille fortement inclinées, ayant une puissance qui atteint 1“,50. Les couches ont été reconnues sur un parcours de 4200 mètres.

Dans le gisement de Volintzovka (marqué 6), la puissance des couches atteint 2™, 40, et dans le gisement de Mikhaïlovka, sur la rivière Boulamire, 1“,40. L’inclinaison des couches de cette dernière ainsi que les qualités de la houille sont très variées. Dans la partie sud-est, on remarque des affleurements de houille anthraciteuse en couches très inclinées.

A mesure qu’on s’éloigne vers le nord-est, les couches se rapprochent de la position horizontale et la houille devient plus grasse.

La branche du sud ne devient importante qu’à l’ouest de la rivière Krinka, où elle se subdivise en deux étages.

A l’étage supérieur se rapporte le petit bassin secondaire de Makéevsk (mar qué 8), le long de la rivière Klinovaia. Ce bassin a la forme d’un triangle, dont le sommet, situé du côté du nord, est ouvert; les couches font en ce point un brusque détour et se dirigent vers la rivière Kalmiouss. Dans la partie méridionale et élargie du bassin l’inclinaison des couches est insignifiante ; elle est au contraire très forte dans la partie septentrionale et rétrécie. La couche principale a une puissance de 1”,60 ; elle est exploitée ainsi que deux autres couches dans la partie méridionale du bassin.

La houille du petit bassin secondaire de Makéevsk (étage supérieur) donne de 68 à 74 pour 100 de coke. La quantité des cendres est de 0,8 à 1,7 pour 100, et celle du soufre de 1,2 à 3 pour 100.

Les houilles de l’étage inférieur sont semi-anthraciteuses et contiennent 3,76 pour 100 de cendres.

Le long de la rivière de Kalmiouss, on exploite les couches de deux étages. Au nord se trouve d’abord le gisement d’Alexandro-Grigorievsk (marqué 11 et 12), qui comprend deux couches, puis viennent ceux de Berestoro, Jouzoro (13), Tchébotarevo, Smolianinovo. Les houilles des gisements du nord sont plus grasses que celles des gisements du sud. Toutes les couches ont une faible inclinaison vers le nord.

Près do la rivière Kazennoï-Taretz, dans le voisinage des villages Grodovka (16) et Novo Ekonomitchesskoié, on a trouvé des couches de houille dont la puissance est de 1™,10 avec une faible inclinaison vers le nord-est. Les roches qui accompagnent la houille se poursuivent sur une longueur de 1 2 kilomètres.

D’après les recherches de M. Briot, cette houille se rapproche du boghead, mais elle contient malheureusement beaucoup de soufre.

Le bassin de Lissitchansk occupe la partie nord-ouest du bassin de Donetz, sur les deux rives de la rivière du même nom et de la rivière Krasnaia, son affluent de gauche. Ce groupe est entouré de tous , côtés, sauf du côté du sud, par des formations récentes.

Les couches de ce groupe forment deux selles ; celle du nord porte le nom de Gloukhovsk (marqué 18) et celle du sud celui de Lissitchansk. Dans la partie occidentale de la selle du nord, la houille était exploitée autrefois près de Novo- Gloukhov; la puissance des couches dans cette région ne dépasse pas 0“,7o.

Dans la selle de Lissitchansk, il y a 7 couches ayant ensemble une puissance de 6 mètres.

L’espace triangulaire compris entre Lissitchansk, la rivière Kamenka et le village Louganskaïa renferme beaucoup de gîtes de houille (marqués 21 à 31), mais

l’exploitation y est encore insignifiante, et la position des couches n’y est pas encore bien déterminée.

Caucase. — Le gisement de houille de Tkxviboule se trouve à 50 kilomètres nord-est de la ville de Kutaïs, et affleure sur une grande étendue au pied des montagnes Nakerala, qui forment un demi-cercle de 8 kilomètres de diamètre et qui limitent la plaine du district d’Okribe. L’altitude de ces montagnes est d’environ 1200 mètres. Le versant sud du Nakerala est abrupt, celui du nord-est est en pente très douce. La crête de ces montagnes est formée de calcaire à Caprotina ammonia; les couches inférieures, moins riches en fossiles, fournissent un calcaire de construction. La direction des couches est nord 36“ ouest; leur inclinaison de 20“ au nord-est. Sous le calcaire se trouve une série de roches psammitiques d’uno puissance considérable et appartenant à l’étage oxfordien.

Encore plus bas, le long de la rivière Tchirdiliss-Oukali, on trouve un affleurement de grès contenant des couches de houille qui appartient au Jura brun, et reposant eux-mêmes sur les schistes du lias.

On peut distinguer dans le grès les trois étages suivants :

1” Grès friables à grains fins et un peu micacés.

2“ Grès à gros grains, d’une couleur jaunâtre, se réduisant facilement en poudre et contenant un peu de mica.

