ÉQUIVALENT DU PLOMB
Les premières recherches sur l’équivalent du plomb sont dues à Berzelius qui dès 1818 avait trouvé le nombre 103,56. Plus tard(A«w. de Pogg., t. XIX. p. 300) en réduisant l’oxyde de plomb dans l’hydrogène il est arrivé au nombre 103,58, moyenne d’un certain nombre de déterminations. Turner ( Ann.de chini. et de phys., t. XIII, p. 14) a indiqué le nombre 103,61, etLongehamp ( Ann.de chim. et de pliys., t. XXXIV, p. 103) est arrivé à 103,65, en opérant également la réduction de l’oxyde de plomb dans l’hydrogène.
Berzelius admet le nombre 103,5 qui est encore adopté aujourd’hui.
Marignae ( Arcli. des sciences phys. etnat., nouvelle période, t. I, p. 227, 1858), en déterminant le poids d’argent qu’il faut pour précipiter exactement le chlore contenu dans du chlorure de plomb recristallisé trois fois et chauffé à 200 degrés, a trouvé :
Chlorure de plomb, desséché à 200». 4,9975 4,9980 5 5
Argent. 3,8810 3,8835 3,8835 3,8860
Équivalent du plomb. 103,57 103,49 103,55 103,44
La moyenne de ces résultats est 103,52 et> en tenant compte des erreurs possibles, il est égal à 103,5, nombre qu’avait trouvé Berzelius.
Dumas (Ann. de chim. et de phys., [3], l. LV, p. 194) a déterminé à son tour l’équivalent du plomb en cherchant la quantité d’argent nécessaire à la précipitation complète du chlore contenu dans des poids déterminés de chlorure de plomb. Voici les résultats de ses expériences :
Le chlorure de plomb était obtenu en traitant de l’acétate neutre de plomb en beaux cristaux au moyen de l’acide chlorhydrique. Le chlorure obtenu était purifié par des dissolutions successives dans l’eau bouilante chargée d’acide chlorhydrique et par des cristallisations.
Le chlorure ainsi obtenu était séché soit dans le vide sec à 200 degrés (exp. I),
soit dans un courant d’acide chlorhydrique à 250 degrés (exp. II et III), soit à 300 degrés dans un courant de chlore sec (exp. IV et V).
Dumas a trouvé que :