‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 146 sur 233 · DÉTERMINATION DE L’ÉQUIVALENT DE L’ANTIMOINE · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DE L’ÉQUIVALENT DE L’ANTIMOINE

Pour déterminer l’équivalent de l’antimoine, Berzelius traita un poids connu d’antimoine par l'acide azotique : en distillant l’excès d’acide et calcinant doucement le produit, il obtint de l’antimoniate d’oxyde d’antimoine de formule SbO*; de l’augmentation de poids éprouvée par le métal, il déduisit comme équivalent le nombre 129.

Schneider fit cette détermination en réduisant par l’hydrogène un sulfure d’antimoine naturel très pur, il ne tenait compte que du quartz que renfermait ce minerai ; mais comme, d’après Kessler, tous les échantillons du sulfure de la même origine contiennent toujours du carbonate de chaux ou de magnésie inclus et non visible à la loupe, le nombre 120,3 obtenu par Schneider est donc trop faible, car ces carbonates en augmentant la perte éprouvée par la réduction abaissent en conséquence la valeur de l’équivalent.

Rose donne aussi 120,3 comme résultat de ses déterminations.

Dumas, après avoir essayé de déterminer directement l’équivalent de l’antimoine, soit en réduisant l’oxyde ou le sulfure par l’hydrogène, soit en oxydant le métal par l’acide azotique, et après n’avoir obtenu que des résultats discordants par ces méthodes, s’est arrêté à l’analyse du chlorure d’antimoine. Le chlorure était fondu dans une atmosphère d’acide chlorhydrique, puis dissous dans l’eau acidulée par l’acide tartrique et la dissolution très étendue précipitée par l’azotate d’argent. Du poids de chlorure d’argent obtenu, Dumas a déduit pour l’équivalent de l’antimoine le nombre 122.

MM. Dexter et Kessler sont arrivés par la même méthode à un équivalent égal à 122,3.

Les déterminations ont été reprises en 1878 par Cooke.

L’analyse du chlorure d’antimoine lui a donné comme équivalent de l’anti-

ANTIMOINE

moine le nombre 122, tandis que celles des sulfure, bromure et iodure du même métal lui ont donné un équivalent = 120. La différence tient, d’après Cooke, à la difficulté d’obtenir le chlorure d’antimoine exempt d’oxychlorures.

D’après Kessler, ces expériences ne sont pas absolument décisives (voy. le mémoire de Kessler, Pogg., Ann., CXIII, p. 134).

Plus récemment encore (1883), on a cherché à déterminer l’équivalent de l’antimoine, en dosant le soufre contenu dans du sulfure d’antimoine bien pur.

L’estimation du soufre se fait en oxydant le sulfure par l’eau oxygénée (méthode de Classen) et en dosant l’acide sulfurique formé. Du poids de sulfate de baryte trouvé dans ses expériences, Bongartz a déduit comme équivalent de l’antimoine le nombre 120,2.

Nous admettrons 122 comme équivalent de l’antimoine.

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