5" Grès gi’is, avec de minces couches de charbon, de petits nids dejayet, des empreintes végétales et diverses espèces de troncs et de branches d’arbres fossiles. Ces grès, imprégnés d’oxyde de fer, forment le toit de la couche de charbon dont la direction dans la colline d’Ourguebi est nord 45“ ouest et l’inclinaison de 35“ au nordest. La puissance de la couche est de 30 mètres environ ; mais en réalité elle se divise en plusieurs couches qui diffèrent par la nature du charbon et qui sont séparées les unes des autres par des intercalations de schiste argileux ou bitumineux.

Dans la colline, des deux côtés de la rivière Tchirdiliss-Oukali, on voit affleurer les couches suivantes en commençant par le toit :

Grès granuleux avec des intercalations de conglomérats, de grès argileux, et avec des traces de charbon, 2 mètres.

Grès à grains fins avec des empreintes végétales et des bois fossiles, 1 mètre.

Charbon feuilleté, en partie brillant, en partie mat, un peu décomposé par les agents atmosphériques, 1 mètre.

Charbon ressemblant à du jayet, 0“,50.

Magnifique charbon brillant et clivable, 5'", 40.

Charbon feuilleté, 0"',50.

Charbon brillant d’une constitution très uniforme, 3 mètres.

Charbon très bitumineux, avec quelques petites couches intercalées de schistes bitumineux, 1“,30.

Charbon brillant de très bonne qualité tombant facilement en morceaux ; au milieu de cette couche se trouvent quelques petites couches de charbon de qualité inférieure, 3 mètres.

Charbon bitumineux, 0“,20.

Charbon se délitant facilement et contenant beaucoup de pyrite et de petites couches de jayet, 3 mètres.

Charbon brillant et schisteux et ressemblant à du jayet, 0“,80.

Couche analogue à la précédente, mais contenant trois petites couches de schistes bitumineux de O^.Oh d’épaisseur, 0“,80.

Argile schisteuse, 0'“,20.

Assez bon charbon brillant à cassure conchoïdale, et contenant quelques lentilles d’argile schisteuse de 0“,10 d’épaisseur, l^.SO.

Schistes bitumineux avec de petits filets de jayet, 1 mètre.

Schistes bitumineux passant au grès, i“,20.

Charbon de mauvaise qualité et très argileux, 2 ”,50.

Argile schisteuse, 0'“,40.

Grès à grains fins formant le mur de la couche.

Le charbon de Tkwiboule peut être regardé comme assez riche en matières volatiles. Il brûle, en général, très facilement, se gonfle et se transforme en coke; ce n’est que dans quelques lits qu’il est anthraciteux et qu’il exige pour brûler un courant d’air plus considérable. Ce charbon est princijralement formé par des restes de plantes ; on y trouve des cycadées, des fougères, etc. L’accumulation de troncs d’arbres et de branches entrelacées forme les couches du meilleur charbon.

Les affleurements qu’on connaît dans la vallée de Tchirdaliss démontrent que la couche de houille se prolonge au sud-est de l’arc longitudinal de la colline Ourguebi. Le ligne de soulèvement est ici dirigée nord 45“ ouest et le prolongement des couches incline de 38“ vers le nord. Les explorations ont mis au jour du charbon sur 8 mètres de hauteur, et l’on y trouve les mêmes couches et dans le même ordre que dans l’affleurement décrit plus haut.

A 2 kilomètres au nord-ouest de l’arc longitudinal de la colline d’Ourguebi, dans le défilé de Tihnari, la même couche affleure dans les mêmes conditions. Le charbon est très dur et présente une couche de 22 mètres d’épaisseur. Les roches du mur et du toit, et la couche de charbon qu’elles renferment, forment une sinuosité dont la direction est nord 75“ est, et l’inclinaison de 40“ au nord-ouc.st. Plus loin, la même couche se montre dans la colline de Kedour ou Samtchrali. De nombreux travaux ont mis à jour, en maintes places, la structure de la partie supérieure de la colline ; ces travaux sont menés dans une couche de charbon tout à fait identique à celle d’Ourguebi. Dans la colline de Kedour, les affleurements de la couche s’étendent sur le tiers de la longueur de la montagne, qui est de 920 mètres.

Les limites du terrain carbonifère de Pologne ne sont pas encore nettement déterminées. On sait cependant qu’au nord du point où l’étage productif est le plus développé, c’est-à-dire près de la petite ville de Sievierz, on voit affleurer des calcaires dévoniens.

Vers 1 est, dans les environs du village de Stremieszycé, le terrain houiller est recouvert par le trias.

Les couches carbonifères de la partie sud-ouest de Pologne ne sont que le prolongement immédiat de celles de la Ilaute-Silésie. Elles s’étendent depuis Zabrze

par Kœnigshütte Laurahütte, Kattowitz et Myslowilz, où elles pénètrent en Pologne, se rencontrent à Milowicé, Sielcé, Niwka, Czeladz, se dirigent vers l’est à Zagorzé, Dombrowa et aux environs, et se retrouvent encore près des villages de Niemcé et de Slawkov à une grande profondeur.

