‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 98 sur 258 · S ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

S ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

Voici la préparation détaillée que F. Rose en a fait connaître :

Il se présente sous la forme de flocons verts qui prennent presque toujours naissance, quand on traite par le chlorhydrate d’ammoniaque les solutions ammoniacales oxydées qui ont déjà été précipitées par l’acide chlorhydrique. Pour avoir des rendements convenables, il faut éviter d’employer un excès de sel ammoniac, de laisser ces flocons en contact pendant plusieurs jours, avec un excès d’acide chlorhydrique ou de les chauffer en présence de cet acide. Il se décompose et la solution répand alors une faible odeur de chlore.

Ces flocons verts sont formés par un mélange de chlorure prasèo et purpuréocobaltique. On sépare ces chlorures en lavant d’abord le produit à l’alcool, puis en le desséchant et en le dissolvant dans deux fois son poids d’acide sulfurique concentré. La dissolution a lieu lentement avec dégagement d’acide chlorhydrique, et demeure même incomplète quand le produit est un peu considérable. On ajoute ensuite de l’acide chlorhydrique goutte à goutte, jusqu’à ce qu’il se produise un faible bouillonnement. Après une douzaine d’heures environ, il se dépose un précipité vert, tandis que le liquide surnageant est rouge foncé. On filtre sur un disque de pierre ponce, et on lave à l’acide sulfurique étendu jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de coloration violette ou bleue, mais une coloration rose pâle; on lave ensuite avec de l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique, puis avec de l'alcool absolu. On dissout enfin dans l’eau glacée, puis on précipite, aussi rapidement que possible, par un peu d’acide chlorhydrique. Il se forme ainsi des cristaux brillants dont la couleur est celle du vert de Schweinfurtb. Les plus grands cristaux, dont les dimensions peuvent atteindre 1 millimètre de longueur, se déposent d’abord; des grains opaques et verdâtres se séparent ensuite, puis des aiguilles transparentes et vert d’herbe restent dans l’eau mère. Elles deviennent mates et ventpoireau par lavage à l’eau acidulée.

Cette substance est faiblement dichroïque. Elle se dissout facilement dans l’eau avec une coloration verte. Sous l’influence de la chaleur, la coloration passe rapidement au violet, puis au rouge rose. L’acide chlorhydrique concentré la transforme principalement en chlorure purpuréocobaltique. On ne peut même pas éviter cette décomposition à froid ; à la température de zéro, on ne parvient à précipiter par l’acide chlorhydrique que les deux tiers environ de la substance en dissolution dans l’eau.

La solution aqueusq portée à l’ébullition perd de l’ammoniaque et laisse déposer de l’hydrate de sesquioxyde de cobalt. L’acide chlorhydrique étendu ne dissout que des traces de cette matière, l’acide concentré en dissout davantage, et sous l’influence des variations de température, il se forme dans la solution de plus forts cristaux presque toujours accompagnés de chlorure purpuréocobaltique. L’acide sulfurique est également un faible dissolvant, et la couleur rouge qui se forme semble annoncer la formation d’un sel purpuréocobaltique (F. Rose). Ce sel serait, d’après Vortmann, un sel d’octamine purpuréocobaltique.

L’acide concentré donne à froid une coloration violet foncé, d’où l’acide chlorhydrique précipite le sel primitif non modifié; à chaud, il noircit et détruit complètement la matière, surtout en présence de quelques gouttes d’eau. En

dissolvant dans l’ammoniaque (ou dans le sel ammoniac?) on n’obtient que du chlorure purpuréocobaltique.

Sous l’influence de la chaleur, ce sel sec se décompose en protochlorure de cobalt, ammoniaque, chlorhydrate d’ammoniaque et azote. Il perd 2 équivalents d’eau à 100 degrés (F. Rose).

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