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AUTRICHE

Les iniportaiiles et nombreuses forêts qui existent encore aujourd’hui en Autriciie avaient, pendant longtemps, fourni assez de combustible pour qu’on n’eût pas senti le besoin de recourir sérieusement aux gisements houillers que possède le pays. Mais, dans ces derniers temps, le développement rapide de la navigation à vapeur, des chemins de fer et de l’industrie en général a changé la face des choses, si bien qu’aujourd’hui on exploite largement tous les gisements de combustible fossile.

La formation houillère proprement dite s’étend depuis la Basse-Silésie, dans un district limité de la Bohême, jusqu’à la base du Riesengebirge ; dans la Haute- Silésie, elle occupe une étendue considérable aux environs de Mâhrisch (Moravie autrichienne), et renferme de grandes exploitations.

D’un autre côté, on trouve au nord-ouest de Prague les bassins de Schlan et de Rakonitz, celui de Radnitz, et à l’ouest celui de Pilsen, représentant une surface totale de plus de 1552 kilomètres où les travaux sont poussés très activement. Enfin, dans le pays plat d’Elnbogen, Bilin, Commotau, etc., il y a des couches de lignite d’une remarquable épaisseur, ayant parfois 9 à 15 mètres, et dont les produits sont pour la navigation de l’Elbe l’objet de transports considérables.

La production houillère annuelle des différents États de l’Autriche dépasse 4 millions de tonnes. Le lignite entre pour près de moitié dans le chiffre de cette production, mais il faut dire aussi que quelques variétés de ce combustible ressemblent tellement à certaines houilles, que plus d’un vieux mineur de Ncwastle à qui on en a présenté s’y est trompé à première vue. On trouve des lignites de qualité supérieure à Fünfkirchen (Hongrie méridionale) , à Steierdorf et sur ({uelques autres points du Bannat, où, sans même examiner les fossiles que récèlent les schistes, il est facile de reconnaître que ces gisements appartiennent au terrain du lias. On en rencontre également dans la formation tertiaire de la Hongrie et dans les Alpes autrichiennes, surtout en Styrie et en Carinthie, où les couches, dont les qualités sonPtrès appréciées, atteignent les épaisseurs remarquables de 15, 25 et 36 mètres.

RUSSIE

Les travaux de Roderick Murchison et de ses collaborateurs, Keyserling et de Yerneuil, ont démontré l’existence du terrain carbonifère inférieur le long des montagnes de l’Oural, sur un développement d’environ 1600 kilomètres. Çà et là quelques couches de combustible fossile se sont révélées, et bien que présentant de nombreuses interruptions, les terrains qu’on rencontre sur l’un et l’autre versant de la chaîne montagneuse ne permettent pas de mettre en doute leur existence.

On doit citer d’une manière spéciale le bassin du Donetz, situé entre le Don et le Dniéper, près de l’angle nord de la mer d’Azof. L’étage moyen du calcaire

carbonifère y renferme un certain nombre de couches exploitables, occupant l’énorme surface de 28 468 kilomètres carrés, mais ne contenant qu’un charbon de médiocre qualité. Aux mines de Lissitcbia-Balka, la formation carbonifère, qui n’a pas moins de 270 mètres, présente plusieurs couches formant une épaisseur totale de houille de 9 mètres, ainsi que plusieurs bancs de calcaire à coquilles marines d’une hauteur de 15 mètres.

M. Leplay dit avoir trouvé 225 affleurements, avec plus de 120 mètres de charbon. En 1861, M. le professeur Helmersen a affirmé l’existence de près de 400 couches S et comme la présence de la formation houillère sous le terrain crétacé a été démontrée, il croit à l’existence probable de la houille dans les étages inférieurs, comme on en voit des exemples en Angleterre, dans le Northumberland et en Écosse.

Dans leur ouvrage traitant de leurs recherches sur les houilles de la Russie centrale, et publié en 1860, MM. Auerbach et Trautschold décrivent un bassin bien défini, situé dans les gouvernements de Tula et de Kaloga, et dont la superficie dépasse 35 644 kilomètres carrés.

D’après M. de Helmersen 2, les gîtes houillers de la Russie se divisent en quatre groupes :

1“ Groupe des gisements situés sur les versants de l’Oural ;

2» Groupe des gisements situés dans les gouvernements de Novogorod, Moscou, Toula et Riazan, où la houille occupe un large bassin elliptique dont Moscou est le centre ;

5“ Groupe de Samara, petite péninsule du Volga, près de Stavropol ;

4“ Gisements du gouvernement d’Ekaterinoslaw, où les couches carbonifères forment une chaîne de hauteurs appelée le Donetz.

Oural. — On trouve sur le versant occidental de l’Oural des gisements de houille dans les sédiments plus récents. Les couches plus anciennes sont de petites couches inexploitables de charbon anthraciteux qu’on a découvertes dans des roches dévoniennes de la mine de fer de Sikowsk. Dans les couches supérieures de cette formation, on trouve des accumulations en forme de nids, par exemple, sur les bords de la rivière de Terekla, dans l’Oural du Sud, non loin do l’usine de Bogoïavbnok.

Une beaucoup plus grande importance, relativement aux gisements de charbon, appartient aux couches du terrain carbonifère, qui forment une bande le long des monts Oural. La constitution de ces couches a été, dans ces derniers temps, beaucoup étudiée par les géologues, et l’on y a fait de nombreux travaux d’exploration dans le but d’y découvrir des gisements de combustible.

11 faut citer principalement les recherches faites par le gouvernement, sous la direction de M. Mœller, professeur à l’École des mines de Saint-Pétersbourg, dans les terres des usines d’Ilemok et d’Outkinsk (56 et 57“,5 de latitude N.), traversées par la rivière Tchoussva'ia, et aux frais de la Compagnie des mines et veines de l’Oural, dans le terrain de l’usine d’Alexandrowsk, qui se trouve beaucoup plus au N. (59»).

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