‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 24 sur 258 · MONOSULFURE DE COBALT ANHYDRE · texte numérisé non relu

MONOSULFURE DE COBALT ANHYDRE

CoS.

On le trouve à l’état naturel à Syepoor, dans l’Inde.

On l’obtient : 1° en portant au rouge, à l’abri de l’air, le sulfure du cobalt hydraté (Proust). En chauffant du sulfure de cobalt avec du soufre dans une atmosphère d’hydrogène, on obtient, suivant la tempéralure CoS 2 Co 4 S 3 ,CoS, et au rouge blanc Co s S (H. Rose);

COBALT

2° En chauffant l’oxyde cobalteux avec du soufre (Proust);

3° A l’état amorphe, en chauffant à 200 degrés du cobalt avec une dissolution d’acide sulfureux (Geitner);

4° En fondant le sulfate de colbalt avec du sulfure de baryum et un excès de sel marin; il se présente alors sous la forme de petits prismes à éclat métallique difficiles à séparer du sulfate et du sulfure de baryum. Il ressemble à la millérite ou sulfure de nickef naturel : il est facilement soluble dans les acides, mais lentement dans l’acide acétique. Il n’est pas magnétique (Hjortdahl).

La chaleur de formation Co-f- S est égale à 10 cal ,9 (Thomson).

Hydrate de monosulfure. — On précipite pour l’obtenir une solution d’acétate de protoxyde de cobalt, par l’hydrogène sulfuré ou tout autre sel soluble par le sulfure de potassium ; ou l’on décompose, par l’hydrogène sulfuré, l’hydrate ou le carbonate de protoxyde. C’est une poudre noire qui, sous l’influence de la chaleur, devient anhydre en perdant de l’eau et de l’acide sulfureux (?) (Proust)- Il s’oxyde dans l’air humide et se transforme simplement en sulfate. Il se dissout dans les acides minéraux avec dégagement d’acide sulfhydrique; il se dissout peu dans les acides étendus et froids, et presque pas dans l’acide acétique (Wackenroden).

Encore humide, il se dissout dans l’acide sulfureux (Berthier) et précipite à l’élat de sulfure métallique par le sulfate de cadmium, l’acétate de plomb, le chlorure de fer, le nitrate de nickel, le sulfate de cuivre et le nitrate d’argent (Anthon).

SESQUISULFURE ANHYDRE.

Co 3 S 3 .

1° On chauffe fortement du protoxyde ou du sesquioxyde de cobalt avec du soufre et de la potasse et on lave le produit à l’eau (Berzclius, Fellenberg).

2 3 On chauffe l’oxyde dans un courant d’hydrogène sulfuré au rouge naissant (Berzelius).

3° On fait passer un courant d’hydrogène sulfuré sur de l’oxysulfure de cobalt chauffé au rouge. 100 parties d’oxysulfure donnent 117 de sulfure (Arfvedson).

Le premier procédé le donne à l’état cristallin graphitoïJe; le deuxième, sous forme de masse vert foncé.

4° On l’obtient en lamelles hexagonales, en fondant le carbonate de cobalt avec du soufre et de la soude. Ces lamelles sont irrégulières, d’un gris d’acier et se dissolvent difficilement dans l’eau régale (Schneider).

La vapeur d’eau le décompose au rouge encore plus difficilement que le sulfure de nickel (Régnault). Chauffé dans un courant de chlore, il se décompose, donne du chlorure de soufre et du chlorure de cobalt (123 pour 100). L’action du chlore à froid est nulle.

Hydrate. — C’est le produit obtenu par l’action du sulfhydrate d’ammoniaque jaune sur une dissolution'ammoniacale de cobalt exposée à l’air, ou sur

les sels roséo ou purpuréocobaltiques. Il est assez soluble dans l’acide chlor. hydrique.

BISULFURE DE COBALT, CoS*.

