‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 2ème partieChapitre 93 sur 114 · II. PARANGONS · texte numérisé non relu

II. PARANGONS

Je vais terminer cette étude par l’histoire des principaux diamants connus : il n’y a pas'de sujet plus obscur ni plus difficile à débrouiller que celui-là; les divers auteurs qui en ont parlé sont souvent en désaccord sur leur lieu d’origine, leur poids, leur forme, leur histoire, et quelquefois même sur leur existence. J’ai essayé de réunir sur tous ces points les renseignements qui paraissent les plus véridiques, mais je n’ose espérer y avoir complètement réussi, tant la tâche était ardue. M. Streeter a publié récemment un livre très soigné qui leur est entièrement consacré : une assez grande partie des détails qui vont suivre lui a été empruntée.

■1. LE BR.YGAN7A

Le Braganza, appelé quelquefois le Boi de Portugal, serait le plus gros diamant connu s’il était authentique, mais rien n’est moins certain. C’est Mawe qui en a parlé avec le plus de détails dans son Voyage au Brésil. 11 dit qu’il aurait été trouvé au Brésil, dans la rivière Abaéthé, par trois individus condamnés pour crime, qui cherchaient fortune depuis six ans dans des régions alors presque inexplorées. Don Joào VI, roi de Portugal, leur accorda leur grâce.

Si cette assertion est vraie, la date exacte de la découverte doit être rapportée à 1797, ce qui est du reste l’opinion généralement admise; cependant Khige dit qu’il fut trouvé en 17A1 et Murray en 1764. Son poids est de 1680 carats suivantMawe, de 1 750 suivant Ferry; il appartient encore à la couronne de Portugal.

Il serait, dit-on, de couleur jaune foncé, gros comme un œuf de poule et concave d’un côté. On admet généralement que c’est tout simplement une topaze, et le soin jaloux avec lequel on le cache obstinément à tous les yeux, alors qu’il serait si facile de s’en convaincre, semble confirmer cette supposition.

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