CHLOROXYIODURE DE PLOMB NATUREL
Cette substance assez rare, se trouve à l’état naturel et est désignée sous le nom de Schwartzenbergite.
On obtient des combinaisons plus ou moins variables de composition, en précipitant un mélange de chlorure et d’iodure de potassium par un léger excès d’acétate de plomb. Ces précipités mis en suspension dans l’eau sont redissous dans le moins possible d’acide acétique et les liqueurs obtenues sont évaporées. Suivant les proportions employées et le mode d’opération, la proportion de chlore ou d’iode change, mais en tout cas on obtient des oxychloroiodures (Dietzell).
OXYIODURES DE PLOMB.
L’iodure de plomb forme avec l’oxyde de plomb différentes combinaisons dont les principales sont :
1° Oxyiodure de plomb, PbO,PbI.
Ce corps s’obtient quand on précipite l’iodure de potassium par de l’acétate de plomb en grand excès. Il faut laisser le mélange obtenu, en digestion avec l’eau, pendant quelque temps, et même le faire chauffer pour dissoudre l’iodure de plomb fourni en même temps. Le précipité obtenu en effet primitivement est coloré fortement en jaune. La couleur s’éclaircit et les eaux deviennent acides par suite de mise en liberté d’acide acétique.
Il se forme encore quand on met en digestion de l’iodure de plomb en présence d’acétate de plomb. Il se forme un corps peu soluble, dont le poids est environ les deux tiers de l’iodure employé.
Cet oxyiodure est presque insoluble dans l’eau, de couleur jaune très pâle. Il fond et, quand on le chauffe, il se produit un dégagement d’iode, tandis qu’il reste un verre de couleur ambrée, translucide, élastique, formé surtout d’oxyde de plomb et de très peu d’iodure. Ce corps attaque les creusets de terre.
Le chlore l’attaque avec production de chlorure de plomb. Les acides et même l’acide acétique lui enlèvent de l’oxyde de plomb et il reste de l’iodure
PLOMB ET SES COMPOSÉS
de plomb. L’iodure de potassium en solution aqueuse ne le transforme pas en iodure.
Gregory décrit une poudre de couleur jaune verdâtre qu’il considère comme de l’iodure, mais qui doit être cet oxyiodure.
— — (Brandes). (Dcnot). (Gregory).
Pb. 60,53 60,13 60,45 62,1
2° PbI,PbO,HO.
Kuhn (Ann. de pharm. [2], t. L, p. 281) considère le produit obtenu en précipitant l’iodure de potassium en excès par de l’acétate de plomb bibasique, comme ayant cette formule.
ah se. Calculé. Trouvé (Kuhn).
Pb. 58,98 59,19
Ce corps perd son eau à 100 degrés.
Ditte a obtenu le corps 2(PbI,PbO),HO en traitant une solution étendue d’iodure de potassium par le bioxyde de plomb. Il y a dégagemeut d’iode. A l’air ce corps donne le sel :
Pbl,BbO,PbO,C0 2 ,2HO,
qui se forme aussi au moyen du corps précédent et d’un peu de carbonate de potasse. Un excès de. carbonate de potasse donne le corps:
2(PbI,PbO),KO,3 CO 2 ,2 HO.
3° Pbl,2 PbO.
Denot considère le corps précédent comme ayant la composition indiquée. Kuhn considère qu’on obtient ce corps en faisant bouillir de l’oxyde de plomb précipité avec une solution d’iodure de plomb, jusqu’à ce que le liquide obtenu renferme du plomb libre.
Analyse. Calculé. Trouvé (Denot)
Pb. 68,47 67,3
4° Pbl,3 Pb0,2 HO.
Kuhn considère ce corps comme obtenu en traitant l’iodure de plomb en solution aqueuse bouillante par l’ammoniaque.
Analyse. Calculé. Trouvé (Kuhn).
5° Pbl,5 PbO.
Denot oblient ce corps en précipitant de l’acétate de plomb très basique (hexabasique?) par l’iodure de potassium. Langlois l’a obtenu en calcinant le periodate de plomb.
10DURE DE PLOMB ET CHLORURE D’AMMONIUM, 2 Pbl,3 AzH 4 C1 .
Ce sel a été obtenu par Yœlckel en ajoutant de l’acétate de plomb à une solution bouillante et concentrée d’un mélange d’iodure de potassium et de chlorhydrate d’ammoniaque. Il se forme encore par la dissolution de l’iodure de plomb dans le chlorhydrate d’ammoniaque. L’eau le décompose.
Analysa. Calculé. Trouvé (Vœlckel).
AzH 4 Cl.. 25,86 26,22
Pbl. 74,14 73,77
Poggiale signale la production du sel
2 AzH 4 Cl,PbI,H0
par l’évaporation des eaux mères obtenues dans la préparation du chloroiodure de plomb.