‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 139 sur 258 · de Dillenburg (Nassau) (Heusler · texte numérisé non relu

de Dillenburg (Nassau) (Heusler

t80 encyclopédie chimique.

1« Procédé de Deville. - H. Sainte-Claire Deville, pour purifier le nickel commercial, le dissout dans l’acide nitrique, puis il évaporé la solution pour nue le fer se dépose en présence d’un excès de nickel. Il reprend le résidu par l’eau et soumet à l’action de l’hydrogène sulfuré la solution suffisamment étendue. Après avoir séparé par filtration les sulfures précipités, il concentre la solution et la traite par l’acide oxalique, tout en maintenant l’ébullition pour précipiter l’oxalate de nickel insoluble dans un excès d’acide oxalique. Il obtient ainsi de l’oxalate de nickel pur, qu’il enferme dans un double creuset de chaux et qu’il soumet à un feu assez violent pour fondre le nickel, provenant de la réduction, en un culot de nickel homogène. Le métal ainsi purifié ne contient plus que des traces de cuivre et de silicium (Deville).

2° Procédé de Schneider. — Le nickel commercial est dissous dans l’acide chlorhydrique aiguisé d’acide nitrique. Dans la dissolution étendue d’eau, le cuivre et l’arsenic sont précipités par l’hydrogène sulfuré, et la liqueur concentrée est débarassée de l’oxyde de fer par l’ammoniaque. Le nickel et le cobalt sont alors précipités à l’état de sulfures par le sulfure d’ammonium, redissous une première fois par l’eau régale, une secondé fois dans l’acide chlorhydriqne faible. Le cobalt est amené à l’état de peroxyde dans la liqueur au moyen d’un courant de chlore ; on le précipite par le carbonate de baryte. On filtre la solution et on sépare la baryle dissoute par l’acide sulfurique. On abandonne ensuite à la cristallisation. La dissolution aqueuse de ces cristaux, faiblement acidulée par l’acide chlorhydrique, est précipitée par une dissolution concentrée d’acide oxalique. L’oxalate de nickel, lavé à l’eau froide, est séché et réduit par l’hydrogène à une température suffisante pour produire l’agglomération superficielle du métal (Schneider). On peut le fondre dans un creuset de terre sous une couche de borax (Thompson).

3° Procédé de WinJcler. — On dissout le carbonate de nickel du commerce dans l’acide chlorhydrique, et on le traite plusieurs fois à chaud par l’hypochlorite de soude pour séparer le cobalt et le fer ; on précipite le cuivre et l’arsenic par l’hydrogène sulfuré, puis, après avoir chassé l’hydrogène sulfuré, on précipite le nickel par le carbonate de soude. Le carbonate de nickel est transformé en chlorure par l’acide chlorhydrique, ce sel est purifié par une sublimation dans un courant de chlore sec et réduit par l’hydrogène pur (Winkler).

4° Procédé de Terreil. — Le nickel du commerce est un alliage de nickel, de cuivre et de fer, dans lequel la proportion du nickel varie de 40 à 90 pour 100. M. Terreil purifie ce métal en le dissolvant dans sept ou huit fois son poids d’eau régale, et en ajoutant à la dissolution chaude des pointes de fer pour séparer le cuivre. Dans la liqueur séparée du cuivre, on peroxyde le fer au moyen d’un courant de chlore ou d’acide azotique, on fait ensuite passer le fer et le nickel à l’état de sulfate, en ajoutant de l’acide sulfurique à 60 degrés, dans le rapport de deux parties d’acide pour une partie de nickel employé, puis on évapore à sec pour chasser les acides chlorhydrique et azotique, et l’on reprend le résidu par l’eau, qui laisse souvent une partie du fer à l’état de sous-sulfate

insoluble. On précipite enfin le fer par le carbonate île baryte préparé par précipitation, en l’ajoutant peu à peu et en léger excès à la liqueur chauffée de 50 à 60 degrés. La précipitation est complète quand le carbonate de baryte ne détermine plus d’effervescence et ne se recouvre plus de peroxyde de fer. Du sulfate de nickel pur reste dans la liqueur: on le fait cristalliser par évaporation (Terreil).

Voir à l’article Métallurgie les procédés de préparation industrielle.

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