PHOSPHATE DE COBALT
2CoO.HO.Ph0 5 + 3 HO.
M. Debray l’a obtenu de deux manières : soit en mettant à digérer du carbonate de cobalt avec de l’acide phosphorique, et en faisant bouillir la solution acide, soit en décomposant à l’ébullition le phosphate acide de chaux par un sel de cobalt.
phosphate 2 CoO,HOPh0 5 -j-5Hü.
On précipite le chlorure de cobalt par un excès de pyrophosphate de soude, on prend la moitié du précipité pour la dissoudre dans aussi peu d’acide chlorhydrique que possible, et on ajoute l’autre moitié à la solution ainsi obtenue. Après quelque temps, le précipité floconneux couleur rouge lilas se transforme en cristaux feuilletés violet clair, groupés en forme de boule et très durs (Bœdeker).
orthopuosphate monobasique.
Il s’obtient, en même temps que l’orthophosphate tribasique, en chauffant le pyrophosphate de protoxyde de cobalt à la température de 280 degrés (voy. l’orthophosphate tribasique à 8 HO). Il est gommeux et se décompose par addition d’alcool (Revnoso).
pyrophosphate de protoxyde de cobalt.
En traitant un sel de cobalt par le pyrophosphate de soude, on obtient un précipité de pyrophosphate de cobalt. Ce précipité se redissout dans un excès de réactif (Stromeyer).
ARSÉNITES DE COBALT. arsénite bibasique.
2CoO.As0 3 .
On l’obtient en précipitant au moyen do l’arsénite de potasse un sel de cobalt dissous. A l’état de précipité, il est rouge rose; mais desséché, î| devient foncé et granuleux. Il se rencontre parfois, mais rarement dans l’érythrine (Proust). Sa composition correspond à celle de l’arsénite de potasse 2K0,As0 3 et doit être formulée 2Co0,As0 3 (A. Girard).
Chauffé dans un vase de verre, il donne de l’acide arsénieux et colore le verre
COBALT
en bleu. Traité par la potasse chaude, il se décompose en donnant du protoxyde de cobalt et une liqueur bleue, qui laisse déposer, quand on l’étend d’eau, le protoxyde qu’elle tient en dissolution. Il se dissout dans l’acide nitrique avec dégagement de vapeurs rutilantes, dans l’acide chlorhydrique avec une coloration rouge, et dans l’ammoniaque (Proust).
Ce sel ne se dissout dans la potasse ou la soude qu’à l’état naissant, quand on ajoute à la dissolution d’un sel de protoxyde de cobalt de l’arsénite de potasse en présence d’un excès d’alcali (Reynoso).
BIARSÉNITE DE COBALT.
3Co0.2 AsO 3 .
On ajoute à une solution de chlorure de cobalt, contenant un grand excès de sel ammoniac, de l’arsénite de potasse, tant qu’il se dégage de l’ammoniaque. Le précipité fraîchement obtenu est rouge rose pâle; sous l’inlluence de la chaleur, il devient plus dense et se fonce, il perd de l’eau et de l’acide arsénieux et laisse un résidu fondu, d’un beau bleu, qui se prend, par refroidissement, en une masse cristalline. La potasse, à l’ébullition, décompose ce sel en donnant de l’hydrate d’oxyde bleu ; l’acide chlorhydrique le décompose également et l’acide nitrique le dissout en le transformant en arséniate. A 100 degrés, il perd 103 pour 100 d’eau, ce qui correspond à 4 équivalents (A. Girard).