HISTORIQUE
Le plomb est couru de toute antiquité et la plupart des procédés métallurgiques en emploi actuellement nous semblent venir des anciens. Pline, par exemple, désigne sous le nom de plumbum nigrum un métal qui par ses propriétés est certainement notre plomb actuel. Les Grecs et les Romains tiraient de l’Espagne et des Gaules une grande quantité de minerais de plomb et on retrouve actuellement en maints endroits les restes de leurs exploitations. La galène ou sulfure de plomb est en général argentifère. Les anciens connaissaient ce fait et ils traitaient surtout les minerais de plomb pour en retirer l’argent. Toutefois ils ne négligaient pas la préparation du plomb qui leur servait à différents usages, en particulier à la construction des tuyaux de fontaine soudés les uns aux autres, comme aujourd’hui, par un alliage de plomb et d’étain et que l’on retrouve encore dans les exploitations des eaux thermales anciennement connues. Pline parle aussi en des termes très nets de l’oxyde de plomb, de la litharge (scoria plumbi), du minium , de la céruse (cerusa ), de la falsification et des usages de ces dérivés du plomb.
Ce métal a été l’objet des études et des dissertations des alchimistes qui le désignèrent sous divers noms ( mercure des philosophes, etc.) et qui ont reconnu les principales propriétés de ce métal et de ses dérivés.
Cependant l’histoire du plomb et de ses dérivés n’a pris, comme celle des différents métaux, de la netteté et de la précision que depuis l’établissement des lois positives de la chimie.
ENCYCLOP. CHiM. |