B : H. = UO
Le sel s’effleurit à 100 degrés et perd toute son eau de cristallisation; vers 300 degrés il se décompose, noircit et se transforme en un mélange de protoxyde d’uranium et de carbonate alcalin. En opérant au contact de l’air, il reste un mélange de carbonate et d’uranate de potasse.
2" Oxalate 2 [C 4 (U*0 , ) , 0^,3 [C*K*0 8 ],10II0=2 [C‘0°2(U*0 S )0],3[C*0 C 2KO], 10 HO. — Cette combinaison a été obtenue par Ebelmen en dissolvant l’oxalabe d’uranyle dans un excès d’oxalate de potasse, et laissant refroidir la liqueur. Ce sel double se sépare en presque totalité par refroidissement, il suffit' de le purifier par une cristallisation nouvelle.
Il se présente sous la forme de cristaux accolés, semblables à ceux de gypse, très petits, inaltérables à l’air ; ils sont très peu solubles dans l’eau froide et la solution faiblement colorée en jaune ne s’altère pas à la lumière solaire. Il perd son eau à 100 degrés et se décompose à température plus élevée.
Oxnlate douille d’uranyleet d’nmmonlaqiic [C 4 (U s 0 î ( ! 0 8 ,C 4 (AzH*) , 0 B ,6 HO = C*0 6 2(U s 0 2 )0,C*0 e 2(AzH 4 0),6H0].— L’oxalate d’ammoniaque dissout à chaud une forte proportion d’oxalate d’uranyle, et la liqueur convenablement
concentrée abandonne des cristaux jaunes, transparents, d’une remarquable netteté : ce sont des prismes droits rectangulaires (fig. 8) pour lesquels M. de la Provostaye a trouvé :
ANGLES
Mesurés. Calculés.
VALEUR DES AXES a: b: c = 0,6686 : 1 : 0,5941.
La chaleur le décompose avec perte d’eau, d’ammoniaque et d’acide caroonique.
§ 44. — SUCCINATES n’üRANYLE
Quand on ajoute du nitrate d’uranyle à une solution d’un succinate neutre, on obtient un précipité jaune pâle très peu soluble dans l’eau et dans l’alcool, insoluble dans l’acétate de soude et le succinate d’ammoniaque, mais qui se dissout dans l’acide acétique.
Succinate neutre (C 8 H 4 (U 2 0 S ) 2 0 8 ,2H0 = C 8 H 4 0«, 2 [(0»0*)0], 2 HO). - On le prépare en mélangeant 4 parties d’azotate d’uranyle el3 d’acide succinique, on évapore à sec et on reprend le résidu par un peu d’eau. On peut aussi mélanger des solutions d’azotate d’uranyle et de succinate de soude, et laver avec un peu d’eau les cristaux jaunes qui se déposent. Ce sel est peu soluble dans l’eau
froide; l’eau bouillante le décompose en lui enlevant de l’acide succmique. Sous l’action de la chaleur il perd son eau entre 230 et 240 degrés.
Succinate douille d’iirnnjTc et de potasse [C 8 tl 4 (U 8 0 8 ) 3 0 8 ) C 8 H 4 K 2 0 8 ,2 HO],
— L’uranate de potasse récemment précipité et bien lavé, se dissout à chaud dans une dissolution d’acide succinique, et l’évaporation de la liqueur dépose le sel double, qu’on peut encore obtenir en évaporant un mélange de nitrate d’uranyle avec un grand excès de succinate de potasse. Ce succinate double se présente sous la forme d’une poudre jaune clair, dense, qu’on purifie en la lavant avec de l’alcool chaud; il est presque insoluble dans l’eau froide et l’eau bouillante le décompose ; il perd son eau de cristallisation vers 220 degrés
Succinate double d’iirnnyle et «le sonde [C 8 H 4 (U'0 8 ) 8 0 8 ,C 8 Il 4 Na 8 0 8 ,2 HO],
— Il s’obtient comme le précédent auquel il ressemble sous tous les rapports.
I 45. — PYROTARTRATE D’URANYLE
L’hydrate de sesquioxyde d’uranium se dissout facilement dans une solution aqueuse d’acide pyrotartrique, et donne une liqueur jaune, qui par l’évaporation dépose une poudre jaune qui contient:
C t# H«(U , 0 8 ) 8 (^C 10 H’(U 8 0 8 )0 8 ,2 HO.
Ce sel, très soluble dans l’eau, est au contraire insoluble dans l’alcool.
§ 46. — LACTATE D’üRANYLE.
Il se dépose quand on évapore une solution d’hydrate de sesquioxyde d’uranium dans l’acide lactique, sous la forme de croûtes cristallines jaunes dont la composition est :
C 6 II 5 (ü'0*)0 8 = C 8 H 3 (U , 0 s )(H i 0 î )0 4 .
