SÉPARATION DU COBALT, DU NICKEL, DU FER ET DU MANGANÈSE
1° Par l’acide oxalique. — On précipite la solution par le carbonate de soude en léger excès, le fer se précipite à l’état d’hydrate, les autres métaux à l’état de carbonates. On fait digérer le précipité après l’avoir lavé avec un excès d’acide oxalique dans lequel l’oxyde de fer se dissout,tandis que les sels de nickel et de cobalt demeurent insolubles. On les dissout dans l’ammoniaque étendu en agitant et en chauffant en vase clos. La solution ammoniacale filtrée, exposée à l’air pendant plusieurs jours ou même une semaine, laisse déposer un oxalate de nickel et d’ammoniaque, tandis que l’oxalate de cobalt reste en dissolution. On peut recommencer ce traitement pour purifier complètement le cobalt (Laugier).
Le manganèse se trouve également séparé par ce traitement, soit parce que l’oxalate de manganèse ne dissout pas dans l’ammoniaque, soit parce que le manganèse se précipite de sa solution ammoniacale exposée à l’air.
2° On ne précipite que le fer par le carbonate de soude et on traite la solution qui contient le nickel et le cobalt par l’acide oxalique (Stromeyer).
Quand ces métaux sont à l’état d’oxalates, on peut séparer de petites quantités de nickel au moyen de l’ammoniaque, qui dissout d’abord le sel de nickel (Quesneville).
3° Après la séparation du fer, on peut traiter la solution filtrée et étendue d’eau, contenant le nickel et le cobalt par le sel ammoniac, puis par la potasse et faire bouillir. L’hydrate, de nickel se sépare d’abord et,après la volatilisation du sel ammoniac, il reste de l’oxyde de cobalt (Phillips, Wittstein).
4° On traite la solution fortement acide par l’acétate de soude à l’ébullition, pour séparer l’oxyde de fer et on précipite le cobalt par l'hydrogène sulfuré (1). Ce traitement est avantageux pour les Erdkobalt (cobalt terreux, noir), parce que tout le manganèse reste en solution(Wackenroder).
On peut aussi séparer le manganèse à l’état de peroxyde en faisant bouillir la solution avec un excès d’ammoniaque (Otto).
(1) Si la précipitation du sulfure de cobalt n’a pas lieu immédiatement, on la détermine par une légère addition d’ammoniaque (J. M.).
En précipitant partiellement avec le chlorure de chaux, on précipite d’abord tout le manganèse, puis le cobalt et enfin le nickel (Otto).
5° On peut dissoudre la substance dans l’acide nitrique, ajouter un excès de chlorure d’ammonium salure d’ammoniaque et agiter en présence de l’air ou de l’oxygène, et faire bouillir avec un excès d’acide chlorhydrique qui détermine la précipitation de chlorure purpurréocobaltique pur (Claudet). Par l’addition d’ammoniaque, c’est l’arséniate d’oxyde de fer qui se précipite d’abord (de Witz).
6 ° On sépare aussi le nickel et le cobalt en solution nitrique, en évaporant la solution à siccité, puis en reprenant par l’eau de manière à faire une solution concentrée que l’on traite par le nitrite de potasse en présence de l’acide nitrique assez étendu. Le précipité se dépose au bout de vingt-quatre heures • il est lavé avec une solution de sulfate de potasse et porté à l’ébullition avec le carbonate de soude. Cette méthode réussit même en présence du fer du cuivre et de l’arsenic (de Witz).