‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 158 sur 233 · OXYDE D’ANTIMOINE · texte numérisé non relu

OXYDE D’ANTIMOINE

A l’air humide, l’antimoine se recouvre d’un léger enduit d’un sous oxyde; il paraît alors gris foncé.

Lorsqu’un barreau d’antimoine sert d’électrode positive à la décomposition de l’eau, il se recouvre d’une couche gris bleuâtre de sous-oxyde qui, après dessiccation, devient d’un gris noirâtre. Pour obtenir une plus grande quantité de ce composé, on place, dans de l’eau, de l’antimoine finement pulvérisé ; on y fait arriver le pôle positif d’une pile, par l’intermédiaire d’un fil de platine, on sépare de temps en temps, par décantation, les flocons gris bleuâtre du sousoxyde formé du restant de l’antimoine. Après dessiccation, ce composé est d’un gris noirâtre. Sous l’action d’un brunissoir d’acier il ne prend pas l’éclat métallique; traité par l’acide chlorhydrique, il se décompose en oxyde soluble et en métal qui se dépose (Berzelius).

Proust considère ce composé comme un mélange d’oxyde SbO 3 et de métal.

D’après Marchand, ce composé peut se préparer par l’électrolyse d’une solution d’émétique. Le sous-oxyde de formule Sb 3 0 4 vient au pôle positif. C’est une poudre noire prenant l’éclat métallique sous l’action du brunissoir.

Elle est décomposée par les acides, même par l’acide tartrique, en oxyde et antimoine métallique.

Bôttger n’a pu obtenir ce composé par la méthode de Marchand.

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