‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 150 sur 258 · SESQUIOXYDE ANHYDRE OU PEROXYDE DE NICKEL · texte numérisé non relu

SESQUIOXYDE ANHYDRE OU PEROXYDE DE NICKEL

La nicomélane possède la composition du sesquioxyde.

On le prépare :

1° En chauffant à une température inférieure au rouge et en ayant soin d’agiter constamment du nitrate de protoxyde de nickel finement pulvérisé (Berzélius, Vorster);

2° On peut aussi l’obtenir en chauffant à l’air à une température suffisante du carbonate de protoxyde (Proust).

Il se présente sous la forme d’une poudre noire dont le poids spécifique est 4,846 (Herapath).

Maintenu au rouge, il se transforme en protoxyde en dégageant de l’oxygène.

Il ne peut former de sels avec les acides, car quand on le dissout dans l’acide nitrique ou dans l’acide sulfurique, il dégage de l’oxygène, du chlore dans l’acide chlorhydrique. Dissous même dans l’eau ammoniacale, il se change eu protoxyde en faisant dégager de l’azote (Proust, Winkelblech).

Chauffé à une température convenable dans un courant d’hydrogène, il devient vert jaunâtre, puis jaune, ce qui indique sa transformation en protoxyde. Il en est ainsi dans le gaz ammoniac sec, quand la température n’est pas trop élevée, mais au rouge vif il laisse un résidu métallique (Vorster).

HYDRATE DE l'EROXYDE, NPO 3 , 2110.

Il a d’abord été observé par Fischer; on l’obtient au pôle positif dans l’électrolyse d’une solution alcaline de tarlrate de nickel. 11 forme ainsi un dépôt brun noir dont la densité est 2,744 et qui contient 54,8; 55,4; 56,4 pour 100 de nickel, alors que le calcul de la formule précédente exige 54,55 (Wernicke).

NICKEL

HYDRATE DE PEROXYDE Ni 2 0 3 , 3 HO.

At... Ni 2VI (OH) 6 .

Il se produit par l’action prolongée du chlore sur l’hydrate ou le carbonate de protoxyde maintenus en suspension dans l’eau (Proust, Lassaigne, Demarçay). Un tiers du nickel se dissout en passant à l’état de chlorure de nickel.

3Ni0 + 2Cl = Ni 2 0 3 + Niül 2 .

Avec l’eau de brôme, Balard a obtenu de la sorte ce composé et du bromure de nickel.

On peut aussi l’obtenir en chauffant l’hydrate ou le carbonate de protoxyde avec une solution aqueuse de chlorure de chaux, ou d’eau de Javel (Demarçay), soit même en chauffant un sel de nickel avec de l’acide acétique et de l’hypochlorite de soude. Dans ce cas, il forme un précipité bleu foncé presque noir.

D’après Bayley, la composition de l’oxyde, qui prend naissance sous l’influence des hypochlorites, devrait être représentée par la formule Ni 3 0 6 , et cet oxyde serait assez instable pour être décomposé en partie par un seul lavage à l’eau froide.

Il a déjà été dit, au sujet de l’hydrate de protoxyde, que sous l’influence de petites quantités d’acide sulfureux contenu dans l’air, ce corps se recouvre d’une couche noire de peroxyde qui disparaît sous J’influence d’une plus grande quantité d’acide sulfureux. Celte oxydation a été attribuée à la formation de l’ozone. Elle s’effectue, en effet, plus rapidement quand on agile le protoxyde en présence de l’air avec une solution alcaline de sulfite de soude, circonstance dans laquelle il se produit de l’ozone (C. Wicke).

C’est une substance noire, brillante, à cassure conchoïdale, qui paraît brun foncé sous l’eau, et qui au rouge se transforme en protoxyde.

Chauffé dans une atmosphère d’hydrogène, il commence à perdre de l’oxygène à 105 degrés, puis le dégagement gazeux cesse pendant quelque temps, pour recommencer à 360 degrés (W. Müller).

Maintenu entre 160 et 180 degrés dans de l’ammoniaque sec pendant quatorze jours, il a perdu 17,25 pour 100 d’eau 16,08 correspondent à 2 équivalents.

Il se dissout dans l’ammoniaque en provoquant un dégagement d’azote. Il se transforme en protoxyde de nickel quand ou le chauffe en tubes scellés à 150 degrés avec l’ammoniaque en dissolution aqueuse; la transformation est plus rapide avec de l’ammoniaque en solution alcoolique (Yorster).

Il passe à l’état d’hydrate'de protoxyde si on le traite, quand il est encore humide, par l’arséniate de soude, l’acide sulfureux en excès, ou le sulfite neutre de soude (Schultze).

Il se dissout dans les acides en dégageant une partie de son oxygène et en se transformant en sel de protoxyde. Il oxyde à froid l’acide oxalique en disso-

ENCYCLOP. CHIM. |g

lution aqueuse, en formant du gaz carbonique et de 1 oxalate de protoxyde de nickel vert (Winkelblech). On peut le faire bouillir avec la potasse ou la soude, sans le décomposer; mais quand on le fait bouillir avec de l’eau pure ou de l’eau très légèrement acidulée, il se décompose en donnant un dégagement tumultueux d’oxygène (Demarçay).

OXYDE, Ni 3 0*.

En chauffant vers 350440 degrés du chlorure de nickel dans un courant d’oxygène sec ou humide, on obtient un oxyde Ni 3 0*, correspondant à l’oxyde magnétique de fer. Quand l’oxygène employé est humide, il se dégage de l’acide chlorhydrique en même temps que du chlore.

C’est un produit gris, d’un aspect métallique, non magnétique. Il offre sous le microscope la forme caractéristique du spinelle. L’acide chlorhydrique le dissout en dégageant du chlore. Porté à une température élevée, il perd 6,6 pour 100 d’oxygène et laisse un résidu de protoxyde, qui ne se réoxyde pas à une température plus basse (Baubigny).

En traitant par l’oxyde de mercure une solution acide d’un sel de nickel on l’obtient sous la forme d’une poudre d’un beau vert .clair, non magnétique Chauffé à l’air, il se colore en jaune, et reprend par le refroidissement sa couleur primitive. L’acide chlorhydrique étendu ou concentré et l’acide nitrique le dissolvent à chaud en un liquide vert. L’acide sulfurique concentré de densité 1,84, donne lentement à chaud une solutionjaune, l’acide dilué (D = l,135) est presque sans action sur lui. L’acide perchlorique (D = 1,155), sans action à froid, fournit à chaud une dissolution verte. L’acide acétique, le chlorhydrate le sulfocyanate d’ammoniaque ne le dissolvent pas. La soude concentrée ne l’attaque pas même à chaud. La fusion avec le bisulfate de potasse fournit une masse brunâtre, qui devient d’un beau jaune par refroidissement et se dissout clans l’eau avec une coloration verte (Zimmermann).

OXYDE, Ni*0 7 .

Un composé de cette formule s’obtient dans l’action de l’hypochlorite de soude sur le sesquioxyde de nickel anhydre ou hydraté. Quand on traite ces substances par un excès d’hypochlorile, il se dégage de l’oxygène, et la chaleur qui se développe dans la réaction est suffisante pour décomposer l’oxyde supérieur formé, et régénérer le sesquioxyde, mais une nouvelle addition d’hypochlorite produit de nouveau l’oxyde supérieur, d’après l’équation :

2Ni s 0 3 + 2NaOCl = Ni*0 7 + 2NaCl + O

Il y a dégagement de chlore, quand l’alcali se trouve dans la liqueur en quantité suffisante (Wicke).

NICKEL

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