‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 65 sur 233 · ÉTAIN ET SODIUM · texte numérisé non relu

ÉTAIN ET SODIUM

Un alliage formé de 98 parties d’étain pour 2 de sodium possède une certaine malléabilité, mais néanmoins il se brise sous les coups répétés du pilon ou du marteau.

S’il renferme de 95 à 92 d’étain pour 5 à 8 de sodium, il se laisse déjà facilement réduire en poudre, et bien mieux encore s’il contient 88 d’étain pour 12 de métal alcalin; on obtient dans ce dernier cas une matière cristallisée,et blanc d’argent au moment où l’on vient de la couler.

L’alliage à 86 centièmes d’étain s’obtient en fondant dans un creuset de terre ordinaire 6 parties d’élain, auquel on ajoute par petites portions 1 partie de sodium humecté d’huile de naphte,dont les produits de décomposition sous l’action de la chaleur empêchent l’accès de l’air. Quand le sodium est fondu, on agite avec une tige de fer, et l’on obtient par refroidissement un alliage cristallin, blanc d’argent, qui ne se ternit pas dans l’air sec. Il est facile à pulvériser et moins facilement oxydable que l’alliage correspondant du potassium ; on le conserve aisément en le recouvrant de sable quartzeux dans un flacon bouché.

L’alliage contenant 80 d’étain et 20 de sodium est formé d’une masse de cristaux fibreux d’un très beau blanc, il est très friable et se laisse pulvériser sans difficulté. Les alliages qui renferment i partie de sodium pour 3à4d’étain, éprouvent au moment où ils se solidifient une augmentation de volume assez considérable pour faire éclater le creuset dans lequel on les a préparés.

Enfin on obtient des alliages d’étain et de sodium en calcinant l’étain en vase clos avec du bitartrate de soude.

Les alliages d’étain et de sodium sont, comme ceux qui renferment du potassium, moins fusibles que l’étain ; ils s’oxydent à l’air humide, et sont employés dans les préparations des radicaux organo-métalliques contenant de l'étain (§ 159, 176, 208, etc.).

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