§ 47. — MALATE D’URANYLE
Sel jaune peu soluble dans l’eau, qui se produit quand on évapore une solution de sesquioxyde d’uranium dans l’acide malique.
§ 48. — TARTRATES D’URANYLE
Tartrnte neutre (C 8 H‘0 10 ,2 [(U 2 0 8 )0],6 HO = C 8 (U 2 0 8 ) s (H 3 0 8 ) 8 (0 4 ) 8 , 6 HO). — Péligot l’a obtenu en dissolvant à une douce chaleur de l’hydrate de sesquioxyde
d’uranium dans de l’acide tartrique ; il se forme ainsi une liqueur jaune qui, après concentration, abandonne par refroidissement un dépôt cristallin jaune de tartrate anhydre C 8 H*0 10 ,2 £(U*0*)]0.
L’eau mère froide qui a déposé ces cristaux, abandonne quand elle s’évapore spontanément à la température ordinaire, un sel hydraté qui renferme C 8 H*0'°,2 [(U*0*)0],6H0. Il perd son eau, soit dans le vide sec à la température ordinaire, soit quand on le maintient quelque temps à 150 degrés.
Le tartrate d’uranyle est soluble un peu dans l’eau froide, bien davantage dans l’eau bouillante, et il se dépose anhydre par le refroidissement de sa solution saturée à chaud. Un peu au-dessus de 200 degrés il se décompose, en donnant des produits empyreumatiques.
Tartrate double d’urarylc et de poInMc [C 8 II i O 10 (U ï O*)O,KO,2 HO =
O(U s 0*)K(H , 0 , )*(0‘) , ,2H0. — En dissolvant à l’ébullition de l’hydrate de sesquioxyde d’uranium dans de la crème de tartre, on obtient une liqueur jaune qui, même fortement concentrée, ne dépose pas de cristaux; l’alcool en précipite le sel double sous la forme d’une poudre jaune qui perd son eau à 200 degrés.
Tartrate double d'urnnylr et d’antimoine (émétique nranique). [C B H*
0‘°,Sb s 0 3 ,(U s 0 , )0,4 H0=C 8 (Sb , 0*)(U , 0*)(H*0*)*(0‘)»,4 HO]. — Lorsqu’on mélange deux dissolutions froides d’uranyle et d’émétique ordinaire, il se forme un précipité gélatineux jaune très clair qui se dissout dans l’eau bouillante. Le refroidissement rapide de la solution donne une gelée opaline qui, au bout de quelque temps, se transforme en une masse de cristaux soyeux et rayonnés ; si le refroidissement est lent, la cristallisation s’opère immédiatement contre les parois du vase.
On obtient une abondante cristallisation du même sel en mélangeant deux dissolutions étendues et chaudes contenant, l’une 3 parties d’émélique ordinaire, l’autre 1 partie d’azotate d’uranyle; l’oxyde d’uranyle remplace dans ce composé la potasse de l’émétique ordinaire C 8 H*O 10 ,KO,Sb a O 3 ,2HO.
L’émélique uranique est si peu soluble dans l’eau froide, que la liqueur qui est d’un beau jaune quand elle est chaude et le retient en dissolution, devient presque incolore une fois refroidie; il est donc facile de purifier le sel par des lavages à l’eau froide.
Exposés dans le vide sec à la température ordinaire, les cristaux perdent 3 équivalents d’eau et le dernier s’en va à 200 degrés. Chauffé plus fortement à l’abri du contact de l’air, cet émétique devient brun-chocolat, et laisse finalement un résidu noir formé par un mélange de charbon, d’antimoine réduit et de protoxyde d’uranium. Ce résidu une fois refroidi est pyrophorique, et brûle avec un éclat remarquable quand on le projette dans l’air.
§ 49. — CITRATE D’üRANYLE
L’uranate d’ammoniaque se dissout dans l’acide citrique, et la liqueur ne tarde pas à déposer un précipité jaune insoluble de citrate tribasique :
§ 50. — SULFOMÉTHYLATE D’üRANYLE
Péligot l’a préparé en décomposant le sulfate d’uranyle S0 3 (U*0*)0,3 HO par du sulfométhylate de baryte, et prenant ces deux sels dans les rapports indiqués par leurs équivalents. La liqueur claire, qui ne précipite ni par l’acide sulfurique, ni par un sel de baryte, est évaporée à froid dans le vide jusqu’à consistance sirupeuse, puis on l’abandonne dans une atmosphère sèche. Au bout de plusieurs mois, on observe la formation de cristaux très déliquescents qui, séparés de l’eau mère par compression entre des feuilles de papier buvard, puis séchés dans le vide, présentent la composition C ! H s [S 2 0 6 ,H0],(UH) , )0 des sulfométhylates neutres. Peu à peu les cristaux augmentent dans la liqueur, et finalement celle-ci finit par cristalliser tout entière.