DOSAGE PAR LIQUEURS TITRÉES
L’action de l’acide chlorhydrique, bouillant sur le trisulfure ou le pentasulfure d’antimoine, donne toujours 3 équiv. d’hydrogène sulfuré pour 1 équiv. d’antimoine. Si donc on détermine la quantité d’hydrogène sulfuré qui se dégage, on pourra en conclure celle de l’antimoine; c’est le principe de la méthode indiquée par Schneider.
Pour l’appliquer, on précipite l’antimoine à l’état de sulfure, on le recueille sur un filtre. On lave, puis on introduit le tout dans un petit ballon; on y verse de l’acide chlorhydrique et l’on fait bouillir. L’hydrogène sulfuré est recueilli dans un volume déterminé d’une dissolution d’arsénitede soude titrée, à laquelle on a ajouté un peu d’acide chlorhydrique.
Lorsque l’acide sulfhydrique cesse de se dégager, on enlève le tube, on verse la solution dans un vase gradué, et on l’amène au moyen des eaux de lavage de la cornue à occuper un volume déterminé. On filtre à travers un filtre sec, et on dose l’acide arsénieux restant dans la liqueur.
m ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
Après avoir ajouté à une solution d’iode, du bicarbonate de soude, on peut en conclure l’hydrogène sulfuré dégagé, et par conséquent le poids de l’antimoine. La grandeur du petit ballon doit être en rapport avec la quantité de sulfure.
Fig. 12.
Jusqu’à 0,4 de sulfure, on prend un ballon de 100 centimètres cubes; de 0,4 à 1,30 do sulfure, on prend un ballon de 200 centimètres cubes.
Le ballon doit être sphérique, le col assez étroit, long et cylindrique.
On dispose l’appareil comme le montre la figure 12.