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EFFETS DE LA CHALEUR SUR LES SPECTRES DES SELS D’URANIUM

Stokes a observé que dans le nitrate d’uranyle et le verre d’urane la fluorescence diminue considérablement par l’action de la chaleur, et qu’elle cesse d’avoir lieu à une température bien inférieure au rouge.

Il trouva aussi que dans la solution de nitrate la fluorescence cesse vers 100 legrés, et que du reste ces corps reprennent après refroidissement leurs propriétés primitives. MM. Morton et Bolton ont constaté que celle perte de fluorescence s’étend dans une certaine mesure à tous les composés d’uranium, solides ou dissous.

Ainsi la fluorescence du sulfate d’uranyle et d’ammoniaque, sensiblement diminuée à 60 degrés, est complètement détruite à 127. Avec l’acétate d’uranylc et de soude la fluorescence perd sensiblement de son éclat dès 50 degrés, et la bande la plus élevée a disparu; elle s’affaiblit à mesure que la température s’élève et atteint son minimum «à 110 degrés; en même temps les bandes de fluorescence se déplacent, marchant vers l’extrémité inférieure du spectre. On trouve pour la position des bandes fluorescentes de ce sel solide.

Bandes. 12 3 4 5 6

Les solations sont plus sensibles que les sels solides à l’action de la chaleur ; celle d’acétate d’uranyle et de soude, qui est éminemment fluorescente à froid, ne l’est plus sensiblement à 82 degrés.

D’une manière générale toute solution fluorescente d’un sel d’uranium perd une grande partie de cette propriété par une élévation de température qui n’atteint pas son point d’ébullition. Souvent on observe un effet curieux qui consiste dans un abaissement de quelques-unes ou même de la totalité' des bandes d’absorption, en même temps qu’une augmentation d’absorption dans les bandes situées vers l’extrémité supérieure du spectre; ces phénomènes s’observent avec l’oxalate et les sulfates doubles, mais surtout avec les carbonates doubles d’uranyle. Quelquefois (nitrate, acétate, acétates doubles) réchauffement de la solution donne un accroissement général d’absorption, mais sans déplacement appréciable des bandes. Le tableau suivant donnera une idée de la grandeur des déplacements :

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