‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 97 sur 258 · SULFITE DE SESQUIOXYDE DE COBALT TRI AMMONIACAL · texte numérisé non relu

SULFITE DE SESQUIOXYDE DE COBALT TRI AMMONIACAL

Éq... Co«0 3 .3S0*.3AzH 3 + H0.

At... Co 3 (S0 3 ) 3 .6AzH 3 + Aq.

1° On prend une dissolution aqueuse concentrée de chlorure purpuréocobaltique peu ammoniacal, e‘. on la traite à l’abri de l’air, par une dissolution de sul-

lîte d’ammoniaque de manière à la saturer à moitié. La liqueur ainsi préparée ne doit répandre ni l’odeur de l’ammoniaque, ni celle de l’acide sulfureux. Elle se colore d’abord en rouge, puis devient jaune foncé, et il se sépare bientôt des aiguilles jaunes de ce composé que l’on lave à l’eau (Künzel). .

V On obtient aussi souvent de semblables cristaux en faisant arriver un courant d’acide sulfureux à travers une solution ammoniacale étendue de chlorure purpuréocobaltique, la solution d’abord rouge passe au jaune (Künzel).

3° L’hydrate de sesquioxyde de cobalt fraîchement préparé se dissout rapidement, quand on le chauffe avec une solution concentrée et neutre de sulfite d’ammoniaque en prenant une coloration brune et en donnant un dégagement d’ammoniaque. Il se sépare alors de la solution une poudre jaune rougeâtre, qui se dissout dans l’eau, et il se dépose d’abord de cette solution de petits cristaux jaune foncé et une poudre jaune clair, et par la suite des cristaux bruns, qui se dissolvent dans l’eau bouillante et se déposent sous la forme d’une poussière cristalline brillante, qui n’est autre que le sel en question (Geulher).

Suivant la concentration et la température, il se présente en aiguilles microscopiques ou en aiguilles plus grandes très brillantes et dures.

Il est insoluble dans l’eau froide, et il se décompose par ébullition prolongée avec l’eau. Soumis à l’action de la chaleur, il dégage de l’ammoniaque et donne du sulfate de cobalt.

L’ammoniaque est sans action à froid, mais à l’ébullition il se décompose avec formation d’une solution jaune.

La soude précipite à chaud de l’oxyde noir de cobalt.

Geuther considère ce sel comme un sel double de sulfite lutéocobaltique et de sulfite de sesquioxyde de cobalt.

SELS A QUATRE ÉQUIVALENTS D’AMMONIAQUE, SELS DE FUSGOBALTIAQU E OU PRASÉOCOBALTIAQUE.

Une dissolution ammoniacale de cobalt exposée à l’air prend une coloration brune dont l’intensité varie avec la concentration de la liqueur. Cette coloration est dueà la production des sels de fuscobaltiaque. M. Fremy obtient encore cette série de corps en décomposant par l’eau des sels d’oxycobaltiaque.

Il est difficile de les obtenir'cristallisés et purs, on les précipite de leurs dissolutions au moyen de l’alcool, ou bien en faisant passer dans la liqueur un excès d’ammoniaque.

Ils entraînent dans leur précipitation des sels purpuréocobaltiques qui se forment toujours en même temps qu’eux.

Ils se décomposent lentement à l’ébullition, en dégageant de l’ammoniaque et en laissant un dépôt de sesquioxyde de cobalt hydraté.

Les alcalis opèrent cette décomposition avec plus de rapidité.

Ces sels se comportent de la manière suivante, vis-à-vis des principaux réac-

COBALT

Potasse et soude. — Pas de précipité. Sous l’influence de la chaleur, l’ammoniaque se dégage et la liqueur laisse déposer de l’hydrate de sesquioxyde de cobalt.

Acide sulfurique et azotique. — Le précipité d’abord jaune devient rose à l’ébullition et constitue un sel de roséocobaltiaque. Yortmann a montré que ce sel rose n’est pas un sel de roséocobaltiaque proprement dit, mais un sel d’octamine purpuréocobaltique.

Acide chlorhydrique. —Dégagement de chlore et formation de protochlorure de cobalt.

Chlorhydrate d'ammoniaque. — A l’ébullition, il se produit un dépôt cristallisé de chlorhydrate de roséocobaltiaque.

Ferrocyanure de potassium. — Précipité d’un jaune brun.

Phosphate de soude. — Précipité brun.

Iodure de potassium. — Pas de précipité.

Bichlorure de platine. — Précipité d’un jaune brun.

L’hydrate fuscobaltique, base de ces sels, n’a pas été isolé.

Le chlorure que Fr. Rose a décrit est le type des sels praséocoballiques, les composés deM. Fremy forment une série de sels basiques et fuscoballiques.

SELS PRASÉOCOBALTIQUES NORMAUX.

CHLORURE PRASÉOCOBALTIQUE NORMAL (F. ROSE) OU SESQUICHLORURE DE PRASÉOCOBALTIAQUE.

Éq... Co’CP.AAxH 3 + 2HO.

Al... Co*Gl 6 .8 AzH 3 -p 2 Aq.

Ce sel est, d’après Fr. Rose, le chlorure normal de la série. On l’obtient :

1° En soumettant, pendant quelques semaines, à l’action de l’ammoniaque de l’hydrate de sesquioxyde de cobalt fraîchement préparé, et en portant le produit à l’ébullition avec l’acide chlorhydrique (Gibbs et Genth);

2° En chauffant au bain-marie les eaux mères d’où le chlorure d’octamine s’est déposé (voy. ci-après). La couleur du liquide passe du rouge au bleu violet sous l’influence de la chaleur (Yortmann);

3° Il se dépose en petites aiguilles vertes, quand on traite par l’acide chlorhydrique une solution sulfurique de chlorure ou de carbonate d’octamine (Yortmann).

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