On chauffe au rouge du protoxyde de cobalt séché dans un ballon de verre avec trois fois son poids de soufre, en ayant soin d’élever lentement la température au rouge naissant, et d’ajouter un peu de soufre si la masse n’est pas complètement noire.

On peut aussi faire passer un courant d’hydrogène sulfuré à la chaleur rouge sur de l’oxyde de cobalt et faire bouillir la masse verdâtre avec de l’acide chlorhydrique.

C’est une poudre noire terne, qui n’est attaquée ni par les alcalis, ni par les acides, à l’exception de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique. Dans l’air humide, elle se transforme en acide sulfurique et en sulfate de protoxyde de cobalt. Au rouge, elle perd du soufre et devient verte (Setterberg).

SULFURE Co 4 S 3 .

1° Proust l’a préparé en projetant du soufre sur du cobalt chauffé au rouge dans un ballon ; la réaction s’accomplit avec production de lumière. Ce chimiste avait pris ce composé pour le monosulfure, Hjortdahl en a donné la vraie formule.

2° Du sulfate de protoxyde de cobalt sec chauffé au rouge blanc perd la moitié de son poids et se transforme en sulfure Co 4 S 3 (Berthier).

3° On fait passer un courant d’hydrogène sulfuré sur l’oxyde de cobalt brun commercial porté au rouge.

Le premier procédé le donne en paillettes vertes, à éclat métallique, qui se dissolvent facilement dans les acides avec dégagement d hydrogène sulfuré ; le deuxième, en masses vertes magnétiques, à cassure grenue ; le troisième, en masses jaune de laiton, fondues, très magnétiques.

sulfure Co 3 S 4 .

A l’état naturel, c’est la linnéite. Il s’obtient : 1° en décomposant une solution de chlorure de cobalt pur par le polysulfure de potassium à la température de 160 degrés (Sénarmont) ;

2° En portant l’oxyde de cobalt au rouge, et en le soumetlant dans cet état à l’action de l’hydrogène sulfuré. Le sulfure produit se présente sous la forme de globules jaune de laiton, à éclat métallique, magnétiques (Hjortdahl).

COBALT

OXYSULFURE, CoO,CoS.

Quand on fait passer un courant d’oxygène sur du sulfate de protoxyde de cobalt, il se forme de l’acide sulfureux et de l’eau, et il reste une poudre vert foncé, très agglomérée. Ce composé brûle au rouge en donnant de l’acide sulfureux et de l’oxyde de cobalt. A froid, l’acide chlorhydrique s’empare de l’oxyde ; à chaud, il détermine un dégagement d’hydrogène sulfuré (Arfvedson).

SÉLÉNIURE DE COBALT, CoSe.

Le cobalt chauffé se combine avec production de lumière au sélénium et donne ainsi une masse verte, d’un éclat métallique, feuilletée et flexible, fusible au rouge (Berzelius). Fondue avec du borax, elle devient d’un jaune métallique et sa densité est 7,647. Quand on effectue la préparation dans une atmosphère d’hydrogène, il se dégage de l’hydrogène sélénié (Little).

On a trouvé au Hartz un séléniure natif de plomb et de cobalt. C’est la tilkérodite ou clausthalite cobaltique.

FLUORURE DE COBALT.

COFI+2HO.

Gay-Lussac et Thénard en dissolvant du carbonate de cobalt dans de l’acide fluorhydrique ont obtenu des cristaux roses qui ont la composition ci-dessus.

Ils se dissolvent dans la dissolution d’acide fluorhydrique sans décomposition ; ils se dissolvent également dans l’eau froide employée en quantité assez faible pour que la dissolution soit saturée ; mais dans une grande quantité d eau bouillante, il se décompose en donnant le composé suivant (Berzelius).

Fluorure 2 CoO, 2 CoFl J -f-HO. — C’est une poudre rouge qu’on obtient, comme il vient d’être dit, en faisant digérer la dissolution fluorhydrique avec un excès de carbonate de protoxyde de cobalt (Berzelius).

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