AUSTRALIE
A Sidney, en Australie, le terrain houiller présente un grand développement et exerce une iniluence considérable sur le rapide développement des colonies anglaises de cette région. Depuis l’époque (1845) où le comte de Strzelecki en a donné la description systématique, MM. Beete Jukes, Clarke, Selwyn et W. Keene ont fourni une série d’observations qui ne laissent aucun doute sur le caractère paléozoïque de l’étage inférieur de cette formation, dont les assises sont concordantes, bien que l’étage supérieur présente des anomalies rappelant bien mieux le terrain houiller de l’Inde qu’aucun autre de l’Europe.
La présence, au milieu de la houille, de plantes, telles que deux espèces de Glossopteris, de Cyclopteris angustifolia et de certains Sphenopteris et Phyllo-
COMBüSTrBLES MINÉRAUX. 343
theca permet d’établir un parallèle avec les fossiles appartenant à des formations plus récentes que la période carbonifère de l’Europe.
M. Keene, inspecteur du gouvernement, reconnaît, dans son rapport, l’existence de onze couches distinctes qui sont plus ou moins exploitées. Plusieurs ont une épaisseur de 1“,20 à 1“,80; mais la couche Walsend, entre Missouri et Newcastle, en a 2“,70, ainsi qu’une autre couche, située dans la mine Bare-hole, appartenant à la Compagnie agricole [Âgricullural Company s Bare-hole colliery). La même compagnie possède une couche plus importante encore qui affleure près de Shroud et qui n’a pas moins de 9 mètres, divisée par des lits de schiste et d’argile réfractaire.
Sur les bords de la rivière de Hunter, à une distance de plus de 24 kilomètres au-dessus de Newcastle, on rencontre plusieurs exploitations importantes et même à 4 kilomètres plus au nord, quand on arrive à la crique de Rix, près de Singleton, on peut voir des travaux ouverts dans une excellente couche. Enfin, à environ 96 kilomètres au sud de Sydney, à Bellambi et à Wollougoug, on embarque des charbons provenant des affleurements de couches dont l’épaisseur semble régulière.
Les houillères de l’Australie produisent des charbons divers, suivant les puits dont ils proviennent, tels que charbons de forge, charbons domestiques, charbons à gaz; elles fournissent également à la marine à vapeur une qualité qui est très appréciée. En outre, il est certaines couches de schistes bitumineux et de houille dite cannel-coal qui ont récemment attiré l’attention au point de vue du parti qu’on en pourrait tirer pour l’exploitation des huiles minérales.
La Nouvelle-Galles du Sud fait un commerce considérable avec l’étranger, et envoie depuis longtemps des charbons en Chine, dans l’Inde et même dans les ports de Calil'ornie.
Dans la Nouvelle-Galles du Sud*, le terrain houiller occupe une superficie de 25950 milles carrés et s’étend principalement le long de la côte, au nord et au sud de Sydney (fig. 92). Les premières mines qui ont été exploitées se trouvent à côté de Newcastle, et forment encore le principal centre houiller de la colonie. Le second centre est à Rosenfeld, Eskbank et Lithgow, communiquant avec Sydney par le chemin de fer de Sydney à Bathurst. De Newcastle les transports se font par mer et le port est fort bien outillé pour le transport et le chargement de la houille.
Dans cette partie nord, le bassin houiller a une direction de thalweg sud-ouest nord-est et une longueur de 2 à 3 milles connue. Les couches atteignent 1 7 pieds d’épaisseur, avec une très fiiible inclinaison et peu de failles. Diverses compagnies se sont formées pour l’exploitation des mines de houille, soit à Newcastle, soit dans le bassin occidental, où le travail est également facile. A la fin de 1876, la production avait été de 20 640 000 tonnes, représentant une valeur de 11 millions sterling.
Pendant l’année 1878, il est sorti des puits 1575 497 tonnes, représentant une valeur de 915 228; près de 5000 ouvriers ont été employés aux mines de houille. Le charbon est de très bonne qualité et dans la contrée on n’hésite pas à le placer sur le niveau de la meilleure houille du pays de Galles.
Les terrains houillers ont aussi une grande importance dans le Queensland, et par leur valeur d’exploitation, et par leur étendue. Les dépôts ont commencé