A Zabrze, le terrain houiller a 130 mètres de puissance et contient quatre couches de houille. En allant vers l’est, le nombre des couches diminue ; ainsi à Kœnigshütte il y en a trois; près de Rozdzin (encore en Silésie), il n’y en a plus que deux ; et enfin, aux environs de Dombrowa, on ne trouve plus qu’une seule couche dont la puissance atteint jusqu’à 18 mètres.

Outre cette couche principale de houille, on rencontre en différents points de Pologne, au milieu de la formation carbonifère, plusieurs couches de houille.

Quant à la disposition du terrain houiller en Pologne, elle présente, d’après les recherches des professeurs Rœmer et Barbette de Marny, des selles et des fonds de bateau elliptiques, dont l’axe, dirigé de nord-ouest à sud-est, a 19 kilomètres et dont la largeur totale est de 9 kilomètres.

Le fond de bateau principal peut être nommé fond de bateau de Dombrowa. On remarque ici, comme dans plusieurs autres régions analogues, que les couches les plus inclinées se trouvent des deux côtés du fond de bateau, près des extrémités du petit axe, et que l’inclinaison diminue de plus en plus vers les. extrémités du grand axe.

La partie centrale du fond de bateau de Dombrowa est occupée par du muschelkak, et Dombrowa est elle-même bâtie au nord-est de ce fond do bateau.

La houille, avons-nous dit, forme à Dombrowa une couche puissante. De l’autre côté du muschelkak, elle reparaît près du village de Dandowka, mais son inclinaison est contraire à la précédente, et elle forme plusieurs couches dont la puissance totale est égale à celle de la couche de Dombrowa.

Plus loin vers le sud-ouest, les couches forment un second fond de bateau (couche Édouard), et enfin, encore un peu plus loin, elles se partagent en couches plus nombreuses et plus minces qui inclinent de nouveau vers le sud-ouest.

La couche de Dombrowa varie eii épaisseur de 10 à 20 mètres. Cette couche, étant interrompue en quelques endroits par des failles de directions diverses, forme des parties séparées qui sont exploitées comme des mines distinctes, et qui portent les noms de mines de Ksavery, Labendzky, Cieszkosky et Reden.

11 y a peu de lits stériles intercalés dans la masse du combustible dans la région centrale et occidentale. Ainsi, dans la mine de Ksavery, un lit argileux sépare toute la masse de la houille en deux parties presque égales ; au contraire, dans la partie orientale, par e.xemple à la mine Félix, des intercalations nombreuses partagent la couche de Redeii en plusieurs couches de puissances très variées.

Le gisement de Dombrowa produit, en général, dé la houille maigre, à longue llamme, incapable de donner du coke dur et de bonne qualité. D’ailleurs, dans la même couche on peut quelquefois distinguer jusqu’à 13 espèces de combustibles complètement différents. Au milieu de la couche du charbon maigre, on rencontre quelques bandes de charbon demi-gras, propre à donner du bon coke.

Le professeur Barbotte de Marny parle en ces termes du gisement de Dombrowa.

L’énorme puissance de la couche de Dombrowa permet de dire qu’elle est l’une (les plus remarquables du monde. La régularité des parties séparées de cette

couche, leur affleurement au jour, l’inclinaison modérée de quelques-unes d’entre elles, l’absence de gaz explosible, etc., placent l’exploitation de la houille de Dombrowa dans les conditions les plus favorables. Grâce à sa grande richesse, le «isement de Dombrowa a une énorme importance non seulement pour la Pologne mais pour toute la Russie.

« 11 suffit de dire que ce gisement est capable, à lui tout seul, d’approvisionner de combustible les chemins de fer de la Pologne et de l’ouest de la Russie, et que ce combustible peut alimenter une industrie développée à un degré élevé.

La houille exploitée en Pologne est consommée totalement dans le pays ; elle est employée dans les différentes fabriques, pour le chauffage domestique et l’alimentation des chemins de fer. Bien que la production des mines de Pologne augmente chaque année, ce pays reçoit encore une quantité considérable de houille de la haute Silésie.

Le bassin de la haute Silésie, qui se prolonge en dehors de la Prusse en Pologne et en Autriche, occupe une grande étendue de terrain. Les couches du terrain carbonifère apparaissent quelquefois à la surface eh formant des îlots séparés ; d’autres fois elles sont recouvertes par des formations postérieures. D’après les recherches géologiques faites en Pologne aussi bien qu’en Silésie, le terrain houiller se compose, sur toute son étendue , de deux étages : l’étage inférieur (Culni), qui ne contient pas de combustible minéral, du moins en couches exploitables ; l’autre, plus récent, est riche en couches de houille et forme, à proprement parler, l’étage productif du terrain houiller. Cet étage peut être divisé lui-même en deux parties : une zone supérieure avec des couches puissantes de houille et une zone inférieure avec des couches plus minces.

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