‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahier (volume 2)Chapitre 35 sur 85 · CHLORURE DOUBLE DE BISMUTH ET DE SODIUM · texte numérisé non relu

CHLORURE DOUBLE DE BISMUTH ET DE SODIUM

M. Jacquelain a obtenu l’hydrate

BiCP, Na Cl +6 HO

en employant la méthode qui lui avait servi à préparer le chlorure double de bismuth et de potassium.Le sel formé cristallise en octaèdres dérivant du prisme orthorombique.

CHLORURES DOUBLES DE BISMUTH ET d’amMONIUM

1° En utilisant la méthode indiquée précédemment, M. Jacquelain a préparé le chlorure double anhydre

BiCl», 2AzH‘a

M. Dehérain, ainsi que nous l’avons déjà vu, a obtenu le même produit en traitant le chlorure ammoniacal Bi Cl®, 2 AzH® par l’acide chlorhydrique. L’hydrate

BiCl®, 2AzH‘Cl + 5H0

a été réalisé par M. Rammelsberg, en remplaçant dans la préparation du chlorure double de bismuth et de potassium le chlorure de potassium par celui d’ammonium ;

2“ Le chlorure double

2BiCH, Az'H*Gl

se forme lorsqu’on traite le chlorure ammoniacal 2Bi Cl®, AzH® par l’acide chlorhydrique (Dehérain).

iS ENCÏCLOPÉDIE CHIMIQUE

3° Dans des conditions analogues, on a le sel double BiCl>, SAzmCl

que M. Arppe a obtenu différemment sous forme de tables hexagonales, en faisant agir trois équivalents de sel ammoniac sur un équivalent de trichlorure de bismuth ;

4° Les eaux mères du chlorure 2BiCl’, 2AzII Cl-h 5HO renferment, suivant M. Rammelsberg, un autre sel correspondant à la formule

2BiCH, SAzH‘Cl,

ce corps cristallise dans le système hexagonal ; les cristaux sont ordinairement maclés suivant a'.

OXYCHLORURES DE BISMUTH

Le chlorure de bismuth paraît se combiner en diverses proportions avec l’oxyde de bismuth; voici les principaux composés obtenus et signalés :

1» Nous avons déjà vu que le trichlorure de bismuth chauffé au contact de l’air donnait une poudre blanche cristalline correspondant à la formule

Bi>C103 = Bi03, BiCl?

2» Nous avons vu également que le trichlorure de bismuth, en présence d’un excès d’eau froide, se décomposait en acide chlorhydrique et en un oxychlorure ayant pour formule :

Bi 02Cl = 2Bi03, BiCl».

Pour le préparer, on dirige un courant de vapeur d’eau dans le trichlorure maintenu en fusion, puis on évapore à siccité pour débarrasser le produit du chlorure acide auquel a donné naissance la décomposition de Teau.

Il est fixe, inaltérable au feu; chauffé au rouge, il passe au jaune, puis redevient blanc par refroidissement. Il est soluble à chaud et sans décomposition dans l’acide nitrique, puisqu’après l’évaporation on le retrouve tout entier avec ses caractères; l’acide chlorhydrique l’attaque et le convertit en chlorhydrate de chlorure qui, à son tour, après évaporation à siccité, laisse de l’oxychlorure en quantité moindre que celle employée. L’acide sulfurique le transforme à chaud en sulfate, et la potasse très concentrée en oxyde. Le chlore enfin, à une température du rouge sombre, en chasse l’oxygène, et l’oxychlorure se change en chlorure anhydre qui se volatilise sans résidu.

Cet oxychlorure est connu, dans l’industrie, sous le nom de blanc de perle, parce qu’il est employé pour la fabrication des perles artificielles de qualité inférieure (Jacquelain).

3“ On trouve à Cerro de Tazna, dans la mine de bismuth de Constancia, en Bolivie, un oxychlorure de bismuth connu sous le nom de Daubreite.

GODEFROY — BISMUTH

L’analyse réitérée des divers fragments de la partie la plus pure du minéral conduit à la formule

i Bi O’, Bi Cts.

C’est une masse terreuse, d’un blanc jaunâtre ou grisâtre, dans laquelle on trouve un grand nombre de lamelles cristallines d’un éclat nacré et opaque; il en résulte une texture fibreuse. Sa dureté ne dépasse pas 2 à 2,5, la densité est de 6,4 à 6,5.

Au chalumeau, ce minéral colore la flamme en bleu pâle. Si on en expose au feu un fragment mince et allongé, il fond à l’instant, à son extrémité, en produisant de la fumée, et la matière'fondue est noire et compacte.

Chauffée dans un tube fermé par un bout, la matière change d’abord de couleur et devient grisâtre en dégageant de l’eau, qui donne une réaction fort acide. Si l’on prolonge l’action du feu, mais pas assez pour fondre la matière, elle redevient jaune et il ne se produit pas de sublimé.

L’acide chlorhydrique à chaud dissout facilement le minéral, sans] effervescence ni résidu. La dissolution est d’un jaune plus ou moins intense, selon le degré de concentration ; si l’acide est en quantité suffisante, elle ne se trouble pas par l’addition d’eau (Domeyko, Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. LXXXII, p. 922).

4* Le trichlorure de bismuth, sublimé au contact de l’air, se transforme en un oxychlorure de la forme

Bi» et» 0‘ = 2 Bi O», Bi Cl».

Cet oxychlorure se produit également lorsqu’on fait agir l’acide nitreux sur le trichlorure de bismuth fondu.

C’est une poudre cristalline jaune rougeâtre inaltérable à l’air, insoluble dans l’eau. Chauffé, ilfond en une niasse pâteuse qui émet des vapeurs de trichlorure de bismuth (PattisonMuir, tournai. Chem, soc., 1877, t. II, p. 128).

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