PRÉSENCE DE L’ARSENIC DANS LE SOÜS-NITRATE DE BISMUTH
Le sous-nitrate de bismuth, préparé avec du métal imparfaitement purifié, contient souvent de l’arsenic en quantité suffisante pour rendre son emploi dangereux.
Lassaigne a eu à examiner un sous-nitrate de bismuth qui contenait 1/600 d’arsenic ou 0*%00S par 3 grammes.
1“ Pour constater la présence de l’arsenic dans le sous-nitrate de bismuth, on fait bouillir le produit soupçonné dans une solution de potasse caustique, on laisse refroidir, on filtre, on sature par l’acide sulfurique et on introduit le liquide dans l’appareil de Marsh fonctionnant à blanc depuis quelque temps.
Ou bien encore, on traite 2 à 3 grammes de sous-nitrate suspect par l’acide sulfurique pur, on évapore à siccité pour chasser l’excès d’acide employé, on reprend par l’eau distillée chaude, et la liqueur filtrée est introduite dans un appareil de Marsh fonctionnant à blanc (Journal de Pharmacie, (3), t. XX, p. 363).
2“ M. Glénard a proposé la méthode que voici pour constater facilement la présence de l’arsenic dans le sous-nitrate de bismuth : on chauffe 1 gramme de matière dans un tube à essai pour en chasser l’acide azotique ; on ajoute ensuite O*'',10 à Os',20 d’acétate de potasse et on chauffe de nouveau ; s’il y a de l’arsenic il se dégage de l’oxyde de cacodyle reconnaissable à son odeur alliacée fort désagréable (Journal de Pharmacie, (4), t. 1, p. 217).
3° Suivant le même auteur, on peut doser facilement l’arsenic de la façon suivante : on chauffe le sous-nitrate sans le fondre, pour le réduire en oxyde. On ajoute au sel calciné la moitié de son poids de chlorure de sodium fondu et on traite le tout par l’acide sulfurique pur, dans une petite cornue jointe à un tube en U servant de récipient, et dans lequel se condense le chlorure d’arsenic formé. Celui-ci, étendu d’eau, donne par l’hydrogène sulfuré un précipité d’orpiment que l’on doit recueillir, laver, sécher et peser.