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Journet, V Australie, avec une carte géologique

pendant la période paléozoïque et se sont continues avec peu ou même sans interruption jusqu’au milieu de la période mésozoïque. En effet, tandis que les premières contiennent comme fossiles végétaux le Glossopteris avec un petit nombre de variétés d’autres fougères, telles que le Pecopteris, les couches plus récentes ne contiennent plus la fougère caractéristique du terrain paléozoïque qui est remplacée par une abondance de Pecopteris, Sphenopteris, Cyclopteris, Tœniopteris, Cijcadee et Equisetœ. En même temps, la qualité de la houille se modifie, et de friable et bitumineuse devient, dans les couches supérieures, dure et beaucoup plus pauvre en carbone: elle n’en renferme plus qu’une proportion de 47 à 54 pour 100 au lieu de 67 et 77.

Les dé[)ôts récents sont très importants dans le N.-E. du Oueensland, où ils occupent la plus grande partie des districts de West-Mureton et Darling-Dovras. Limités au nord-est par le terrain dévonien « d’Aguilar’s Range », un peu à l’ouest de Brisbane, ils s’étendent sur plus de 150 milles vers l’ouest, on peut presque dire sans interruption, la crête de la chaîne de partage (Dividing Range) n’étaut formée que par une éruption granitique dans la formation houillère.

La surface du terrain est caractérisée par un mélange de grès tendre et de houille compacte dont la décomposition a produit un bon sol.

Les parties supérieures de la formation paraissent résulter d’une accumulation de débris des terrains environnants à la suite d’inondations périodiques d’eau douce, les intervalles des périodes étant suffisants pour permettre la croissance de fougères dont les racines se retrouvent encore dans l’argile sous-jacente.

Les parties inférieures paraissent avoir subi des perturbations plus importantes, les couches sont beaucoup plus épaisses et résultent certainement d’une submersion ne ressemblant pas à des inondations annuelles, mais pourtant d’assez courte durée. Les courants d’eau paraissent avoir suivi une direction du nord au sud, car, tandis que le haut de la vallée de la Brisbane renferme de gros fragments de schistes du terrain dévonien du district Burnett, on ne trouve, eu allant vers le sud et l’ouest, que de l’argile et du terrain friable.

La houille se présente en lits nombreux dont l’épaisseur varie depuis quelques pouces jusqu’à dix pieds d’épaisseur : mais les formations, même les plus épaisses, sont toujours constituées par une série de couches de six pouces d’épaisseur, de qualité variable et souvent séparées par de minces bandes d’argile ou de schiste, avec traces de fougères et principalement de Pecopteris.

Le charbon, qui np présente pas lui-même de traces fossiles, est ordinairement dur et à cassures conchoïdales ; il ne produit pas de bon coke et donne à la distillation des hydrocarbures fluides, plus légers que l’eau. Les couches inférieures sont plus épaisses et moins nombreuses, la houille est friable, brûle bien et les hydrocarbures qu’elle donne à la distillation sont en petite quantité et goudronneuses.

Lorsque la proportion de cendre est faible, le charbon est tellement friable qu’il supporte difficilement le transport, ce qui fait que le consommateur préfère souvent les houilles un peu moins riches : en revanche il fait d’excellent coke. La proportion d’oxygène combiné varie de 1 à 5 pour 100.

Les dépôts anciens ou carbonifères diffèrent assez peu en aspect des précédents et la succession des plantes est continue. L’épaisseur de ces dépôts est plus grande et la qualité en est plus régulière.

Ce terrain est surtout répandu sur la côte, au nord de Maryborough, de la rivière Burrum à la rivière Burnett ; il est recouvert dans le sud par le terrain crétacé, et se termine à l’ouest et au nord au pied des montagnes formées par les roches dévoniennes qui s’étendent vers le nord depuis la source de la Mary, près de Gynpie, jusqu’à la rivière Kolan. On le retrouve à Miva-Creek, sur la rive gauche de la Mary, ainsi qu’à Tiaro ; il paraît se continuer vers le sud, le long de la côte. On en trouve des traces à la rivière Dawson et à Peakdovvns, près Clermont.

La masse principale est actuellement à la rivière Burrutp, à 16 milles de l’embouchure, et à 17 milles au nord-ouest de Maryborough.

Le chenal de la rivière est taillé à travers le grès supérieur, dans le terrain carbonifère, montrant des traces de houille sur une longueur de 5 milles.

La houille se présente en onze couches; la couche supérieure, exploitée par les mines de Beauford et Howard, sur la rive gauche de Burrum, est à 50 pieds de la surface et a 4 pieds d’épaisseur ; la houille est bonne et presque exempte de schiste.

L’exploitation a été commencée en 1866, mais les inondations ont arrêté le travail, qui n’a été repris que récemment. La mine Beauford est actuellement la seule qui travaillé.

A la rivière Bowen, une élude géologique a été faite en 1878 par ordre du gouvernement ; on rencontre, au-dessous des stratifications de grès, une houille dont l’âge n’a pas été exactement déterminé : c’est d’abord un dépôt très nettement d’eau douce, puis la formation devient marine. Elle repose sur un lit de porphyre et de basalte qui émerge aux monts Toussaint et Maudon et sous lequel se retrouve une nouvelle série carbonifère. Plus bas est un conglomérat de formation volcanique recouvrant les roches plutoniques et métamorphiques de Clarke Range.

C’est aux abords de la rivière Bowen que les couches apparaissent et qu’on en a étudié l’exploitation possible, mais jusqu’à ce jour les échantillons n’ont donné à l'analyse qu’une proportion do 58,6 pour 100 de carbone; c’est dire qu’ils sont pauvres et ne payeraient pas l’extraction si l’on ne devait penser que ce charbon, qui a été en contact avec des inhltrations ignées d’une grande dureté, de dolérite surtout, a été partiellement durci, et que la qualité sera bien supérieure dans les parties plus basses où il n’a pas été soumis à cette action métamorphique. Le géologue du gouvernement, à la suite de ses propres études et des observations faites par la « Bowen River Coal Association », propose l’ouverture de puits de 1000 à 1200 pieds de profondeur.

On a enfin trouvé des traces de bonne houille dans le district de Cooktown, à 25 milles de la côte environ, dans une formation appartenant à l’âge carbonifère qui couvre une grande surface.

On a trouvé du charbon dans le sud et dans l’est de la Tasmanie. Le gouvernement de Victoria fait de son côté tous ses efforts pour en découvrir, mais jusqu’à présent rien d’exploitable n’a apparu.

Yan Diémen. — On a donné le nom de tasmanite à un charbon très riche en gaz de la terre de Van Diémen, qui s’exporte jusqu’en Allemagne et qui présente à Tœil nu un aspect très analogue à celui du camiel-coal. Sa teneur en cendre est de 5 à 6 p. 100. On y observe, sur des lames minces, de petits grains de couleur

claire comme dans le boghead, et l’action des réaetifs oxydants permet également d’y reconnaître une grande quantité de spores, de filons tordus en spirales et de houppes d’algues, mais à filaments plus gros que ceux du cannel-coal et du boghead, et qui paraissent articulés. On distingue dans les cendres quelques aiguilles de fusain, formées de fibres ponctuées.

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