Comptes rendus, t. LXXV, p
la première moitié par petites portions, en maintenant l’ébullition, le reste en une fois, après avoir retiré le feu. On agite bien et l’on transvase,: après addition d’eau bouillante, dans une éprouvette graduée à 100 centimètres: cubes. On lave avec de l’eau bouillante et l’on complète avec la même eau le volume de 100 centimètres cubes. Après avoir agité, on abandonne au repos. Quand la liqueur rose est éclaircie, par suite du dépôt de l’oxyde puce, on en prend oO centimètres cubes avec une pipette graduée et on les fait tomber dans un verre à pied. On ajoute immédiatement une dissolution de nitrate de protoxyde de mercure, contenue dans une burette de Gay-Lussac, que l’on fait tomber goutte à goutte, en remuant jusqu’à décoloration de la liqueur.
La dissolution de nitrate mercureux est préparée, par tâtonnement, de manière que 1 milligramme de manganèse exige pour sa décoloration lo à 20 divisions de la burette. On approche du degré de concentration convenable en dissolvant 0«^4D à 0,50 de nitrate de protoxyde de mercure dans 100 centimètres cubes d’eau. Cette liqueur, qui ne s’altère pas sensiblement, est titrée par 5 centimètres cubes de la liqueur type équivalent à 0s'',001 de manganèse. On n’a qu’à substituer à la dissolution de fer ces 5 centimètres cubes et à opérer comme précédemment. La quantité de manganèse est proportionnelle au nombre de divisions de la burette qu’il a fallu pour arriver à la décoloration.
La présence du fer n’a aucune influence défavorable sur le dosage. L’expérience suivante le démontre clairement, 5 centimètres cubes de liqueur titrée de manganèse, équivalent à Oif.OOl de métal, ont été traités par l’acide nitrique et l’oxyde puce, comme il est dit plus haut. La liqueur rose obtenue a été décolorée par 17 divisions de la burette; une même quantité de la liqueur de manganèse a été additionnée de 4 grammes de sulfate de fer pur et traitée de la même manière; il a fallu également 17 divisions de la solution de nitrate de mercure pour arriver à la décoloration.
Cette méthode ne permet de doser que de très minimes proportions de manganèse. En effet, s’il est démontré qu’on peut déterminer des quantités ne dépassant pas 0,005 de ce métal, il a été reconnu qu’au delà on n’obtient plus de résultats certains.
Les dosages suivants, effectués sur des liqueurs de composition connue, dans lesquelles, pour se placer dans les conditions d’une analyse de fer carburé, on avait ajouté 1 gramme de fer à l’état de sulfate, montrent dans quelles limites ce procédé empirique est applicable :
Solution de nilrate de mercure.
0,0005 de manganèse décoloré par. 8 divisions.
On voit que jusqu’à Oe'.OOô les quantités de dissolution réductrice sont
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sensiblement proportionnelles au manganèse : mais passé ces 0«%003, il n’en est pas de même, et plus on dépasse ce chiffre, plus les divergences sont grandes.