CHLORURE TRI AMMONIACAL OU CHLORURE AMMONIACOBALTIQUE
Éq... CoGI.3AzH 3 + HO.
At... UAzH 3 CoCl 3 + H*0.
1° Le précipité vert, que l’ammoniaque détermine dans une solution concentrée de chlorure de cobalt, se dissout à l’abri de l’air dans un excès d’ammoniaque en prenant une coloration rouge. La solution laisse déposer des octaèdres rose pâle qui s’accroissent considérablement dans l’espace de quelques jours. Il faut les laver à l’eau ammoniacale et les sécher rapidement dans le vide (Fremy).
2° Voici le procédé à peine différent employé par Fr. Rose pour obtenir ce composé. On verse une solution concentrée de chlorure de cobalt dans de l’ammoniaque très caustique ; il se forme un précipité cristallin qu’on dissout en chauffant. On filtre la solution et on l’abandonne pendant douze heures dans un vase bouché. On sépare les cristaux qui se sont déposés, en les tenant à l’abri de l’air, et on les lave à l’ammoniaque concentrée, puis à l’alcool absolu. Le nickel que le chlorure de cobalt pouvait contenir se retrouve dans ces cristaux.
Ils brunissent instantanément au contact de l’air, mais ils reprennent leur couleur par dessiccation.
Ces cristaux ne présentent que des facettes octaédriques ; ils sont rouge aurore, transparents; à l’air ils perdent rapidement leur transparence; sur l’acide sulfurique ils perdent de l’ammoniaque et deviennent bleu clair; portés à 120 degrés, ils donnent le composé CoClAzH 3 . Ils deviennent bleu foncé quand on les chauffe sous une couche de paraffine, et dégagent une grande quantité de gaz ammoniac ; si la température s’élève, ils reprennent la couleur rouge pour bleuir de nouveau quand une plus grande quantité d’ammoniac s’est dégagée.
Ils se dissolvent facilement dans l’ammoniaque étendue, mais difficilement dans l’ammoniaque concentrée, ils sont insolubles “dans l’alcool absolu.
L’eau les décompose en donnant un sel basique vert et de l’ammoniaque.
D’après M. Fremy, ils contiendraient 1 équivalent d’eau de cristallisation; d’après F. Rose, ils seraient anhydres.
CHLORURE MONOAMMONIACAL.
Éq... CoCI.AzH 3 .
At... 2AzH 3 .CoCl‘.
Le chlorure normal de cobalt et d’ammoniaque, CoCl, 3AzH 3 , maintenu pendant longtemps à la température de 120 degrés, perd 29,40 pour 100 de son poids; la perte correspondante à la formule serait 29,31 pour 100. Le résidu est bleu clair, il devient instantanément rose rouge daus l’air humide, ou dans
l’eau, dans laquelle il se sépare bientôt un hydrate d’oxychlorurè bleu clair A 130 degrés, il diminue lentement de poids (F. Rose).
CHLORURE BIÀMMONIACAL?
Éq... CoCl.2AzH 3 .
At... 4AzH 3 CoCl*.
Le chlorure de cobalt sec absorbe avidement et avec dégagement de chaleur le gaz ammoniac, et gagne ainsi 52,43 pour 100 de son poids. Il se produit dans cette opération une poudre très volumineuse blanc rosé, qui, chauffée au roug e dégage beaucoup d’ammoniaque et un peu de sel ammoniac, et laisse une masse bleue partiellement soluble dans l’eau. Elle donne avec l’eau un précipité vert et une solution rouge (H. Rose). Chauffé à l’air, ce composé fond en un liquide bleu qui, une fois la sublimation du chlorhydrate d’ammoniaque terminée est transformé en oxyde de cobalt brun; quand cette opération s’effectue dans le gaz ammoniac, elle laisse comme résidu du cobalt métallique (Vorster).
D’après Bersch, ce corps aurait pour formule CoCl,3AzIl 3 .