‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahier (volume 2)Chapitre 32 sur 85 · SULFURES DE BISMUTH · texte numérisé non relu

SULFURES DE BISMUTH

On ne connaît que deux sulfures de bismuth correspondant aux deux oxydes de ce métal. En voici la composition :

Sous-sulfure. Bi

Sulfure. Bi S®.

SOÜS-SÜLFURE DE BISMUTH : BiS®

Bi. 86,67

On peut obtenir le sous-sulfure de bismuth de deux manières, soit par voie sèche, soit par voie humide.

Préparation par voie sèche. — 1° On chauffe au rouge blanc dans les proportions convenables, un mélange de bismuth et de soufre, puis on fait refroidir rapidement le résultat de l’opération. On obtient une masse cristalline radiée dans laquelle on trouve assez souvent une agglomération de cristaux assez gros et assez nets (Mather).

2° On fait fondre des poids égaux de bismuth et de sulfure de bismuth Bi S®, puis on abandonne la masse à un refroidissement lent. Le sous-sulfure cristallise dans l’excès de métal qu’on peut décanter quand il est encore en fusion (Wertheim).

Préparation par voie humide. — On dissout dans la potasse caustique 8 grammes de tartrate de bismuth. On étend cette solution avec une quantité d’eau suffisante pour former 1500 centimètres cubes. On ajoute à cette liqueur une solution de 2 grammes de protochlorure d’étain dans la potasse caustique. Cette addition a pour but de réduire l’oxyde de bismuth BiO® en oxydule BiO^ On fait passer de l’hydrogène sulfuré à travers la liqueur brune. 11 ne se précipite que du sulfure de bismuth, le sulfure d’étain restant en solution dans la liqueur alcaline.

La poudre noire ainsi obtenue, après avoir été lavée à l’eau alcaline d’abord, puis à l’eau chaude, et séchée au bain-marie, paraît constituer un hydrate de sous-sulfure BiS* + 2HO (Schneider, Poggendorffs, Annalen, t. XCVll, p. 480).

Propriétés. — Le sous-sulfure de bismuth fondu est grisâtre, doué de l’éclat métallique, cristallisé en aiguilles quadratiques dont la densité est 7,3.

Chauffé dans un courant d’acide carbonique, il supporte une haute température sans abandonner de soufre.

Chauffé au rouge sombre dans un tube en verre vert tra\ crsé par un courant de vapeur d’eau, il ne se décompose pas sensiblement. Mais, au-dessus de cette température, il y a dégagement d’une faible quantité d’hydrogène sulfuré; après l’opération on aperçoit çà et là à la surface du sulfure, de petites gouttelettes très brillantes de métal fondu (V. Régnault, Annales de Chimie et de Physique (2), t. LXII, p. 327).

Le sulfure préparé par voie humide est terne, mais il prend l’éclat métallique par le frottement.

Traité par l’acide chlorhydrique, il donne de l’hydrogène sulfuré, du chlorure de bismuth et du bismuth métallique spongieux qui se dissout lui-même (Schneider Poggendorff’s, Annalen, t. XCVII, p. 480). La réaction peut être représentée par l’équation suivante :

3BiS2 -(- 6HC1 = 2 Bi Cl* -f- 6 HS -f- Bi.

SULFURE DE BISMUTH : BiS^

Bi. 81,25

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